La Lettre de l'EPA Maison PREMA  

 Bonjour à tous ! Au sommaire de ce numéro :

Editorial
L'invitée : Adama Cissé Wélé
Dossier Musées : le MSD en marche
Territoires : Sainte Anne du Fernan Vaz
Évènement : Édition inaugurale des Gongs
Il nous a rendu visite : Sidiki Bakaba

   Hello to everyone! In this issue:

Editorial
Our Guest: Adama Cissé Wélé
Highlight: Museums in the Service of Development
Landscapes: Saint Anne of Fernan Vaz
Event: launching of the Gongs
He visited us: Sidiki Bakaba



Editorial
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Editorial

Alain Godonou, Directeur de l'EPA

Alain GodonouSale temps sur le continent … Nous n’allons pas égrener ici le chapelet des désastres actuels, annoncés….
Entre les lendemains obscurs d’élections, les émeutes de la faim et les accès de xénophobie des pauvres contre les pauvres, les musées ont récemment célébré en Afrique aussi leur Journée internationale autour du thème « Musées comme agents de changement social et de développement ». Mais au delà des mots quelle est notre emprise sur ces maux de nos pays ? C’est la réflexion à laquelle nous appelons les collègues africains, les femmes et les hommes de culture, de bonne volonté, de volonté.
Quant à nous, nous avons choisi de vous rendre compte dans ce numéro du Musée de la Femme Henriette Bathily, le premier du genre sur le continent, des nouvelles étapes du programme les Musées au service du développement-Msd, de l’initiative des Gongs autour de la Convention 2003 de l’UNESCO sur le patrimoine immatériel.
Nous dédions ce numéro à Aimé Césaire qui vient de nous quitter et qui nous l’avait rappelé : «…Il n’est point vrai que l’œuvre de l’homme est finie, …le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu'a fixée notre volonté seule…»
Bonne lecture et à bientôt.

 

 

A message from the Director of EPA

Hard times for Africa... But we shall not list the long series of disasters, both existing and forecast.

As well as the uncertain aftermaths of elections, the hunger riots and the xenophobic surges in which the poor attack the poor, also in Africa museums have recently celebrated their International Museums Day on the theme: "Museums: agents of social change and development". But apart from words, what influence do we have on the problems faced by our countries? We call on our African colleagues - men and women of culture, good will and determination, to think about this question.

For our part, we have chosen in this issue to tell you about the Musée de la Femme Henriette Bathily the continent's first museum devoted to women as well as the latest developments in our Museums in the Service of Development programme and the Gongs initiative around the 2003 UNESCO Convention on intangible cultural heritage.

Aimé Césaire, who passed away recently and to whom we dedicate this issue of our Newsletter, reminded us of the following: "... It is not true that the work of humankind is complete... the sun crosses the sky illuminating that part of the Earth our will alone has chosen..."

Enjoy our Newsletter!

 

L'invité
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Our Guest

Adama Cissé Wélé

Adama Cissé Wélé est gestionnaire du Musée de la Femme Henriette Bathily à Gorée, Sénégal. Premier du genre en Afrique, ce musée est une institution privée inaugurée en 1994. Annette Mbaye d’Erneville, fondatrice et directrice du musée, et son équipe, ont voulu donner au Musée de la Femme un cachet de « Maison de famille, de Centre de Formation et de Lieu de rencontres ». Pour en savoir plus : http://mufem.org/.

Comment est née l’idée de création du Musée de la Femme Henriette Bathily ?
L’idée de la création du musée vient des activités que nous avions au sein de notre groupe d’association de femmes.
Nous avions alors l’habitude d’organiser des expositions sur différents thèmes liés à la femme lors de nos manifestations périodiques. Ce travail que nous faisions avec beaucoup d’enthousiasme était très exigeant. Nous empruntions des objets. Et sans être des muséologues, nous avons été amenés à mettre en place toute une méthode pour faire des fiches d’identification des objets que les femmes nous prêtaient. Car à la fin, il fallait restituer à chacune son bien.
C’est ainsi qu’un jour un des jeunes qui nous aidait nous a dit « Mais pourquoi vous ne faites pas un musée de la femme au lieu de faire cet énorme boulot chaque année et de recommencer à zéro l’année d’après ? »
C’est ainsi que progressivement l’idée a mûri et s’est finalement imposée à nous comme cadre de notre outil de mobilisation des femmes.

Donc pour vous le MFHB reste un outil de mobilisation de la femme. De la femme africaine ou de la femme sénégalaise ?
Cette question nous a été posée dès le début de la création du musée et presque à chaque visite guidée. La femme sénégalaise est multiple (diola, sérère, wolof, toucouleur, mandingue, etc.), il est difficile de la présenter entièrement. Les ethnies et les coutumes sont assez différentes, même si les bases religieuses – traditionnelles, islamiques ou chrétiennes – sont les mêmes. Nous avons donc décidé que ce musée ne concernerait que la femme sénégalaise.

Comment articulez-vous la mobilisation et la promotion de la femme sénégalaise et le musée de la femme ?
Notre terrain d’expérimentation a été Gorée. Nous ne pouvons pas être indifférentes aux femmes de Gorée qui nous ont accueillies, en 1994, avec une certaine réticence, ne connaissant pas les vrais objectifs de notre institution qui, il faut le rappeler, est le premier Musée de la Femme installé sur le continent. C’est ainsi que tout en développant nos activités culturelles, nous avons mis en place des systèmes d’entraide type micro-crédit et soutien au petit entreprenariat des femmes, en passant par la formation à certains métiers.
De plus, nous mobilisons et promouvons les femmes à travers diverses manifestations à savoir :
- animation d’une journée du Musée à l'occasion d'évènements nationaux concernant la femme ou le patrimoine culturel,
- expositions thématiques, ventes-signatures de livres écrits par ou sur les femmes,
- conférences-débats autour de différents thèmes socioculturels,
- expositions internationales et thématiques,
- stages de formation en artisanat d’art, en gestion, en éducation civique.
Il faut signaler que la visite du musée fait souvent partie des programmes de rencontres officielles d’épouses de Chefs d’État, de Ministres ou d’Organisations Internationales de femmes.

Comment arrivez-vous à financer tout ceci ?
Depuis plus de 8 ans nous arrivons difficilement à faire face aux nombreuses dépenses nécessaires à la poursuite des activités du Musée de la Femme Henriette Bathily. Nos multiples réunions-bilan depuis trois ans arrivent à la conclusion de la nécessité de fermer le Musée du fait de nos difficultés qui ne cessent d’augmenter, si une solution n'est pas trouvée rapidement.

Quelles sont vos ressources ?
Nos ressources proviennent d’abord de nos propres moyens qui sont les produits de vente des tickets d’entrée, de la boutique, du café-jardin et de l’atelier de production. A cela s’ajoutent de petites subventions du gouvernement sénégalais, de quelques ambassades et organismes internationaux implantés au Sénégal.

Comment en 14 ans avez-vous survécu ?
Nous devons dire que nous avons survécu difficilement. Mais c’est surtout avec le dynamisme et la persévérance de l’équipe qui a conservé le moral et qui poursuit sa mission avec courage et abnégation malgré toutes les difficultés financières.



Adama Cissé Wélé

Adama WéléAdama Cissé Wélé is the administrator of the Musée de la Femme Henriette Bathily (Henriette Bathily Museum of the Woman), in Gorée, Senegal. The first of its kind in Africa, this private museum was opened in 1994. Annette Mbaye d’Erneville, founder and director of the museum, and her staff, wanted to give the museum the feel of a "Family house, Training centre and Meeting place". For more information: http://mufem.org/.

How did the idea of creating the Musée de la Femme Henriette Bathily originate?
The idea evolved from the activities which we were putting on in the framework of our women's association. At the time, through periodic events, we organised exhibitions on various themes concerning women. This work, which we carried out with great enthusiasm, was very demanding. We borrowed artefacts. And though we weren’t museologists, we set up a method of creating identification cards for the artefacts that were lent to us by women. Because at the end of the event, we had to return the artefacts to their owners. One day, one of the young men who was helping us said, "Why don't you create a women's museum instead of doing this huge amount of work every year and starting all over again the following year?".

That is how the idea gradually evolved and established itself for us as the framework for the mobilisation of women.

So for you, the museum is a way of mobilising women? For African women or Senegalese women?
This question has been asked from the beginning and continues to be asked on almost every guided visit. Senegalese women are very varied (Jola, Serer, Wolof, Toucouleur, Mandingo, etc.). It is difficult to show them in their entirety. Ethnic groups and customs are quite different, even if their religious foundations – traditional, Islamic or Christian – are the same. So we decided that this museum would be concerned only with Senegalese women.

How do you link the mobilisation and promotion of the Senegalese women to the Musée de la Femme?
We experimented with Gorée first. We cannot be indifferent to the women of Gorée who first welcomed us in 1994, with a certain degree of suspicion since they did not know the objectives of our institution – which is, I should remind you, the first museum of its kind in the African continent. So that is how, while developing our cultural activities, we set up systems to help women – such as micro-credit type activities, support to small-scale female entrepreneurship and training in various trades.
We also mobilise and promote women through various events. These include:
- a special day at the museum in the context of national events concerning women or cultural heritage;
- thematic exhibitions, signing and sale of books written by or about women;
- talks and discussions on various socio-cultural themes;
- international thematic exhibitions;
- internships, training programmes in arts and crafts, management, and civic education.
I should point out that a visit to the museum is often included in official programmes for First Ladies, Ministers and International women's organisations.

How do you manage to finance all this?
For more than eight years we have found it difficult to meet the expenses necessary to the development and continuation of the activities of the Musée de la Femme Henriette Bathily. After numerous meetings these past three years, we have finally concluded that due to our growing financial problems we shall be obliged to close the museum if a solution is not found soon.

What sources of income do you have?
First of all, our income is generated internally through entry fees, the museum shop, the bar and the arts and craft workshop. There are in addition small grants from the government, various embassies and international organisations in Senegal.

How have you managed to survive during these last 14 years?
With difficulty. But we have managed, thanks to the dynamism and perseverance of the team which has kept its spirits high and which courageously and selflessly continues its mission, despite our many financial problems.


 

Dossier Musées
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Highlight

Le MSD en marche

Le programme « Les musées au service du développement » - Msd poursuit sa marche. L’atelier Ecole-Musée de Ouagadougou, celui d’initiation à la photographie d’art et à la prise de vues dans les musées de Brazzaville et les premiers résultats de l’appel à projets n°3 sont les étapes majeures du trimestre écoulé dont voici le compte-rendu.

Atelier Ecole-Musée de Ouagadougou (7-11 avril 2008)
L’atelier de Ouagadougou s’inscrit dans le processus de formation des acteurs et partenaires de la relation Ecole – Musée. Organisé en partenariat avec le Musée National du Burkina Faso sous le haut parrainage de Madame Odile Bounkoungou, Ministre de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation du Burkina Faso, l’atelier a regroupé une trentaine de participants, spécialistes du patrimoine et de l’éducation, venus du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger et du Sénégal. L’objectif était d’amener les enseignants et les patrimoniteurs à construire et mettre efficacement en œuvre des projets culturels et pédagogiques communs.
Les participants sont parvenus à construire ensemble 6 projets indicatifs qui tiennent compte de l’offre du Musée et de la demande de l’Ecole. Ces projets seront pour les participants autant de sources d’inspiration et de connaissances dans la conception et la mise en œuvre de projets partenariaux plus réalistes d’une part et dans la démultiplication de la formation reçue d’autre part.


Atelier photo de Brazzaville (16-20 juin 2008)
« Avec une douzaine d’années d’expérience dans la photographie, je me disais que je n’avais rien à apprendre … mais je vous avoue que j’ai beaucoup appris de cet atelier », « C’est ma première fois d’utiliser un appareil photo, mais aujourd’hui je suis en mesure de faire des bonnes images pour mon musée » ont déclaré respectivement Mohamed Ali Srour du Musée de la Femme Henriette Bathily, Sénégal et Mbayam Kilaban, du Musée National du Tchad.
Organisé en collaboration avec la Direction du Patrimoine et du Développement Culturel du Congo (DPDC), l’atelier d’initiation à la photographie d’art et à la prise de vues dans les musées a connu la participation d’une dizaine de professionnels africains du patrimoine et de la photographie venus du Bénin, du Burkina Faso, de la RDC, du Congo, du Tchad et du Sénégal.
Il a pour but de combler le déficit de qualité des productions photographiques de la plupart des musées et sites patrimoniaux africains.
L’organisation de cette activité au Congo n’était pas fortuite ; il s’agissait aussi d’appuyer le projet « Guide illustré du patrimoine congolais », financé dans le cadre des appels à projet du programme Msd.


Appel à projet n°3
A la suite de l’appel à projets n°3 lancé en décembre 2007, le Secrétariat Msd a enregistré dix dossiers de projets (5 en français et 5 en anglais). Sept dossiers ont été présélectionnés et soumis au comité international de sélection. Les résultats de cette sélection sont attendus pour le 15 juillet 2008.

 


Museums in the Service of Development

Implementation of the Museums in the Service of Development programme-MSD is under way with the School-Museum workshop of Ouagadougou, the workshop on art photography and how to take pictures in a museum, which took place in Brazzaville, and the first results of the third selection committee of MSD projects, which is now in progress.

The Ouagadougou School-Museum workshop (7-11 April 2008)

The decentralised training session of Ouagadougou lies within the training process of the actors and partners of the School - Museum relationship. The meeting was organised in partnership with the National Museum of Burkina Faso
under the high patronage of Ms Odile Bounkoungou, Minister of Primary Education and Literacy Teaching of Burkina Faso. About thirty participants attended, specialists in cultural heritage and education, from Burkina Faso, Benin, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. The objective was to encourage teachers and heritage professionals to conceive and implement efficiently common pedagogic and cultural projects.
The participants succeeded in drawing up together six draft projects which take into account the offer of the Museum and the needs of the School. For the participants, these projects will be sources of inspiration and knowledge in the drawing up and implementation of collaborative projects on the one hand, and the dissemination of the received training on the other.

Brazzaville photography workshop (16-20 June 2008)

"With a dozen years' experience in photography, I thought that I had nothing more to learn... But I must say that I learnt a lot at this workshop", "It's the first time I’ve used a camera, but I’m now capable of taking good pictures for my museum" Mohamed Ali Srour of the Musée de la Femme Henriette Bathily, Senegal, and Mbayam Kilaban, from the National Museum of Chad, both agreed.

Organised in collaboration with the
Direction du Patrimoine et du Développement Culturel of Congo (DPDC), the workshop "Initiation to art photography and photography in museums" brought together about ten African heritage and photography professionals from Benin, Burkina Faso, DRC, Congo, Chad and Senegal.

The workshop's objective was to improve the quality of photographs produced by most African museums and sites. The organisation of this activity in Congo was not a random choice, since one of the objectives was also to support the Guide illustré du patrimoine congolais (Illustrated Guide of Congolese Heritage) project, which has been financed in the context of MSD call for projects.

3rd call for projects

Following the third call for projects in December 2007, the MSD Secretariat has received ten projects (five in French, 5 in English). Seven of them have been pre-selected and submitted to the international selection committee. The results of the selection are expected by 15th July 2008.

Territoires
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Landscapes

Sainte Anne du Fernan Vaz

Eglise Sainte AnneSituée dans le département d’Etimboué au Gabon, au bord d’une lagune de 70 kilomètres de long sur 30 km de large, l'église Sainte Anne du Fernan Vaz, aujourd’hui apparemment modeste, est riche d’histoire. L’EPA y a effectué courant 2007 une mission d’évaluation pour le bureau régional UNESCO.
L’église est un édifice métallique de lignes simples. A l’intérieur, les parois métalliques et le plafond sont doublés en bois. La maçonnerie est limitée aux fondations et au soubassement. Les circulations extérieures et le plancher bas sont carrelés. Le bâtiment est relativement bien conservé, mais il est nécessaire de faire des travaux de rénovation avant que la viabilité de l’édifice ne soit affectée. D’importants travaux de consolidation ont déjà été entrepris, notamment sur le clocher de l’église, par le Génie militaire gabonais et des corps d’armes français basés au Gabon.
L’église est une réalisation riche d’histoire : histoire des missions catholiques au Gabon, histoire personnelle d’un missionnaire, le Père Bichet, à qui la mère a offert en 1887 une église conçue par Gustave Eiffel, fabriquée dans des ateliers parisiens en pièces détachées et transportée jusqu’à son lieu actuel.
Grâce à son école, elle a été au cœur de la formation d’une partie importante des élites gabonaises originaires de Port-Gentil et région.
Vue d'Afrique et du Gabon en particulier, l’église Sainte Anne est exceptionnelle de par son histoire, son mode constructif et ses matériaux. Elle appartient très certainement à l’histoire de l’Eglise catholique du Gabon et d’Afrique si tant est que cette conscience patrimoniale existe. A ce titre, elle mérite très largement d’être inscrite sur la Liste indicative du Patrimoine mondial du Gabon.
Le site se prête bien à une forme de tourisme de mémoire et/ou de pèlerinage religieux. Mais ceci nécessite un travail de conception et de présentation du contenu.

 

Saint Anne of Fernan Vaz

Located in the Etimboué department of Gabon, on the banks of a lagoon 70 kilometres long and 30 kilometres wide, the unpretentious church of Saint Anne of the Fernan Vaz is rich in history. EPA carried out an evaluation mission there during 2007 on behalf of the UNESCO regional office.

The church is a simply constructed, metal building. Inside, the metal walls and ceiling are lined with wood. Masonry is limited to the foundations and the base. The outside perimeter and inside floor are tiled. The building is relatively well preserved but needs to be renovated before its viability is affected. Major reinforcement work has already been carried out, particularly on the steeple, by the Gabonese army and French armed forces based in Gabon.

The church is rich in history: the history of the Catholic missions of Gabon as well as the personal history of a missionary, Father Bichet, whose mother, in 1887, offered to provide him with a church. Designed by Gustave Eiffel, this was built in Parisian workshops in separate parts, transported by ship, assembled and erected where it now stands.

It was here, in this mission school, that a large part of the Gabonese elite from Port-Gentil and the surrounding area were educated.

From an African and particularly Gabonese perspective, the church of Saint Anne is exceptional from an historical point of view, and also from an architectural point of view, because of its structure and materials. It certainly belongs to the history of the Catholic Church in Gabon and Africa, if there is any awareness of this heritage. As such, it very much deserves to be listed on the Gabonese Indicative List of World Heritage.

The site is appropriate for a form of "memory tourism" and/or religious pilgrimage. But work has yet to be done for the design and presentation of content.

 

Évènement
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Event

Édition inaugurale des Gongs

L’EPA vient de lancer une importante initiative culturelle dénommée les Gongs et officialisée par une soirée de gala et de distinction au Centre Culturel Français de Cotonou le samedi 28 juin.
Cette initiative est née des réflexions autour de la Convention de 2003 de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel d’une part, et des travaux conduits pour la formation des acteurs culturels béninois organisée par l’EPA sur la demande du Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées-PSICD, d’autre part.

L’objectif des Gongs est double :
- dans l’esprit de la Convention de 2003, il est de détecter et d’accompagner les personnes ou institutions détentrices de savoir et de savoir-faire culturels ou artistiques remarquables afin d’assurer la sauvegarde et la transmission de ce pan important du patrimoine africain ;
- dans la suite des réflexions avec les acteurs culturels béninois, il est de contribuer à la structuration de la vie culturelle et artistique au Bénin en encourageant à terme, la mise en place de véritables saisons et d’un circuit interne de diffusion.

Les premiers Gongs ont été dédiés au théâtre béninois, véritable locomotive de la vie culturelle et artistique de ce pays. Ont été distingués 8 Passeurs, personnalités ou institutions reconnues pour avoir allumé, entretenu ou passé la flamme du théâtre ou permis son développement au Bénin.

La soirée, unanimement saluée et reconnue par le public béninois, les acteurs culturels et la presse, a fait salle comble au CCF de Cotonou. Un moment de grande émotion fut la remise de sa distinction à l’écrivain dramaturge Jean Pliya par le Ministre de la culture, le Dr S. Toleba.

Le hasard du calendrier a fait qu’Aimé Césaire qui vient de nous quitter aurait eu 95 ans le 26 juin. L’EPA a profité de cette édition inaugurale des Gongs pour rendre un Hommage Spécial à celui que nous tenons pour le plus grand éveilleur de conscience du Monde noir. « Le plus court chemin vers l’avenir passe par l’approfondissement du passé », avait-il dit un jour.


 

Launching of the Gongs

Jean Pliya & Dr. TolebaEPA has just launched a major cultural initiative called the Gongs. It was officially launched during a gala and awards ceremony at the French Cultural Centre of Cotonou, on Saturday 28th June.

This initiative originated from discussions around the 2003 UNESCO Convention for the safeguarding of intangible cultural heritage on the one hand, and work carried out during the training of Beninese cultural actors on behalf of the Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées-PSICD on the other hand.

The Gongs' objective is twofold:
- in the spirit of the 2003 Convention, the objective is to find and encourage people or institutions who possess remarkable cultural or artistic knowledge and know-how, in order to ensure the safeguarding and transmission of this important aspect of African cultural heritage;
- as a follow-up to previous discussions with Beninese cultural actors, it is to contribute in structuring the cultural and artistic life of Benin by encouraging, in the long term, the setting up of "seasons" and of an internal dissemination channel.

The first issue of the Gongs was dedicated to Beninese theatre, which acts as an incentive to the cultural and artistic life of this country. Eight "Transmitters" – personalities or institutions renowned for having ignited, maintained or transmitted the flame of theatre or helped its development in Benin – received awards.

The evening, which was unanimously acclaimed by the Beninese public, cultural actors and the media, attracted many people and the auditorium was full. One of the key moments was when Mr. Toleba, Minister of Culture, gave the award to the playwright Jean Pliya.

It so happens that Aimé Césaire, who died recently, would have been 95 on 26th June. EPA took the opportunity of the Gongs' launching evening to pay a Special Tribute to the person we consider to have been the greatest consciousness arouser of the Black World. "The shortest path to the future is the one that involves looking deeper into the past", he remarked one day.

 

Il nous a rendu visite
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He visited us


Sidiki BakabaSidiki Bakaba, directeur du palais de la Culture d'Abidjan, a visité l'EPA le 3 juillet 2008. Il a laissé ces mots : "Après le départ du père de famille, du patriarche, les héritiers se précipitent sur ce qu'il laisse derrière lui. Son or, son bien matériel, son argent et tout ce qui brille... Il reste le plus souvent le petit tabouret ou le siège sur lequel le père défunt s'asseyait. Seul le fils béni le protège, le lustre. Cet héritier béni est l'héritier spirituel.
Pour l'Afrique, vous l'EPA êtes cette providence, ce salut, cet espoir pour demain et toujours...
Merci ! Que le Tout Puissant veille sur votre mission et que les mânes des ancêtres vous accompagnent."



Sidiki Bakaba, director of the Palais de la Culture d'Abidjan (Palace of Culture of Abidjan), visited EPA on 3rd July 2008. He wrote these words in our guest book: "After the departure of the head of the family, of the patriarch, his heirs rush to get what he left behind. His gold, his material goods, his money and all that glitters... Very often the only thing that remains is the little stool or seat where the deceased father used to sit. Only the blessed son protects it, polishes it. This blessed son is his spiritual heir.
For Africa, you, EPA, are this providence, this salvation, this hope for tomorrow and always... Thank you! May the Almighty guard your mission and may the spirits of the ancestors accompany you."

 


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Rédaction : Alain Godonou, Anne Avaro, François Vianou, Ismailou Baldé, Osseni Souberou, Victoire Adegbidi.
Révision anglais/English editing: Michael Westlake. Photos : EPA, Charles Tossou.

© EPA 2008 - ISSN 1840-5630