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| Bonjour à tous
! Au sommaire de ce numéro : • Editorial
• L'invité
: Dr.
Boureïma T. Diamitani, WAMP
• Dossier
: la rentrée 2008-2009
• Ils
nous ont rendu visite : le
Brésil à l'EPA
• In
memoriam
: Sékou
Kobani Kourouma
• Paroles
de sagesse
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Hello
to everyone! In this issue: • Editorial
• Our
Guest: Dr.
Boureïma T. Diamitani, WAMP
• Highlight: beginning
of the 2008-2009 academic year
• They
visited us: Brazil at
EPA
•
In
memoriam:
Sékou
Kobani Kourouma
• Words
of wisdom
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Editorial |
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Editorial |
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Alain
Godonou, Directeur de l'EPA
Chaque
saison, chaque jour nous amène son lot de
bonnes et de mauvaises nouvelles : écume des
jours diront certains… Mais plus que de l’écume
ce sont nos vies qui sont parfois marquées.
Nous dédions ce numéro à Sékou
Kobani Kourouma, notre collègue guinéen
qui nous a quittés la semaine où il s’apprêtait à nous
rejoindre à l’EPA pour une session d’enseignement
: Paix à son âme.
Les musées bougent et cela nous réjouit
; l’atelier que nous avons organisé récemment
au Kenya nous a permis de nous rendre compte de la
mutation du NMK (National Museums of Kenya), de la
dynamique de nouvelles initiatives telles Tara et le
Musée
communautaire abasuba pour la paix sur l’île
de Mfangano. En Afrique de l’Ouest, le Musée
national de Lagos, avec l’appui de la Fondation
Ford, entame un processus de revitalisation qui, conduit à terme,
devrait révolutionner non seulement ce musée,
mais le monde des musées en Afrique, tant cet établissement
est au cœur des enjeux fondamentaux du patrimoine
sur notre continent. A un niveau plus global, la Commission
de l‘Union Africaine vient d’organiser à Alger
la première Table ronde des Institutions culturelles
en Afrique, en prélude à sa 2ème
session de la Conférence des Ministres de la
Culture. De tout ceci, nous vous reparlerons
régulièrement dans nos prochains numéros.
Dans celui-ci nous laissons la parole à Boureïma
Diamitani, Directeur exécutif du WAMP, institution
qui a célébré récemment
25 ans de bons et loyaux services au profit des musées
africains.
Parmi toutes les activités qui ont marqué la
rentrée 2008-2009 de l’EPA, nous insistons
en particulier sur le 10ème cours régional
Africa 2009, sur les soutenances de mémoires
de la 2ème promotion des médiateurs dans
le cadre du partenariat académique EPA/Université d’Aix
en Provence Marseille 1 et sur l’atelier "Nouvelles
approches marketing pour les musées : expériences
africaines".
Un autre partenariat, en gestation avancée,
est celui qui va bientôt naître entre l’EPA
et les institutions brésiliennes à la
suite de la visite de l’importante délégation
bahianaise que nous avons récemment reçue.
De vastes chantiers en friches et en perspectives….
Bonne lecture.
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A
message from the Director of EPA
Every
season, every day bring their share of good and bad
news: Froth on the Daydream some will say. But more
than froth, it is our lives which are sometimes
smitten.
We
dedicate this issue of our Newsletter to Sékou
Kobani Kourouma, our Guinean colleague who passed
away
the week he was due to come and teach at EPA: may
he rest in peace.
Museums are evolving and this is a cause of joy.
The workshop which we organised recently in Kenya
enabled us to witness the transformation of the NMK
(National Museums of Kenya), the dynamism of new initiatives
such as TARA and the Abasuba Community Peace Museum
on Mfangano Island. In West Africa, the National
Museum of Lagos, with the support of the Ford Foundation,
is starting a revitalization process which should,
if it is brought to completion, change this museum
but also the whole museum world in Africa, the Lagos
museum being so much at the heart of fundamental
issues on cultural heritage in Africa. Within a more
global perspective, the African Union Commission has just
organised in Algiers the first round table for African
cultural institutions, as a prelude to the second session
of the conference of the African Ministers of culture.
We will inform you regularly about all this in future
newsletters.
In this issue our guest is Boureïma
Diamitani, Executive director of WAMP, which has recently
celebrated 25 years of faithful service to African museums.
Among the many activities which took place at the
beginning of the 2008-2009 academic year, we lay particular
emphasis on the 10th Africa 2009 regional
course,
the presentations of the dissertations for the 2nd
promotion of cultural mediators in the context of the
EPA/Université d’Aix en Provence Marseille
1 partnership, and on the workshop on "Improved
marketing of the museum: development of innovative
products".
Another partnership in the making is the one
between EPA and Brazilian institutions, which was initiated
after the recent visit of a major Brazilian delegation
from Bahia.
Enjoy
our Newsletter!
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L'invité |
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Our
Guest
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Boureïma
T. Diamitani, Directeur éxecutif du WAMP
Depuis
2001, Dr. Boureïma Tiékoroni Diamitani
est le Directeur exécutif
du Programme
des Musées de l'Afrique de l’Ouest (WAMP).
Diplômé de l'EAMAU (Ecole Africaine
des Métiers de l'Architecture et de l'Urbanisme)
en 1983, et de l'Université
d'Iowa aux Etats-Unis en 1999 (PHD en Histoire de
l'Art), il occupa tour à tour
les postes de directeur du Musée national
du Burkina Faso, et directeur du patrimoine.
Quels
sont les enjeux des musées et les défis
du WAMP en termes d’aide et de soutien aux
musées en Afrique de l’Ouest ?
En
ce qui concerne les enjeux des musées vous
savez que ce sont des institutions peu financées,
ce qui veut dire que pour les organisations comme
le WAMP c’est un grand défi à relever.
Ce sont des institutions qui ont besoin d’aide,
de soutien, non seulement au niveau institutionnel mais également
au niveau professionnel. Le WAMP essaye de mettre des
publications à disposition des musées,
d’accorder de petites subventions qui leur permettent
d’organiser un certain nombre d’activités,
notamment la collecte d’objets, l’organisation
d’expositions, la création d’activités
génératrices de revenus, la formation des
professionnels, et l’encouragement de rencontres
entre professionnels, car les professionnels manquent
d’occasion de rencontres dans leur pays.
Quels sont les projets et les actions du WAMP pour
les cinq prochaines années ?
Je
voudrais d’abord vous dire que nous avons commémoré en
2007, les 25 ans du WAMP, anniversaire qui nous a permis
d’évaluer l’institution WAMP. A sa
création, les musées étaient dans
une situation critique, leur situation a énormément évolué depuis.
Certaines organisations ont contribué et contribuent
encore à la formation, et AFRICOM a aussi contribué de
différentes manières. La situation des
musées a évolué au XXIe siècle.
Il est nécessaire que le WAMP évolue, qu’il
fasse le bilan de ces 25 années d’expérience.
Il faut également mettre en place une synergie
entre les autres institutions, développer des
programmes collaboratifs, tout en gardant la spécificité de
chacune. Il faut tenir compte des besoins des professionnels.
Il reste beaucoup à réaliser au profit
des professionnels et ce n’est jamais assez, le
WAMP est en attente d’évaluer ses programmes
pour repartir sur de nouvelles missions car ses anciennes
missions ont besoin d’être revues et corrigées
en prenant en compte le nouveau contexte de globalisation.
Quelles sont vos impressions après votre
participation à l’évaluation
du programme Africa 2009 ?
C’est
la deuxième fois que je participe à une
réunion d’évaluation du programme
Africa 2009 et le WAMP a toujours participé à ces
activités d’évaluation. C’est
très important de discuter avec les responsables,
les participants et les professionnels pour cerner les
priorités, les problèmes et de s’évaluer
pour voir sous quels angles réorienter les choses,
car l’apprentissage est un processus permanent.
J’ai constaté qu’il y a eu plusieurs évolutions
dans les activités du programme Africa 2009. Il
faut que ce programme aille au-delà de 2009
en essayant de trouver une formule, comme cela a été le
cas pour le programme PREMA à l’EPA, et
ces formules seront trouvées. C’est pareil
pour le WAMP qui est à l’étape programme
depuis 25 ans, il faut passer de cette étape pour évoluer
vers autre chose. Mais il est important de fusionner
les énergies entre les diverses institutions pour
réhabiliter le patrimoine culturel qui demeure
notre seule richesse en Afrique. Il faut essayer de l’évaluer,
de le protéger, d’en faire la promotion
pour que les populations puissent en vivre car les gens
qui viennent de l’extérieur avec les nouvelles
technologies profitent de ce patrimoine au détriment
des autochtones, des populations qui vivent dans la misère,
la pauvreté. Il faut passer du cap de la conservation à celle
de la valorisation pour faire vivre les populations.
Le fait de dire aux populations de préserver ne
peut plus les convaincre car elles vivent dans la pauvreté.
Il faut inventer des moyens, des stratégies pour
qu’ils puissent tout en préservant leur
patrimoine savoir que cela peut contribuer à leur
développement, à leur épanouissement.
Il faut travailler à la contribution du patrimoine
culturel au développement régional, national,
local, à la réduction de la pauvreté.
La culture est un atout très important dans la
lutte contre la pauvreté. Il faut mettre en place
des structures en faveur de la formation et de l’orientation
des artistes, des artisans afin qu’ils puissent
réaliser ces projets.
Comment se portent les relations entre l’EPA
et le WAMP et quelles sont les perspectives ?
Le
WAMP est l’oncle de l’EPA car le WAMP
a beaucoup contribué au départ aux différents
cours PREMA et en ma qualité de directeur du patrimoine
culturel du Burkina Faso de l’époque, j’ai
participé dans les années 1989-1990 à la
réflexion et la mise en place des programmes, à résoudre
les problèmes de formation. A l’époque
on s’était rendu compte que les petites
formations du WAMP ne comblaient pas les attentes et
qu’il fallait trouver une formule pour mieux former
les professionnels. C’est ainsi qu’en 1990
l’ICCROM et le WAMP ont commencé des formations
dans la sous région pour aboutir aux programmes
PREMA1, PREMA2 et aujourd’hui l’EPA, ce qui
est une très bonne chose. C’est dire que
l’EPA et le WAMP ont toujours été liés
et ont évolué ensemble et je souhaite que
cela continue. Il y a de la matière encore et
il faudrait renforcer cette relation et travailler sur
d’autres chantiers. Le WAMP met à disposition
des publications, des financements, aide les musées à entretenir
leurs expositions, organise les collectes d’objets,
met en place des réunions thématiques sur
des thèmes divers (statut juridique des musées,
protection des objets d’art en période de
conflits armés, musées et archéologie,
musées et communautés, etc.).
Enfin je voudrais remercier l’ICCROM, Africa 2009
et l’EPA pour avoir permis notre participation à cette
réunion d’évaluation. C’est
le signe de la continuation des relations entre nos deux
institutions.
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Boureïma
T. Diamitani,
Executive director of WAMP
Since
2001, Dr. Boureïma Tiékoroni Diamitani
has been the Executive director of the West
African Museums Programme (WAMP).
He graduated from EAMAU (Ecole Africaine des Métiers de l'Architecture
et de l'Urbanisme) in 1983, and from the University of Iowa in the United
States in 1999 (PhD in Art History). He was successively
Director of the National Museum of Burkina Faso, and
Director of cultural heritage.
What are the issues for museums
and the challenges for WAMP in terms of help
and support
to museums of West Africa?
As for the
issues for museums, you know that these institutions
get little financial support, which means that for organisations
like WAMP it is a great challenge. These institutions
need help and support, not only institutionally
but also professionally.
WAMP tries to make publications available to museums,
to give them small grants to help them organise
various activities,
in particular the collecting of artefacts, the organisation
of exhibitions, the creation of income-generating activities,
the training of professionals and the encouraging of
meetings between professionals, because our professionals
lack
opportunities to meet in their countries.
What are WAMP's projects and
activities for the next five years?
First
I would like to say that in 2007 we commemorated
WAMP’s 25th anniversary,
which gave us the opportunity for evaluating
our institution. When WAMP was created, museums
were
in a critical
state. Their situation has greatly improved
since then. Some organisations contributed and
still contribute to the training of professionals,
and AFRICOM also contributed in various ways.
The situation of museums evolved in the 21st century.
It is essential that WAMP evolves also, that
it
carries out an evaluation of these 25 years'
experience.
We should also set up a synergy between other
institutions, develop collaborative programmes,
while keeping the specificity of each. We must
take into account professionals' needs.
A lot still needs to be done for professionals
and
it is never enough. WAMP is waiting to evaluate
its programmes in order to move on to new missions,
because its former missions need to be revised
and corrected taking into account the new globalisation context.
What are your impressions after
your participation in the evaluation of the Africa
2009 programme?
This is the second time that I have
participated in an evaluation meeting of the Africa
2009 programme
and WAMP has always
participated in these evaluation activities. It is
very important to talk with the people in charge,
participants and professionals, in order to understand
priorities,
problems and to evaluate oneself so as to see from
what angle to reorientate things, because learning
is a permanent process. I noticed that there are
various developments in the activities of Africa 2009.
This programme
must continue beyond 2009, and for this to happen,
we need to find a way, as was found for the PREMA
programme
at EPA. This solution shall be found. It is the same
for WAMP which has been a programme for the past
25 years. We must evolve from being a programme to
something else.
But it is important to merge energies between these
various institutions to restore our cultural heritage,
which remains our only wealth in Africa. We should
try to evaluate it, protect it, and promote it so
that the people can live from it, because those who
come
from outside with their new technologies take advantage
of this heritage to the detriment of its owners,
those who live in misery or poverty.
We must go from conservation to promotion in order
to help people. Telling people to preserve
their heritage cannot convince them if they live
in poverty. We must invent means and strategies
to enable them to understand that while they preserve
their heritage, it can also contribute to their development
and wellbeing. We must enable the contribution of
cultural heritage to regional, national and local
development
and the reduction of poverty. Culture is a very important
asset in the fight against poverty. We should set
up institutions for the training and guidance of
artists and artisans, so that they can achieve these
projects.
What are the relationships between
EPA and WAMP and what are their perspectives?
WAMP
is EPA's uncle because WAMP contributed a lot at
the beginning in the various PREMA courses, and
when I was director of cultural heritage in Burkina
Faso I participated in 1989-1990 in the drawing up
and setting up of programmes, and in the solving
of training issues. At the time, we realised that WAMP's
small training sessions did not meet the expectations
and that a different solution had to be found to
better
train professionals. That is how in 1990, ICCROM
and WAMP initiated training courses in the sub-region
which
led to PREMA1, PREMA2 and nowadays EPA, which is
a very good thing. EPA and WAMP have always been linked
and I hope that it goes on. There are still things
to be done and we should reinforce this relationship
and work on other projects.
WAMP gives access to publications and financial support,
helps museums maintain their exhibitions, organises
collecting of artefacts, organises thematic meetings on
various
topics (legal status of museums, protection of collections
in periods of armed conflict, museums and archaeology,
museums and the community, etc.).
To finish, I would like to thank
ICCROM, Africa 2009 and EPA for having given us the
opportunity to participate in this evaluation meeting.
It is
the sign of the continuity of the relationship between
both our institutions.
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Dossier
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Highlight |
La rentrée 2008-2009
La
rentrée 2008-2009 a démarré sur
les chapeaux des roues à l'EPA. Le 10ème
cours régional Africa
2009, le dernier regroupement de la Licence professionnelle
en médiation et l'atelier Musées et
marketing au Kenya, sont les étapes
majeures de cette rentrée.
10ème
Cours régional AFRICA 2009 (1er septembre
au 21 novembre 2008)
L’EPA organise en partenariat avec le
Programme Africa 2009 et la Direction du patrimoine
culturel du Bénin le 10ème cours
régional sur la conservation et la gestion
du patrimoine culturel immobilier en Afrique Subsaharienne.
Lancé en 1998, le Programme
Africa 2009
a pour objectif principal l’amélioration
des capacités nationales en Afrique subsaharienne
pour la conservation et la gestion du patrimoine
culturel immobilier. Ce cours regroupe vingt
professionnels africains en charge de la gestion
des sites, des architectes, des archéologues,
des urbanistes et des spécialistes des sciences
sociales et naturelles. Ils sont venus de 17
pays d’Afrique : Bénin, Burkina Faso,
Burundi, Cameroun, Congo, République centrafricaine,
Côte
d’Ivoire,
Gabon, Guinée, Mali, Mauritanie,
Niger, République Démocratique du
Congo, Sénégal, Tchad, Togo et Union
des Comores.
Cette 10ème édition du cours Africa
2009 vise à créer à l’intention
des participants un creuset de réflexions
sur les problèmes les plus importants dans
le domaine de la planification et de la gestion
de la conservation du patrimoine culturel immobilier.
Le cours comporte deux parties :
- La politique et la pratique au niveau national
- La planification et la gestion des sites
La majeure partie du cours sera consacrée à la
planification et la gestion des sites avec un exercice
pratique sur le village lacustre des Aguégués.
Autant d’outils et de notions qui permettront
aux professionnels d’acquérir les
compétences nécessaires à la
conservation et la gestion du patrimoine culturel
immobilier en Afrique.
Ce
10ème cours est le dernier du Programme
Africa 2009 pour la zone francophone. Le Programme
a bénéficié du soutien financier
de l'Agence Suédoise de Coopération Internationale
au Développement – ASDI par le biais de
la Direction du Patrimoine de Suède, du Centre
du Patrimoine Mondial – CPM, des Ministères
des Affaires étrangères de Norvège,
Finlande, Italie et de l’ICCROM.
Licence CMPC : fin de parcours pour la deuxième
promotion des patrimoniteurs (décembre 2006-octobre
2008)
La
semaine du 06 octobre a été consacrée
aux examens finaux et à la soutenance
des mémoires de la 2ème promotion de la Licence "Conception
et mise en oeuvre de projets culturels", sous
la présidence de Gilles Suzanne, Maître
de conférence, responsable de ce diplôme à l’Université de
Provence, dans le cadre du partenariat EPA/Université de
Provence (Aix-Marseille 1).
Fin
de parcours donc pour cette promotion de 12 professionnels
(Bénin, Burkina Faso, Sénégal,
Cameroun, Congo) qui avait décidé, il y a deux
ans, de prendre le nom de Jean Charles Bérardi,
fondateur et premier responsable de ce diplôme,
décédé quelques semaines après
sa visite de travail à l’EPA.
Pour l’EPA, les participants acceptés à ce
cursus diplômant doivent se prévaloir
d’un projet professionnel, dans tous les sens
du terme : engagés dans la profession culturelle
et porteur d’un projet qu’ils développeront
tout au long de leur parcours. La formation, conçue
pour les gens en activité, se déroule
essentiellement à distance, mais avec des regroupements
périodiques pour certains cours, examens et
pour les soutenances des mémoires-projets. C’est
une formation axée sur la médiation culturelle,
c'est-à-dire sur l’organisation de la
rencontre entre les publics et l’œuvre,
selon le domaine.
Partie avec 14 prétendants, la promotion a fini à 12.
La mise en oeuvre des mémoires-projets sera
soutenue par le programme « Les
musées au service
du développement »-Msd, financé par la
Coopération
française.
Si le recrutement des deux promotions qui viennent
de se succéder s’est essentiellement
effectué dans la filière Patrimoine,
l’EPA envisage d’ouvrir le prochain recrutement à d’autres
filières, pour répondre à la demande
des acteurs culturels africains, et ce conformément
aux possibilités de la coopération engagée
avec l’Université de Provence (Aix-Marseille1).
Atelier Musées et marketing (22-26
septembre 2008)
Le
premier atelier technique anglophone dans le cadre
du programme Msd (Musées au service du développement)
a eu lieu à Nairobi
et Mfangano, Kenya, sur le thème "Nouvelles
approches marketing pour les musées : expériences
africaines".
18 participants se sont retrouvés dans les
locaux du National Museums of Kenya à Nairobi
pour la première journée, puis les
travaux se sont poursuivis dans les locaux du Abasuba
Community Peace Museum (Musée communautaire
abasuba pour la Paix), sur lîle de Mfangano,
sur le lac Victoria.
Les participants venant de 11 pays différents
(Afrique du Sud, Botswana, Gabon, Ghana, Kenya, Mozambique,
Niger, Ouganda, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe) ont découvert à travers
une douzaine de communications les expériences
de leurs collègues en matière de programmes éducatifs
et de marketing. En se basant sur les expériences
et concepts abordés lors des communications,
des travaux pratiques de groupes appliqués
au musée communautaire abasuba ont complété l’atelier
: il s’agissait de proposer et développer
quatre programmes éducatifs pour ce tout jeune
musée, qui accueillait pour la première
fois des visiteurs dans ses locaux tout juste achevés.
Une excursion à un site d’art rupestre
faisant partie du circuit de visite du musée
a permis aux participants d’évaluer
et d’apporter des critiques et suggestions
pour améliorer le parcours.
L’atelier a été considéré comme
un succès par la majorité des participants,
comme en témoignent ces quelques commentaires
:
« L’atelier
m’a permis de voir que les musées africains
sont confrontés aux mêmes défis,
et il m’a permis de connaître une variété d’expériences
de divers musées qui peuvent être utilisées,
que ce soit dans le domaine du fundraising, du marketing,
que de l’implication du public. Notre musée
est un peu en retard, je dois donc utiliser ces expériences
si notre musée doit être un musée
du 21ème siècle. » Candia
Leone,
Conservateur Histoire naturelle,
Musée de l'Ouganda
«
Les séances de travaux pratiques ont permis
de développer quatre programmes pour le musée
abasuba. Nous leur avons laissé des devoirs à faire
et à mettre en œuvre. Mais cela nous sera
aussi très utile car nous pourrons ainsi développer
des programmes de médiation aussi. Cet atelier
a aussi été une occasion de prendre contact
avec d’autres professionnels : nous sommes en
train de monter un nouveau musée, et nous n’avons
pas de références, alors nous avons besoin
de partager avec d’autres, même s’ils
ne sont pas spécialisés dans la pêche.
C’est important de partager afin d’aller
de l’avant et de ne pas rester coincés. » Càssimo
Marojo, Directeur, Musées de la Pêche,
Mozambique.
«
L’atelier nous a donné l’opportunité d’échanger
et d’apprendre des autres. Ca a été également
une occasion pour établir des points de référence
car c’est seulement en interagissant avec les
autres que l’on peut savoir si on est en train
de progresser. Aussi, d'habitude nous pensons à nous
lorsque nous développons une activité,
or là nous avons appris à partir des
désirs de nos publics [….] Nakiso Kubanji,
Conservateur en chef, Médiation, Botswana National
Museum.
Remerciements spéciaux à Lorna Abungu de Okello Abungu
Heritage Consultants, Terry Little de TARA, Mubiana Luhila
du CHDA, et aux équipes du NMK et du Abasuba Peace Museum.
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The beginning of the 2008-2009 academic year
The
2008-2009 academic year started with great impetus.
The 10th Africa 2009 regional course, the last grouping
for the professional BA in public programmes and
the workshop on Innovative museum marketing
in Kenya are the highlights of the new academic year.
10th
AFRICA 2009 Regional Course (September 1st-November
21st 2008)
EPA is organising in collaboration with the
Africa 2009 Programme and the Cultural Heritage
Directorate of Benin, the 10th Regional Course
on the conservation and management of immovable
cultural
heritage in sub-Saharan Africa. Launched in 1998,
the main objective of the Africa
2009 Programme is to improve national competencies
in sub-Saharan Africa in the conservation and
management of immovable cultural heritage.
This course brings together twenty African professionals
in charge of the management of sites, architects,
archaeologists, urban planners and specialists
in the natural and social sciences. They come from
17 African countries: Benin, Burkina
Faso, Burundi, Cameroon, Congo, Central African
Republic, Côte d’Ivoire, Gabon,
Guinea, Mali, Mauritania, Niger,
Democratic Republic of Congo,
Senegal,
Chad, Togo and Comoros.
This 10th issue of the course aims at creating
for participants a melting pot of reflections on
the most important problems that exist in the area
of planning and management of the conservation
of immovable cultural heritage.
The course is divided into two parts:
- national policies and practices
- planning and management of sites.
The main part of the course will be dedicated
to planning and management of sites with a practical
exercise on the lakeside village of Aguégués.
This will provide tools and notions which will
enable professionals to gain the necessary competencies
for the conservation and management of immovable
cultural heritage in Africa.
This 10th course is the last which the Africa
2009 Programme will give for the Francophone countries.
The programme
is supported by the Swedish International Development Agency - SIDA, through
the Cultural Heritage Directorate of Sweden, the
World
Heritage Centre - WHC, the Norwegian, Finnish and
Italian Ministries of Foreign Affairs and ICCROM.
CMPC
BA: end of the journey for the second promotion
of public programmes officers (December 2006-October
2008)
The week of October 6 was dedicated to final exams
and the presentation of dissertations of the second
promotion of the BA on "Drawing up and implementation
of public programmes", under the presidency
of Gilles Suzanne,
senior lecturer and in charge of this degree at
the University of Provence, in the context of the
EPA/University de Provence (Aix-Marseille 1) partnership.
The end of their journey therefore for these 12
professionals from Benin, Burkina Faso, Senegal,
Cameroon and
Congo, named two years ago after Jean Charles
Bérardi, founder and first person in charge
of this degree, who passed away a few weeks after
his visit to EPA.
Participants selected for this course
must have a professional project, in all the senses
of the word: they must be dedicated professionals
in the area of culture and must develop a project
during the duration of the course. The course is
designed for people who are working, and is
mainly a distance learning course, but with periodic
groupings for some courses, exams and for the
presentation of dissertations/projects. The course
focuses on
outreach programmes, that is to say the organisation
of encounters between the public and artefacts,
depending on the area.
Fourteen people applied, twelve
finished the course. The implementation of the
dissertations/project will be supported by the
"Museums in the service of development" programme,
financed by the French Ministry of
Foreign Affairs.
While the participants of the last two
issues of this course were mainly selected from
the Heritage sector, EPA is thinking of opening
the next selections to other sectors, to meet
the needs of African cultural stakeholders, depending
on what is possible within the collaborative agreement
between EPA and the University of Provence
(Aix-Marseille 1).
Workshop on Innovative museum marketing (22-26
September 2008)
The first Anglophone
technical workshop in the framework of the "Museums
in the Service of Development" programme took
place in Nairobi and Mfangano, Kenya, on the theme: "Improved
marketing of the museum: development of innovative
products".
Eighteen
participants assembled at the National
Museums of Kenya in Nairobi for the first day, then
the workshop continued at the Abasuba
Community Peace Museum on Mfangano Island, in
lake Victoria.
The participants, who came from 11 countries (Botswana,
Gabon, Ghana, Kenya, Mozambique, Niger, South Africa,
Tanzania, Uganda, Zambia, Zimbabwe), discovered
through a dozen presentations, their colleagues'
experiences in the area of public programmes and
marketing. On the basis of experiences and concepts
presented during the talks, practical group work
applied to the Abasuba community museum complemented
the workshop. The work consisted in suggesting and
drawing up four public programmes for this new museum,
which
was hosting visitors for the first time in its recently
completed building.
A trip to a rock art site which
is part of the museum's circuit enabled participants
to evaluate, criticize and suggest improvements to
the circuit.
The workshop was considered a success by most participants,
as is shown in the few following remarks:
"
I was able to see that African museums face similar
challenges. I discovered a variety of experiences
from various museums that can be used, from the point
of view of fundraising, marketing and involvement
of the community. Our museum is a little behind;
I must
use these experiences if it has to be a museum of
the 21st century." Candia Leone, Curator,
Natural History, Uganda Museum
"The
practical group work enabled us to develop four programmes
for the Abasuba community museum. We left
them with 'homework' to do and to implement. But
it will also be very useful to us. We will
be able to develop practical programmes through this.
Also, the importance and the value of the workshop
was in making contacts: we are starting a new type
of museum and we don't have reference points, so
we need to share with others, even if they don't
specialise
in fishing. It is important to share in order to
advance instead of being stuck." Càssimo Marojo,
Manager, Fisheries Museum, Mozambique.
"The
workshop was an opportunity to interact with others
and learn from them. It was also an opportunity
for benchmarking. It is only when interacting that
you can know if you are making progress. Also, usually
we think of ourselves when developing an activity,
but here we learnt to go from our audiences' needs
[...]". Nakiso
Kubanji, Senior Curator, Education,
Botswana National Museum.
Special thanks to
Lorna Abungu from Okello Abungu Heritage Consultants, Terry Little from TARA,
Mubiana Luhila from CHDA, and to the NMK and Abasuba Community Peace Museum teams.
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Ils
nous ont rendu visite
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They
visited us
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Le Brésil à l'EPA
En
visite officielle au Bénin, la délégation
du Brésil conduite par M. Juca Ferreira, Ministre
fédéral de la culture, a visité l'EPA
le 10 septembre 2008. S.E. Isidore Monsi, Ambassadeur
du Bénin auprès du Brésil a
accompagné la délégation à l’EPA,
où avait été apprêtée
une exposition circonstancielle sur le patrimoine
afro-brésilien dans le Golfe du Bénin.
Au cours de cette visite, la délégation
brésilienne a été frappée
par le travail et le rayonnement de l’EPA.
Des discussions ont commencé sur les possibilités
de coopération et de mise en place de programmes
communs entre l’EPA et les institutions brésiliennes
de l’Etat fédéral de Bahia.
Au nom de la Délégation, le Ministre
Ferreira a laissé ses impressions dans le
Livre d’or de l’EPA : « L’importance
d’une école pour la protection du patrimoine
culturel africain et pour la diversité du
continent est énorme ! Nous devons comprendre
que cette expérience est également
importante pour nous, latino-afro-américains,
étant donné que nous vivons des problèmes
et menaces similaires. Bonne chance ! »
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Brazil
at EPA
During
an official visit to Benin, the Brazilian delegation
led by Federal Minister for Culture, Mr Juca Ferreira,
visited EPA on September 10th 2008. H.E. Isidore
Monsi, Ambassador of Benin to Brazil accompanied
the delegation to EPA, where a temporary exhibition
on the Afro-Brazilian heritage in the Bight of Benin
had
been
put on. During the visit, the
delegation was struck by the work and the influence
of EPA. Discussions started on collaborative issues
and the setting up of common programmes between EPA
and Brazilian institutions of the Federal State of
Bahia.
In the name of the delegation, Mr Ferreira wrote
his impressions in EPA's guestbook: "The importance
of a school for the protection of African cultural heritage
and for the diversity of the continent is enormous! We
must understand that this experience is equally important
for us, Latin-African-Americans, because we face similar
problems and threats. Good luck!".
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In
Memoriam |
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In
Memoriam |
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Sékou
Kobani Kourouma
Sékou
Kobani Kourouma nous a quittés le 16 août
2008, au moment où il se préparait à nous
rejoindre à l’EPA.
Il
est né le 3 mars 1950 en Guinée. De 1986
à sa mort, il a occupé divers postes
au Ministère de
la Culture de
la République de Guinée (Chef Section
Inventaire Général du Patrimoine, Chef
de la Section Patrimoine non Physique, Chef de la Section
Sites et Monuments, etc.). Il
a été Président / fondateur du Comité Guinéen
de l’ICOMOS (ICOMOS/GUINEE), et membre de nombreuses
associations professionnelles telles que le Comité National
Guinéen pour le Patrimoine mondial (CNPGM), l’Association
Ouest africaine d’Archéologie (AOA), l’Association
des Professionnels Africains du Patrimoine Culturel Immobilier
(APACI). Membre très actif du réseau Africa
2009, il participait à la formation des professionnels,
a rédigé et publié plusieurs articles
dans la Chronique Africa 2009. Il a assisté à plusieurs
réunions
scientifiques aussi bien en tant qu’organisateur
que participant. Il a mené également un
projet de recherche sur la conservation traditionnelle
en Afrique.
Paix à son âme.
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Sékou
Kobani Kourouma
Sékou
Kobani Kourouma passed away on 16th August 2008, just
as he was preparing to come to EPA.
He
was born on 3rd March 1950 in Guinea. From 1986 to
his death, he occupied several positions at the Ministry
of Culture of Guinea (Head of the General Heritage
Inventory Section, Head of the Intangible Heritage
Section, Head of the Sites and Monuments Section,
etc.). He was President/Founder of the Guinean ICOMOS
committee
(ICOMOS/GUINEA),
and member of various professional associations such
as the Comité National Guinéen
pour le Patrimoine mondial (CNPGM), the Association
Ouest africaine d’Archéologie (AOA),
the Association des Professionnels Africains
du Patrimoine Culturel Immobilier (APACI). He
was a very active member of the AFRICA 2009 network
and in this context he participated in the training
of professionals, in the writing and publishing of
articles in the AFRICA 2009 Newsletter, and he organised
and participated in several scientific meetings.
He also carried out a research project on traditional
conservation
in Africa.
May
he rest in peace.
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Paroles
de sagesse
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Words
of wisdom
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Oghéningo
a gèndi régo kondènè édèng'oma
wi tévuna yè :
le fleuve a fait des détours car il n'a trouvé personne
pour le guider.
Proverbe
myènè,
Gabon
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Oghéningo
a gèndi régo kondènè édèng'oma
wi tévuna yè: the
river made detours because it found no one to guide it.
Myènè
saying,
Gabon
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Rédaction
: Alain Godonou, Anne
Avaro, Fidèle Moungouba, Franck Ogou, François
Vianou, Marie-Thérèse Hodé.
Révision anglais/English editing: Michael
Westlake. Photos : EPA.
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© EPA
2008 - ISSN 1840-5630
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