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| Bonjour à tous
! Au sommaire de ce numéro : • Editorial
• L'invité
: Hugo
Houben
• Dossier
: Conférence Terra
2008 •
MSD
: travaux
d'extension de l'EPA
• Formations
: Licence
CMPC
• Partenariats
: convention
avec l'EITB
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Hello
to everyone! In this issue: • Editorial
• Our
Guest: Hugo
Houben
• Highlight: Terra
2008 conference
• MSD: building
of an extension at EPA
•
Training:
the CMPC
B.A.
• Partnerships:
collaborative
agreement with EITB
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Editorial |
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Editorial |
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Alain
Godonou, Directeur de l'EPA
Le
11 novembre prochain l’EPA aura
10 ans, âge délicat pour une institution
dit-on.
10 années durant lesquelles, de périphérique,
l’EPA est devenue une institution centrale par
la qualité de sa présence. Résultat
impressionnant ; autant de travail
surtout, mais il reste encore
beaucoup à faire et nous continuons…
« L’obsession
de la moisson et l’indifférence à l’histoire
sont les deux extrémités de mon arc » a écrit
René Char.
Pour
nous aussi, le temps de la moisson est précédé du temps
de l’obsession ; et sans être prisonniers
de l’histoire, nous avons la prétention
d’être des passeurs : Passeurs entre l’Afrique
d’hier et celle d’aujourd’hui et
de demain, entre ceux d’ici et ceux d’ailleurs.
Au fond, c’est à cela que nous voulons être
appréciés.
Merci
pour votre soutien et bonne lecture de ce 20ème
numéro !
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A
message from the Director of EPA
On
11th November 2008, EPA will be ten years old, a
tricky age for an institution, it is said. Ten
years during which EPA changed from being a peripheral
institution to a central one through the quality
of its intervention.
An impressive result, the consequence of a lot
of work. But there is still a lot to do and we go
on.
"An
obsession with the harvest and indifference to
history are the two extremities of my bow",
wrote the French poet René Char.
For
us too, the time of harvest is preceded by the
time of obsession. And without being prisoners of
history we have the ambition to be transmitters:
transmitters between the Africa of yesterday and
the Africa of today and tomorrow, between people
of here and people elsewhere. That is what we would
like to be appreciated for.
Thank
you for your support and enjoy reading the 20th issue
of our Newsletter!
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L'invité |
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Our
Guest
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Hugo
Houben
Hugo
Houben est ingénieur physicien, chercheur à l’Ecole
Nationale Supérieure d’Architecture
de Grenoble, membre fondateur du laboratoire CRATerre
et responsable du thème « Connaissances
scientifiques et techniques ». Formateur depuis
30 ans, sa carrière est très largement
dédiée à la « terre ».
Il est auteur et coauteur de nombreux articles et
ouvrages de référence dont le « Traité de
construction en terre » traduit dans plusieurs
langues. Nous l’avons rencontré à Bamako,
lors de la conférence Terra 2008.
L’Afrique accueille
pour la première fois la conférence internationale
sur l’étude et la conservation du patrimoine
bâti en terre (TERRA 2008). Quelles réflexions
vous inspire cette 10ème édition ici à Bamako?
D’abord, c’est quelque chose
d’extraordinaire de l’avoir en Afrique. Qui
aurait rêvé il y a dix ans que cette conférence
viendrait en Afrique ? Je suis extrêmement content
surtout qu’il y a un fond maintenant pour le faire
: AFRICA 2009, l’EPA et son équivalent anglophone.
C’est donc légitime et cela ne pouvait qu'être
apprécié. La deuxième
chose, c’est que dans cet événement
particulier, il y a un énorme volet sur la continuité culturelle.
C’est une problématique qui est apparue
il ya dix ou quinze ans et sur laquelle tous ceux qui
ont réfléchi ont peut-être trouvé des
voies théoriques. Alors qu’ici,
avec les projets de Djenné et de Bandiagara qui
nous ont été montrés, on voit qu’il
y a des balbutiements. Maintenant il faut travailler énormément
pour les insérer dans la durée.
L'évolution est déjà en cours
et il faut aller au-delà de la tradition
dans certains cas pour passer en milieu urbain. Evidemment,
quand on parle de Djenné, on est en milieu urbain,
mais je parle des grandes capitales comme Bamako. J’ai
beaucoup d’espoir
que ça va prendre. L’autre chose, c’est
que jamais je n’ai entendu dans l’une des
conférences TERRA précédentes autant
souligner qu’il n’y a "pas de conservation
de l’architecture en terre sans transmission
des connaissances traditionnelles". Pas de tradition
de conservation de l’architecture
sans l’implication totale de la population à qui ça
appartient. Ce sont des choses très fortes qui
existaient dans les cours et les discours et qui passent
maintenant à la pratique.
Vous
avez expliqué que vous êtes
passé de deux axes de travail – un axe sur
la construction et un autre sur la conservation du patrimoine – à un
seul axe de travail. Comment avez-vous procédé à la
fusion pour n’avoir qu’une seule perspective
?
Je pense que nous n’avons pas encore
totalement réussi. La problématique vient
des cours PAT (Préservation de l'Architecture
de Terre) dont la dernière édition
a été formidablement bien organisée.
Les techniques utilisées dans ce domaine
(le matériau terre, les
techniques, les essais de laboratoire) qui sont basées
sur les connaissances véhiculées par CRATerre
depuis vingt ans, sont des techniques modernes malgré leur
implication dans la conservation. Je peux faire des adobes
aujourd’hui mais je dois les incorporer dans un
mur qui a mille ans ou deux mille ans. Est-ce que j’ai
le droit de le faire ? Je connais bien la technologie
des blocs de terre comprimée. Est-ce qu’un
conservateur doit apprendre à faire des blocs
de terre comprimée ? Est-ce qu’on doit lui
apprendre à faire du pisé aujourd’hui
alors qu’il y a huit mille ans on le faisait autrement
? Donc toute notre connaissance est d’aujourd’hui,
c’est-à-dire qu’elle vient de la construction
contemporaine. En fait les différentes étapes
du cycle de vie qui va de la pédogenèse,
la géologie, la carrière jusqu’à l’architecture
sont très bien connues et se transmettent très
bien. Mais le conservateur qui
se trouve devant un bâtiment qui a deux mille ans
ou trois mille ans réfléchit dans l’autre
sens. Comment est-il construit ? Quelle est sa structure
? Quels étaient les matériaux, la matière… ?
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Hugo
Houben
Hugo
Houben, a physical engineer, is a researcher at the Ecole
Nationale Supérieure d’Architecture
of Grenoble (France), and founding member
of the CRATerre laboratory where he heads the
"scientific and technical knowledge" team.
He has been teaching for 30 years and his career has
been largely devoted to "earth". He is the author and
co-author of many articles and books, including Traité de
construction en terre, which
has been translated into several languages. We met
him in Bamako, during the Terra 2008 conference.
Africa is host for the first time
to the international conference on the study and
preservation of earthen architecture (TERRA 2008).
What do you think of this?
First of all, I think that it is really great to
have it in Africa.
Who would have dreamt of it ten years ago? I am really pleased particularly
since there are now partners to help us: Africa 2009,
EPA and its Anglophone equivalent. It is legitimate
and cannot be but appreciated. The second thing is
that in this particular issue, there is an enormous
part dedicated to cultural continuity. It is an issue
which arose ten or fifteen years ago and for which
all those who have worked on it may have found theoretical
answers. Whereas here, with the examples of Djenné
and Bandiagara which have been shown to us, we can
see that there are real beginnings. Now we
must work hard to make them permanent. Progress is
already being made and we must go beyond tradition
in some cases to transfer it to urban contexts.
Of course when we talk about Djenné we are
in an urban context, but I am speaking of large capital
cities like Bamako. I have high hopes that it will
work.
The
other thing is that I have never heard so much
said in any preceding TERRA
conference about the fact that "there is no conservation of
earthen architecture without transmission of traditional
knowledge". No architectural conservation
tradition without the total commitment of the culture
to whom
the architecture belongs. These are very important
things that were taught and discussed, but are
now being put into practice.
You explained that you went
from two main lines of work - one on building,
and one
on conservation of cultural heritage, to one line
of work. How did you merge these in order to have
only one perspective?
I think that we have not yet totally succeeded.
The issue comes from the PAT courses (Preservation of Earthen Architecture)
the last one of which was incredibly well organised.
The techniques used in this area (the earthen materials,
various techniques, laboratory tests) which are based
on the knowledge disseminated by CRATerre for the
past twenty years, are modern techniques despite their
use in conservation. I can make adobe today, but
I have to insert it into a wall which is a thousand
or two thousand years old. Do I have the right to do
it? I know the technique for making compressed earth
blocks. Should
a conservator
learn to make compressed earth blocks? Should he
be taught to make blocks of compressed earth today
when eight thousand years ago they were made differently?
All
our knowledge
is of today, that is to say it comes from contemporary
building. In fact, the different steps of life cycle
which go from pedogenesis, to geology, to quarrying
and then to architecture are very well known and easily
transmittable. But the conservator who is confronted
with a two or three thousand year old building thinks
differently. How is it built? What is its structure?
What were the materials?
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Dossier |
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Highlight |
La
conférence Terra 2008
La
10ème Conférence internationale sur
l’étude et la conservation du patrimoine
bâti en terre, Terra 2008, s’est tenue à Bamako
du 1er au 5 février, avec environ 450 participants
venus du monde entier, des présentations et
des discussions très riches, une atmosphère à la
fois chaleureuse et studieuse. Nous tenons à dire
ici notre admiration à tous ceux qui ont relevé ce
défi.
Reconnaissance
spéciale à Jeanne Marie Teutonico, de
la GCI, Klessigué Sanogo, DPC Mali, Joseph King
de l’ICCROM, Lazare Eloundou du Centre du patrimoine
mondial UNESCO, Thierry Geoffroy de CRATerre, à leurs équipes
et à tous les travailleurs de l’ombre.
Mille mercis !
Quelques
opinions sur la conférence Terra 2008 :
" Selon
ce que j’ai entendu des participants eux-mêmes,
tout le monde était très content,
heureux d’avoir eu un échange assez
fructueux avec autant d’experts. Malheureusement,
ils ont tous déploré le temps qui
n’a pas été suffisant ; mais
c’est toujours le problème de ce genre
de conférence ; espérons que l’organisation
de la prochaine conférence Terra ne mettra
pas autant de temps que la dernière, quatre
voire cinq ans… "
Jana Weydt, Consultante, Centre du patrimoine mondial, UNESCO
" La
conférence s’est bien déroulée,
que ce soit du point de vue organisation que du point
de vue déroulement des travaux. A part que
les exposés étaient nombreux par rapport
au temps imparti aux échanges. "
Jean Butoto, Institut des musées nationaux, Rwanda
" C’est
une occasion exceptionnelle pour les archéologues,
les architectes, les chercheurs de tous ordres, de
se rencontrer, d’apprendre, d’échanger
et puis de présenter leurs travaux. C’est
une occasion qu’il ne faut surtout pas rater
et qui nous a également permis de faire le
point des richesses sur l’architecture de terre
en Afrique et de façon générale
dans le monde entier... "
Hélène Kienon-Kaboré, Chef Dépt. Archéologie,
Université de Cocody, Côte d'Ivoire
" Toute
l’équipe d’organisation et moi-même
sommes tellement heureux que cette 10ème
conférence Terra 2008 ait lieu au Mali, en
Afrique de l’Ouest. Nous sommes heureux de
cette grande participation africaine. Nous sommes
satisfaits aussi de toutes les contributions qu’il
y a eu de la part de l’Afrique et des autres
continents. Nous ne regrettons pas d’avoir
organisé pour la première fois la Conférence
TERRA en Afrique ; bien au contraire c’est
une satisfaction pour nous organisateurs, un succès
et un pari gagné pour l’Afrique. "
Leslie Rainer, Project Specialist, Getty Conservation Institute, USA
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The
Terra 2008 conference
The
10th International Conference on the Study and Conservation
of Earthen Architectural Heritage, Terra 2008, took
place in Bamako, Mali, from February 1 to 5, with
about 450 participants from around the world,
thought-provoking presentations and discussions,
and a warm and studious atmosphere. We would like
to express our admiration to all those who took up
this
challenge.
Special
thanks to Jeanne Marie Teutonico, from GCI, Klessigué Sanogo,
Cultural Heritage Director of Mali, Joseph King from
ICCROM, Lazare Eloundou from the World Heritage Centre
of UNESCO, Thierry Geoffroy from CRATerre, and their
teams and to all those who worked in the background.
Many thanks!
Some opinions
on the Terra 2008 conference:
"According
to what I have heard from the participants themselves,
everyone was very pleased, happy to have had fruitful
exchanges with
so many experts. Unfortunately, they all regretted
that there was insufficient time. But that is always
the problem with this sort of conference. Lets hope
that
the organisation of the next Terra conference will
not take so much time as this one, four or even five
years..."
Jana
Weydt, Consultant, World Heritage Centre, UNESCO
"The
conference was a success, both from the organisational
point of view and in terms of content. Except
that there were too many presentations compared
to discussions."
Jean Butoto, Institut des musées nationaux, Rwanda
"It
is an exceptional opportunity for archaeologists,
architects, researchers from every discipline, to
meet, learn, discuss and present their work. It is
an opportunity not to be missed and which also enabled
us to get an overview of the treasures of earthen
architecture in Africa and in the world..."
Hélène Kienon-Kaboré, Head Dept. Archaeology, University
of Cocody, Côte d'Ivoire
"The
whole organisation
team and myself are so happy that this tenth Terra 2008
conference took place in Mali,
in West Africa. We are pleased with the extent
of African participation. We are also satisfied
with the papers given by Africans and professionals
from other continents. We do not regret having organised
the TERRA conference in Africa for the first time,
on the contrary, it has given great satisfaction
to the organisers, and has been a success and a wager that
paid off for Africa."
Leslie Rainer, Project Specialist, Getty Conservation Institute, USA
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MSD
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MSD
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Travaux
d'extension de l'EPA
L’unique
salle de formation dont dispose l’EPA actuellement
a une capacité maximum
de 18 participants en session de formation professionnelle,
et ne dépasse guère une trentaine de
personnes en situation de réunion
professionnelle. Dans le but d’augmenter ses
capacités d’accueil et de renforcer ainsi
son rôle régional panafricain, l’EPA
a décidé de construire sur le site qu’elle
occupe, une extension comportant une salle polyvalente
de formation et de conférence d’une capacité de
130 personnes et divisible en trois parties d’une
superficie de 200m², locaux annexes compris,
et des bureaux d’une superficie de 200m².
Situé dans le centre historique colonial de
la ville de Porto-Novo, le site de l’EPA est
soumis aux contraintes de la zone de protection du
patrimoine, telle que définies par les lois
béninoises. La conception des nouveaux aménagements,
confiée à un cabinet d’architectes
spécialisé respecte ces contraintes :
l’architecture coloniale est conservée
et le bâtiment de deux étages, d’une
superficie totale de 700m² respecte l’esprit
des lieux.
Le
coût total estimé des travaux est
de 400 000 Euros. La conception et la réalisation
du gros oeuvre d’un montant de 180 000 Euros
sont financées par la Coopération française
par le biais du programme « les Musées
au service du développement-Msd ».
Démarré en septembre 2007, le bâtiment
pourrait être achevé fin 2008 si la totalité du
financement est mobilisée.
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Building
of an extension at EPA
The
only classroom at EPA has a maximum capacity of 18
participants for professional training, and is limited
to around thirty people for meetings. In order to
increase its hosting capacities
and thereby to reinforce its regional pan-African
role, EPA has decided to build on its site an extension
containing a multipurpose training and conference
room with a capacity of 130 people, which can
be divided into three parts with a surface area of
200 m² annex premises included, and
offices with a surface area of
200 m².
Located
in the historic colonial centre of the city of Porto-Novo,
the site occupied by EPA is subject to constraints
linked to the heritage protection area as defined
by Beninese laws. The design of the new
premises, placed in the hands of a specialised architects'
office, respects these constraints: the colonial
architecture
is preserved and the two storey building, with a
total surface area of 700 m² is intune with
the spirit of the place.
The
total cost of the project is 400,000 euro. The design
and construction of the shell of the building, for
a cost of 180,000 euro are financed by the French
Ministry
of Foreign Affairs through the "Museums
in the service of development" programme.
The
construction work started in September 2007, and
the building could be finished and equipped by the
end
of 2008, funds
permitting.
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Formations |
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Training |
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La
Licence CMPC
Fruit
d’un partenariat entre le
Centre National d’Enseignement à Distance
- Cned (France), l’Université de Provence
Aix-Marseille 1 et l’Ecole du Patrimoine Africain-
EPA, signé le
22 février 2005, la Licence professsionnelle Conception
et mise en œuvre de projets culturels (CMPC) fournit
une formation de niveau Bac + 3.
Ce
diplôme, délivré par l’Université de
Provence, répond aux besoins de l’EPA et
de son réseau africain en cadres de haut niveau
en médiation culturelle. Sa préparation
se fait principalement à distance, sur la plate
forme Campuscultura du Cned au départ, puis aujourd’hui
sur la plate forme Claroline de l’Université de
Provence.
Cette deuxième promotion a été lancée
le 25 juin 2007 au cours du 1er regroupement supervisé par
Catherine Saadoun, actuelle responsable de cette licence à l’Université de
Provence.
Douze
apprenants appelés à renforcer l’action
des huit lauréats de la promotion précédente
dans la mise en œuvre du « Programme les musées
au service du développement-Msd » de l’EPA,
ont été inscrits au titre de l’année
universitaire 2007-2008. Ils suivent régulièrement
les enseignements tant sur la plate forme Claroline que
pendant les regroupements comme le prévoit l’organisation
pédagogique. Aussi, ont-ils activement participé
du 17 au 31 mars 2008 à l’EPA,
au 2ème regroupement supervisé par Gilles
Suzanne, Directeur de la formation à l’Université de
Provence.
Provenant de cinq pays africains (Bénin, Burkina
Faso, Cameroun, Congo, Sénégal), ces étudiants
sélectionnés dans le réseau EPA
des professionnels du patrimoine, suivent au cours
de ce regroupement des enseignements intensifs en présence
et des examens finaux. Cette licence professionnelle
s’adresse aux professionnels en activité,
l’EPA ayant focalisé son action sur la
formation continue.
Cette
promotion a bénéficié de
l’appui financier du FSP (Fonds de Solidarité Prioritaire)
du Ministère français des Affaires étrangères
par le biais du programme les Musées au service
du développement-Msd.
Le terme et la clôture de cette session étant
fixés pour septembre 2008 à l’issue
des soutenances publiques des dossiers de projet, la
campagne pour la troisième promotion sera ouverte
en juillet 2008.
Sont vivement attendues les candidatures des professionnels
du patrimoine en service dans le réseau EPA et
remplissant les conditions requises (DEUG ou niveau BAC+2
en Histoire de l’art, Musicologie, Théâtre,
Arts plastiques, Danse, Photographie, Lettres modernes
ou classiques….).
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The
CMPC B.A.
The
professional BA in "Designing and implementing cultural
projects" was the result of an agreement between the
Centre National d’Enseignement à Distance
- Cned (France), University of
Provence Aix-Marseille 1 and the Ecole du Patrimoine
Africain- EPA, signed on 22 February 2005.
This degree, issued by the University
of Provence, meets the needs of EPA and its African network
of high level professionals in cultural outreach. It
is mainly a distance learning programme, initially on
the Cned's Campuscultura platform and now transferred
to the University of Provence's platform, Claroline.
Following
the Gaël
de Guichen pilot year, the second year programme, named
after Jean-Charles Berardi, started
courses on 25 June 2007 for an initial group of students
supervised by Catherine Saadoun, the current coordinator
of this BA programme at the University of Provence.
Twelve students registered for the 2007-2008 university
year, to provide support for the eight students who
graduated from the pilot year. They regularly
follow the courses
in the distance learning programme as well as participating
in the group sessions. They aslo took an active part
in the second group session supervised by Gilles Suzanne,
Training Officer at the University of Provence, held
at EPA from March 17 to 31st.
Ccoming
from five African countries (Benin, Burkina Faso,
Cameroon, Congo,
Senegal), the students, selected
from
the EPA network of professionals, follow intensive
courses during this group session which will conclude
with final
exams. This professional BA is intended for professionals
in employment, since EPA wants to focus its action
on continuous training.
This scheme has been sponsored by the French Ministry
of Foreign Affairs' FSP (Fonds de Solidarité Prioritaire)
through the Museums at the Service of Development Programme
- MSD.
The current training session finishes in September
2008, when the dissertations will be presented.
The campaign
for a third year will start in July 2008. We
are much looking forward to applications
from heritage
professionals
working in the EPA network who fulfill the admission
criteria (undergraduate two-year diploma – DEUG
or equivalent – or two years post-high-school graduation
study in History of Arts, Musicology, Theatre, Arts,
Dance, Photography, Modern or Classical Literature, etc.).
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Partenariats
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Partnerships
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Convention
avec l’EITB
Le
17 janvier, l’Ecole Internationale du Théâtre
du Bénin-EITB et l’Ecole du Patrimoine Africain-EPA
ont signé une convention cadre de partenariat.
Par cette convention, l’EITB et l’EPA ont
convenu de développer une coopération technique
et professionnelle dans les domaines communs à leurs
missions respectives, en particulier pour le développement
culturel en Afrique.
Cette coopération concerne surtout la formation,
l’accompagnement des acteurs
culturels, à travers l’échange et/ou
le partage de leurs ressources respectives, la recherche
en développement culturel, les études et
la gestion des projets nationaux et régionaux,
la conservation et la valorisation du patrimoine traditionnel
et contemporain africain.
Un
programme de travail pour la période 2008-2009
accompagne la convention. Il comporte l’appui de
l'EPA aux formations de l’EITB et l’appui
de l’EITB à l’animation des musées
et autres espaces culturels du réseau EPA.
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Collaborative
agreement with EITB
On
January 17th, the Ecole
Internationale du Théâtre du Bénin-EITB (International
Theater School of Benin) and the Ecole du Patrimoine
Africain-EPA,
signed a collaborative agreement.
Through
this agreement, EITB and EPA agreed to develop a
technical and professional cooperation in
the common areas of their respective missions, in
particular for cultural development in Africa.
This cooperation concerns especially training, support
for cultural practitioners through exchanges and/or
the sharing of their respective resources,
research in cultural development, studies and management
of national and regional projects, conservation and
promotion of traditional and contemporary African
cultural heritage.
A
work schedule was drawn up for the 2008-2009 period
in conjunction with
the agreement. It includes EPA support for
EITB training sessions, and EITB support for
EPA in outreach activities in museums
and other cultural institutions in the EPA network.
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Rédaction
: Alain Godonou, Anne Avaro, Firmin Nounagnon, Rodrigue
Kessou, Rosemonde Michaï, Titane Galer.
Photos : EPA.
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© EPA
2008 - ISSN 1840-5630
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