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| Bonjour à tous
! Au sommaire de ce numéro : • Editorial
• L'invitée
: Adama
Cissé Wélé
• Dossier
Musées : le MSD
en marche
•
Territoires
: Sainte
Anne du Fernan Vaz
• Évènement
: Édition
inaugurale des Gongs
• Il
nous a rendu visite : Sidiki Bakaba
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Hello
to everyone! In this issue: • Editorial
• Our
Guest: Adama
Cissé Wélé
• Highlight: Museums
in the Service of Development
• Landscapes: Saint
Anne of Fernan Vaz
•
Event:
launching
of the Gongs
• He
visited us: Sidiki Bakaba
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Editorial |
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Editorial |
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Alain
Godonou, Directeur de l'EPA
Sale
temps sur le continent … Nous n’allons
pas égrener ici le chapelet des désastres
actuels, annoncés….
Entre les lendemains obscurs d’élections,
les émeutes de la faim et les accès de
xénophobie des pauvres contre les pauvres, les
musées ont récemment célébré en
Afrique aussi leur Journée internationale autour
du thème « Musées comme agents
de changement social et de développement ».
Mais au delà des mots quelle est notre emprise
sur ces maux de nos pays ? C’est la réflexion à laquelle
nous appelons les collègues africains, les femmes
et les hommes de culture, de bonne volonté,
de volonté.
Quant à nous, nous avons choisi de vous rendre
compte dans ce numéro du Musée de la
Femme Henriette Bathily, le premier du genre sur le
continent, des nouvelles étapes du programme
les Musées au service du développement-Msd,
de l’initiative des Gongs autour de la Convention
2003 de l’UNESCO sur le patrimoine immatériel.
Nous dédions ce numéro à Aimé Césaire
qui vient de nous quitter et qui nous l’avait
rappelé : «…Il n’est point
vrai que l’œuvre de l’homme est finie, …le
soleil tourne autour de notre terre éclairant
la parcelle qu'a fixée notre volonté seule…»
Bonne lecture et à bientôt.
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A
message from the Director of EPA
Hard
times for Africa... But we shall not list the long
series of disasters, both existing and forecast.
As
well as the uncertain aftermaths of elections, the
hunger riots and the xenophobic surges in which the
poor attack
the
poor, also in Africa museums have recently celebrated
their International Museums Day on the theme: "Museums:
agents of social change and development".
But apart from words, what influence do we
have on the problems faced by our countries? We call
on our
African colleagues - men and women of culture, good
will and determination, to
think about this question.
For
our part, we have chosen in this issue to tell you
about the Musée
de la Femme Henriette Bathily – the continent's first museum devoted
to women – as well as the
latest
developments in our
Museums in the Service of Development programme
and the Gongs initiative around
the 2003 UNESCO Convention on intangible cultural
heritage.
Aimé
Césaire, who passed away recently and to whom
we dedicate this issue of our Newsletter, reminded
us of the following:
"... It is not true that the work of humankind
is complete... the sun crosses the sky illuminating
that part of the Earth our will alone has chosen..."
Enjoy
our Newsletter!
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L'invité |
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Our
Guest
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Adama
Cissé Wélé
Adama
Cissé Wélé est gestionnaire
du Musée
de la Femme Henriette Bathily à Gorée,
Sénégal. Premier du genre
en Afrique, ce musée est une institution privée
inaugurée en 1994. Annette Mbaye d’Erneville, fondatrice et directrice
du musée, et son équipe, ont voulu donner au Musée de la
Femme
un cachet de « Maison de famille,
de Centre de Formation et de Lieu de rencontres ». Pour en savoir
plus
:
http://mufem.org/.
Comment
est née l’idée de création
du Musée de la Femme Henriette Bathily ?
L’idée de la création du musée
vient des activités que nous avions au sein de
notre groupe d’association de femmes.
Nous avions alors l’habitude d’organiser
des expositions sur différents thèmes liés à la
femme lors de nos manifestations périodiques.
Ce travail que nous faisions avec beaucoup d’enthousiasme était
très exigeant. Nous empruntions des objets. Et
sans être des muséologues, nous avons été amenés à mettre
en place toute une méthode pour faire des fiches
d’identification des objets que les femmes nous
prêtaient. Car à la fin, il fallait restituer à chacune
son bien.
C’est ainsi qu’un jour un des jeunes qui
nous aidait nous a dit « Mais pourquoi vous ne
faites pas un musée de la femme au lieu de faire
cet énorme boulot chaque année et de recommencer à zéro
l’année d’après ? »
C’est ainsi que progressivement l’idée
a mûri et s’est finalement imposée à nous
comme cadre de notre outil de mobilisation des femmes.
Donc
pour vous le MFHB reste un outil de mobilisation de
la femme. De la femme africaine ou de la femme sénégalaise
?
Cette question nous a été posée
dès le début de la création du musée
et presque à chaque visite guidée. La femme
sénégalaise est multiple (diola, sérère,
wolof, toucouleur, mandingue, etc.), il est difficile
de la présenter entièrement. Les ethnies
et les coutumes sont assez différentes, même
si les bases religieuses – traditionnelles, islamiques
ou chrétiennes – sont les mêmes. Nous
avons donc décidé que ce musée ne
concernerait que la femme sénégalaise.
Comment
articulez-vous la mobilisation et la promotion de la
femme sénégalaise et le musée
de la femme ?
Notre
terrain d’expérimentation a été Gorée.
Nous ne pouvons pas être indifférentes aux
femmes de Gorée qui nous ont accueillies,
en 1994, avec une certaine réticence, ne connaissant
pas les vrais objectifs de notre institution qui, il
faut le rappeler, est le premier Musée de la Femme
installé sur le continent. C’est ainsi
que tout en développant nos activités culturelles,
nous avons mis en place des systèmes d’entraide
type micro-crédit et soutien au petit entreprenariat
des femmes, en passant par la formation à certains
métiers.
De plus, nous mobilisons et promouvons les femmes à travers
diverses manifestations à savoir :
- animation d’une journée du Musée
à l'occasion d'évènements
nationaux concernant la femme ou le patrimoine culturel,
- expositions thématiques, ventes-signatures de
livres écrits par ou sur les femmes,
- conférences-débats autour
de différents thèmes socioculturels,
- expositions internationales et thématiques,
- stages de formation en artisanat d’art, en gestion,
en éducation civique.
Il faut signaler que la visite du musée
fait souvent partie des programmes
de rencontres officielles d’épouses de Chefs d’État,
de Ministres ou d’Organisations Internationales
de femmes.
Comment
arrivez-vous à financer tout ceci ?
Depuis
plus de 8 ans nous arrivons difficilement à faire
face aux nombreuses dépenses nécessaires à la
poursuite des activités du Musée de la
Femme Henriette Bathily. Nos multiples réunions-bilan
depuis trois ans arrivent à la conclusion de la
nécessité de fermer le Musée du
fait de nos difficultés qui ne cessent d’augmenter,
si une solution n'est pas trouvée rapidement.
Quelles sont vos ressources ?
Nos
ressources proviennent d’abord de nos propres
moyens qui sont les produits de vente des tickets d’entrée,
de la boutique, du café-jardin et de l’atelier
de production. A cela s’ajoutent de petites subventions
du gouvernement sénégalais, de quelques
ambassades et organismes internationaux implantés
au Sénégal.
Comment en 14 ans avez-vous survécu ?
Nous
devons dire que nous avons survécu difficilement.
Mais c’est surtout avec le dynamisme et la persévérance
de l’équipe qui a conservé le moral
et qui poursuit sa mission avec courage et abnégation
malgré toutes les difficultés financières.
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Adama
Cissé Wélé
Adama
Cissé Wélé is the administrator
of the Musée
de la Femme Henriette Bathily (Henriette Bathily
Museum of the Woman), in Gorée, Senegal. The
first of its kind in Africa, this private museum was
opened
in 1994.
Annette Mbaye d’Erneville, founder and director
of the museum, and her staff, wanted to give
the museum the feel of a "Family house, Training
centre and Meeting place". For more information: http://mufem.org/.
How did the idea of creating
the Musée de la Femme Henriette Bathily originate?
The idea evolved from the activities which we were putting
on in the framework of our women's association. At the
time, through periodic events, we organised exhibitions
on various themes concerning
women. This work, which we carried out with great enthusiasm,
was very demanding. We borrowed artefacts. And though we
weren’t museologists, we set up a method of creating
identification cards for the artefacts that were lent to
us by women.
Because at the end of the event, we had to return the
artefacts
to their owners.
One day, one of the young men who was helping us said, "Why don't you
create a women's museum instead of doing this huge amount
of work every year and starting all over again the following
year?".
That is how the idea gradually evolved
and established itself for us as the framework for
the mobilisation of women.
So for you, the museum is a way
of mobilising women? For African women or Senegalese
women?
This question has been asked from the beginning and
continues to be asked on almost every guided visit.
Senegalese women are very varied (Jola, Serer, Wolof,
Toucouleur, Mandingo, etc.). It is difficult to show
them in their entirety. Ethnic groups and customs are
quite different, even if their religious foundations – traditional,
Islamic or Christian – are the same. So we decided
that this museum would be concerned only with Senegalese
women.
How do you link the mobilisation
and promotion of the Senegalese women to the Musée
de la Femme?
We experimented with Gorée first. We cannot
be indifferent to the women of Gorée who first
welcomed us in 1994, with a certain degree of suspicion
since they did not know the objectives of our institution – which
is, I should remind you, the first museum of its kind
in the African continent. So that is how, while developing
our cultural activities, we set up systems to help
women – such as micro-credit type activities,
support to small-scale female entrepreneurship and
training in various trades.
We also mobilise and promote women through various
events. These include:
- a special day at the museum in the context of national
events concerning women or cultural heritage;
- thematic exhibitions, signing and sale of books written
by or about women;
- talks and discussions on various socio-cultural themes;
- international thematic exhibitions;
- internships, training programmes in arts and crafts,
management, and civic education.
I should point out that a visit to the museum is often
included in official programmes for First Ladies, Ministers
and International women's organisations.
How do you manage to finance all this?
For more than eight years we have found it difficult
to meet the expenses necessary to the development and
continuation of the activities of the Musée
de la Femme Henriette Bathily. After numerous meetings
these past three years, we have finally concluded that
due to our growing financial problems we shall be
obliged to close the museum if a solution is not found
soon.
What sources of income do you
have?
First of all, our income is generated internally through
entry fees, the museum shop, the bar and the arts and
craft workshop. There are in addition small grants from
the government, various embassies and international organisations
in Senegal.
How have you managed to survive
during these last 14 years?
With difficulty. But we have managed, thanks to the
dynamism and perseverance of the team which has kept
its spirits high and which courageously and selflessly
continues its mission, despite our many financial problems.
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Dossier
Musées |
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Highlight |
Le MSD en marche
Le
programme « Les musées au service du
développement » - Msd poursuit sa marche.
L’atelier
Ecole-Musée de Ouagadougou,
celui d’initiation à la photographie
d’art et à la prise de vues dans les
musées de Brazzaville et les premiers résultats
de l’appel à projets n°3 sont les étapes
majeures du trimestre écoulé dont voici
le compte-rendu.
Atelier
Ecole-Musée de Ouagadougou (7-11
avril 2008)
L’atelier de Ouagadougou s’inscrit
dans le processus de formation des acteurs et partenaires
de la relation Ecole – Musée. Organisé en
partenariat avec le Musée National du Burkina
Faso sous le haut parrainage de Madame Odile Bounkoungou,
Ministre de l’Enseignement de Base et de
l’Alphabétisation du Burkina Faso,
l’atelier
a regroupé une trentaine de participants,
spécialistes du patrimoine et de l’éducation,
venus du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte
d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du
Niger et du Sénégal. L’objectif était
d’amener les enseignants et les patrimoniteurs à construire
et mettre efficacement en œuvre des projets
culturels et pédagogiques communs.
Les participants sont parvenus à construire
ensemble 6 projets indicatifs qui tiennent compte
de l’offre du Musée et de la demande
de l’Ecole. Ces projets seront pour les
participants autant de sources d’inspiration
et de connaissances dans la conception et la mise
en œuvre de projets partenariaux plus réalistes
d’une part et dans la démultiplication
de la formation reçue d’autre part.
Atelier photo de Brazzaville (16-20 juin
2008)
« Avec une douzaine d’années
d’expérience dans la photographie,
je me disais que je n’avais rien à apprendre … mais
je vous avoue que j’ai beaucoup appris de cet
atelier », « C’est ma première
fois d’utiliser un appareil photo, mais aujourd’hui
je suis en mesure de faire des bonnes images pour
mon musée » ont déclaré respectivement
Mohamed Ali Srour du Musée de la Femme Henriette
Bathily, Sénégal et
Mbayam Kilaban, du Musée National du Tchad.
Organisé en collaboration avec la Direction
du Patrimoine et du Développement Culturel
du Congo (DPDC), l’atelier d’initiation à la
photographie d’art et à la prise de
vues dans les musées a connu la participation
d’une dizaine de professionnels africains du
patrimoine et de la photographie venus du Bénin,
du Burkina Faso, de la RDC, du Congo, du Tchad et
du Sénégal.
Il a pour but de combler le déficit de qualité des
productions photographiques de la plupart des musées
et sites patrimoniaux africains.
L’organisation de cette activité au Congo
n’était pas fortuite ; il s’agissait
aussi d’appuyer le projet « Guide illustré du
patrimoine congolais », financé dans le
cadre des appels à projet du programme Msd.
Appel à projet n°3
A
la suite de l’appel à projets n°3
lancé en décembre 2007, le Secrétariat
Msd a enregistré dix dossiers de projets (5
en français et 5 en anglais). Sept dossiers
ont été présélectionnés
et soumis au comité international de sélection.
Les résultats de cette sélection sont
attendus pour le 15 juillet 2008.
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Museums in the Service of Development
Implementation
of the Museums in the Service of Development programme-MSD
is under way with the School-Museum
workshop of Ouagadougou, the workshop on art photography
and
how to take pictures
in a museum, which took
place in Brazzaville, and the
first results of the third selection committee of
MSD projects, which is now in progress.
The
Ouagadougou School-Museum workshop (7-11 April
2008)
The
decentralised training session of Ouagadougou lies
within the training process of the actors and partners
of the School - Museum relationship. The
meeting was organised in partnership with
the National
Museum of Burkina Faso under
the high patronage of Ms Odile Bounkoungou, Minister
of Primary Education and Literacy Teaching of Burkina
Faso. About thirty participants attended, specialists
in cultural heritage and education, from Burkina
Faso, Benin, Côte d’Ivoire,
Guinea, Mali, Niger and Senegal. The
objective was to encourage
teachers and heritage professionals to conceive and
implement efficiently common pedagogic and cultural projects.
The participants succeeded
in drawing
up together six draft projects which take into account
the offer of the Museum and the needs
of the School. For the participants, these projects
will be sources of inspiration and knowledge in the
drawing
up and implementation of collaborative projects
on the one hand, and the dissemination of the received
training on the other.
Brazzaville
photography workshop (16-20 June 2008)
"With
a dozen years' experience in photography, I thought
that I had nothing more to learn... But I must
say that I learnt a lot at this workshop", "It's
the first time I’ve used a camera, but
I’m now capable of taking good pictures for
my museum"
Mohamed Ali Srour of the Musée de la Femme
Henriette Bathily, Senegal, and
Mbayam Kilaban, from the National Museum of Chad, both
agreed.
Organised in collaboration with the Direction
du Patrimoine et du Développement Culturel of
Congo (DPDC), the workshop "Initiation to art photography
and photography in museums" brought together about
ten African heritage and photography professionals
from Benin, Burkina Faso, DRC,
Congo, Chad and Senegal.
The
workshop's objective was to improve the quality of
photographs produced by most African museums and
sites. The organisation of this activity in Congo
was not a random choice, since one of the objectives
was also to support the Guide
illustré du patrimoine
congolais (Illustrated Guide of Congolese Heritage)
project, which has been financed in the context of
MSD call
for
projects.
3rd call for projects
Following the third call for projects in December
2007, the MSD Secretariat has received ten projects
(five in French, 5 in English). Seven of them have
been pre-selected and submitted to the international
selection committee. The results of the selection
are expected by 15th July 2008.
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Territoires
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Landscapes
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Sainte Anne du Fernan Vaz
Située
dans le département d’Etimboué au
Gabon, au bord d’une lagune de 70 kilomètres
de long sur 30 km de large, l'église Sainte Anne du
Fernan Vaz, aujourd’hui apparemment modeste,
est riche d’histoire. L’EPA y a effectué courant
2007 une mission d’évaluation pour le bureau
régional UNESCO.
L’église est un édifice métallique
de lignes simples. A l’intérieur, les
parois métalliques et le plafond sont doublés
en bois. La maçonnerie
est limitée aux fondations et au soubassement.
Les circulations extérieures et le plancher
bas sont carrelés. Le bâtiment est relativement
bien conservé, mais il est nécessaire
de faire des travaux de rénovation avant que
la viabilité de l’édifice ne soit
affectée. D’importants travaux de consolidation
ont déjà été entrepris,
notamment sur le clocher de l’église,
par le Génie militaire gabonais et des corps
d’armes français basés au Gabon.
L’église
est une réalisation riche d’histoire
: histoire des missions catholiques au Gabon, histoire
personnelle d’un missionnaire, le Père
Bichet, à qui la mère
a offert en 1887 une église
conçue par Gustave Eiffel, fabriquée
dans des ateliers parisiens en pièces détachées
et transportée
jusqu’à son lieu actuel.
Grâce à son école, elle a été au
cœur
de la formation d’une partie importante des élites
gabonaises originaires de Port-Gentil et région.
Vue
d'Afrique et du Gabon en particulier, l’église
Sainte Anne est exceptionnelle de par son histoire,
son mode constructif et ses matériaux. Elle
appartient très certainement à l’histoire
de l’Eglise catholique du Gabon et d’Afrique
si tant est que cette conscience patrimoniale existe.
A ce titre, elle mérite très largement
d’être inscrite sur la Liste indicative
du Patrimoine mondial du Gabon.
Le
site se prête
bien à une forme de tourisme de mémoire
et/ou de pèlerinage religieux. Mais ceci nécessite
un travail de conception et de présentation
du contenu.
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Saint
Anne of Fernan Vaz
Located
in the Etimboué department of Gabon, on the
banks of a lagoon 70 kilometres long and 30 kilometres wide,
the unpretentious church of Saint Anne of the Fernan
Vaz is
rich in history. EPA carried out an evaluation mission
there during 2007 on behalf of the UNESCO
regional office.
The
church is a simply constructed, metal building.
Inside, the metal walls and ceiling are lined with
wood. Masonry is limited to the foundations and the
base. The outside perimeter and inside floor are
tiled. The building is relatively well preserved
but needs to be renovated before its viability is
affected. Major reinforcement work has already been
carried out, particularly on the steeple, by the
Gabonese army and French armed forces based in Gabon.
The
church is rich in history: the history of the Catholic
missions of Gabon as well as the personal history
of a missionary, Father Bichet, whose mother, in
1887, offered to provide him with a church. Designed
by Gustave Eiffel, this was built in Parisian workshops
in separate parts, transported by ship, assembled
and erected where it now stands.
It
was here, in this mission school, that a large part
of the Gabonese elite from Port-Gentil and the surrounding
area were educated.
From
an African and particularly Gabonese perspective,
the church of Saint Anne is exceptional from an historical
point of view, and also from an architectural point
of view, because of its structure and materials.
It certainly belongs to the history of the Catholic
Church in Gabon and Africa, if there is any awareness
of this heritage. As such, it very much deserves
to be listed on the Gabonese Indicative List of World
Heritage.
The
site is appropriate for a form of "memory tourism" and/or
religious pilgrimage. But work has yet to be done
for the design and presentation of content.
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Évènement |
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Event |
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Édition
inaugurale des Gongs
L’EPA vient de lancer une importante initiative
culturelle dénommée les Gongs et officialisée
par une soirée de gala et de distinction au
Centre Culturel Français de Cotonou le samedi
28 juin.
Cette initiative est née des réflexions
autour de la Convention de 2003 de l’UNESCO pour
la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
d’une part, et des travaux conduits pour la formation
des acteurs culturels béninois organisée
par l’EPA sur la demande du Programme de soutien
aux initiatives culturelles décentralisées-PSICD,
d’autre part.
L’objectif des Gongs est double :
- dans l’esprit de la Convention de 2003, il
est de détecter et d’accompagner les personnes
ou institutions détentrices de savoir et de
savoir-faire culturels ou artistiques remarquables
afin d’assurer la sauvegarde et la transmission
de ce pan important du patrimoine africain ;
- dans la suite des réflexions avec les acteurs
culturels béninois, il est de contribuer à la
structuration de la vie culturelle et artistique au
Bénin en encourageant à terme, la mise
en place de véritables saisons et d’un
circuit interne de diffusion.
Les
premiers Gongs ont été dédiés
au théâtre béninois, véritable
locomotive de la vie culturelle et artistique de ce pays.
Ont été distingués 8 Passeurs, personnalités
ou institutions reconnues pour avoir allumé, entretenu
ou passé la flamme du théâtre ou
permis son développement au Bénin.
La
soirée, unanimement saluée et reconnue
par le public béninois, les acteurs culturels
et la presse, a fait salle comble au CCF de Cotonou.
Un moment de grande émotion fut la remise de sa
distinction à l’écrivain dramaturge
Jean Pliya par le Ministre de la culture, le Dr S. Toleba.
Le
hasard du calendrier a fait qu’Aimé Césaire
qui vient de nous quitter aurait eu 95 ans le 26 juin.
L’EPA a profité de cette édition
inaugurale des Gongs pour rendre un Hommage Spécial à celui
que nous tenons pour le plus grand éveilleur de
conscience du Monde noir. « Le plus court chemin
vers l’avenir passe par l’approfondissement
du passé », avait-il dit un jour.
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Launching
of the Gongs
EPA
has just launched a major cultural initiative
called the Gongs. It was officially launched
during a gala
and awards ceremony at the French Cultural Centre
of Cotonou, on Saturday 28th June.
This
initiative originated from discussions around the
2003 UNESCO Convention for the safeguarding of intangible
cultural heritage on the one hand, and work carried
out during the training of Beninese cultural actors
on behalf of the Programme de soutien aux initiatives
culturelles décentralisées-PSICD on
the other hand.
The
Gongs'
objective is twofold:
- in the spirit of the 2003 Convention, the
objective is to find and encourage people or institutions
who possess remarkable cultural or artistic knowledge
and know-how, in order to ensure the safeguarding
and transmission of this important aspect of African
cultural heritage;
- as a follow-up to previous discussions with
Beninese cultural actors, it is to contribute in structuring
the cultural and artistic life of Benin by encouraging,
in the long term, the setting up of "seasons" and
of an internal dissemination channel.
The
first issue of the Gongs was
dedicated to Beninese theatre, which acts as an incentive
to the cultural
and artistic life of this country. Eight "Transmitters" – personalities
or institutions renowned for having ignited, maintained
or transmitted the flame of theatre
or helped its development in Benin – received awards.
The
evening, which was unanimously acclaimed by the Beninese
public, cultural actors and the media, attracted
many people and the auditorium was full. One of the key
moments was when Mr. Toleba, Minister of Culture,
gave the award to the playwright Jean Pliya.
It
so happens that Aimé Césaire, who died
recently, would have been 95 on 26th June. EPA took
the opportunity
of the Gongs'
launching evening to pay a Special Tribute to
the person we consider to have been the greatest
consciousness arouser of the Black World. "The
shortest path to the future is the one that
involves looking deeper into the past", he remarked
one day.
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Il
nous a rendu visite
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He
visited us |
Sidiki
Bakaba, directeur du palais de la Culture d'Abidjan,
a visité l'EPA le 3 juillet 2008. Il a laissé
ces mots : "Après le départ du père
de famille, du patriarche, les héritiers se précipitent
sur ce qu'il laisse derrière
lui. Son or, son bien matériel, son argent et
tout ce qui brille... Il reste le plus souvent le petit
tabouret
ou le siège sur lequel le père défunt
s'asseyait. Seul le fils béni le protège,
le lustre. Cet héritier béni est l'héritier
spirituel.
Pour l'Afrique, vous l'EPA êtes cette providence,
ce salut, cet espoir pour demain et toujours... Merci !
Que le Tout Puissant veille sur votre mission et que
les mânes des ancêtres vous accompagnent."
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Sidiki
Bakaba, director of the Palais de la Culture d'Abidjan (Palace
of Culture of Abidjan), visited EPA on 3rd July 2008. He
wrote these words in our guest book:
"After the departure of the head of the family, of
the patriarch, his heirs rush to get what he left behind.
His
gold, his material goods, his money and all that glitters...
Very often the only thing that remains is the little stool
or seat where the deceased father used to sit. Only
the blessed son protects it, polishes it. This blessed
son is his spiritual heir.
For Africa, you, EPA, are this providence, this salvation,
this hope for tomorrow and always... Thank you! May the
Almighty guard your mission and may the spirits of the
ancestors accompany you."
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Rédaction
: Alain Godonou, Anne
Avaro, François Vianou, Ismailou
Baldé, Osseni Souberou, Victoire Adegbidi.
Révision anglais/English editing: Michael
Westlake. Photos : EPA, Charles Tossou.
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© EPA
2008 - ISSN 1840-5630
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