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| Bonjour à tous
! Au sommaire de ce numéro : • Editorial
• L'invité
: Silvio
Marconi
• Le
Msd : de
Ouagadougou à Libreville
• Territoires
et Patrimoines : chantier-école
• Ils
nous ont rendu visite
• Hommage à Cesare
Brandi
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Hello
to everyone! In this issue: • Editorial
• Our
Guest: Silvio
Marconi
• The
Msd: from Ouagadougou to Libreville
• Landscapes
and Heritage: work in progress
• They
visited us
• Homage to
Cesare Brandi
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Editorial |
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Editorial |
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Alain
Godonou, Directeur de l'EPA
Chers
amis,
Dans
ce 17ème numéro de notre revue, nous
donnons la parole à Silvio Marconi qui a travaillé avec
nous il y a peu. C’est un observateur averti
du « tourisme culturel » qui nous appelle à la
vigilance dans un domaine où les déviances
et les mauvaises surprises pourraient prendre le
dessus si nous n’y prenons garde. Le débat
est ouvert et nous attendons vos réactions
!
«
Les Musées au service du développement »-Msd
et la réhabilitation de la Maison Migan sont
nos deux principaux chantiers dont nous vous rendons
compte : que de chemins parcourus !
Le ROCARE nous a rendu visite et nous avons appris,
réciproquement, que nous partagions beaucoup
de valeurs.
Nous ne pouvions pas boucler ce numéro sans
nous associer aux manifestations du centenaire de Cesare
Brandi qui a tant apporté à notre profession
de gens du patrimoine.
Bonne lecture et bonnes vacances à ceux qui
partent bientôt.
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A
message from the Director of EPA
Dear
friends,
In
this 17th issue of our Newsletter, Silvio Marconi,
who has recently worked with us, gives us his views.
He is a keen observer of "cultural tourism" – which
calls for vigilance in an area where deviance and
unpleasant surprises could have the better of us
if we are not careful. The debate is open and we
are waiting for your reactions!
The "Museums at the service of development"-Msd programme and the
rehabilitation of the Migan building are our two main activities in progress.
We give you an update here: much progress has been made!
The ERNWACA visited us and we found that we shared many values.
We cannot close this issue without participating in the celebration of the
centenary of Cesare Brandi who brought so much to our profession.
Enjoy your reading and, if you are soon off on holiday, we hope you have a
great time.
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L'invité |
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Our
Guest
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Silvio
Marconi
Silvio
Marconi est anthropologue et ingénieur en
génie civil. Son travail dans la coopération
au développement
(Sénégal, Palestine, Salvador, Nicaragua,
Tunisie, Ghana, Ouganda, Rwanda, Jordanie, Ethiopie,
Bangladesh),
dans la recherche anthropologique (Cuba, Maroc, Egypte,
Espagne, Tunisie, Italie, France, Jordanie) et dans
les domaines interculturels (Italie et France)
est surtout consacré aux questions
de corrélations entre les peuples et à
la valorisation du patrimoine culturel matériel
et immatériel.
Silvio Marconi est auteur de plusieurs livres, essais
et articles.
1.
Monsieur Marconi, aujourd’hui les Etats
africains attendent beaucoup du tourisme culturel dans
leur processus de développement. Quels sont
selon vous, les enjeux et les défis de ce tourisme
sur lequel ils fondent tout leur espoir ?
Le tourisme culturel est sûrement l’une
des possibilités de développement non
pas seulement des Etats africains mais aussi de tous
les pays du monde dans les prochaines 10 – 15
années […] [Donc] à mon avis, le
tourisme culturel est un défi […] et dans
le cas spécifique des pays d’Afrique,
c’est le résultat d’un processus
qui nécessite la réhabilitation et la
mise en valeur du patrimoine culturel. Il faut une
approche transfrontalière, internationale et
même intercontinentale parce que jusqu’aux
prochaines cinquante années, il n’y aura
pas un vrai marché de tourisme culturel à l’intérieur
de l’Afrique. C'est-à-dire que les Africains
qui auront de l’argent pour faire du tourisme
culturel seront très peu nombreux. Donc, le
tourisme culturel africain doit s’appuyer sur
le tourisme en provenance d’Europe, d’Amérique
et d’Asie.
Et ce tourisme allochtone possède des modes
opératoires différents parce que bien
sûr pour un Afro-américain, un Hollandais
ou un Japonais, l’intérêt pour un
voyage en Afrique est complètement différent.
[…]
2. Qu’en est-il des pièges
du tourisme ?
Tout tourisme comporte des pièges même
en Europe et aux Etats-Unis.
Le tourisme comporte à mon avis trois sortes de
pièges.
- Le premier danger, c’est lorsque le tourisme
devient le centre de focalisation de l’attention
de la communauté. A partir de cet instant, ce
que cette communauté produisait pour sa propre
consommation identitaire sera dupliqué d’une
manière ou d’une autre pour le touriste.
L’artisanat par exemple va devenir souvenir. Et
quand l’artisanat devient un souvenir, sa fonction
liminaire meurt.
Alors si une statuette de 45 cm représentant un
ancêtre se transforme en objet souvenir, elle n’est
plus une statuette sacrée, ni religieuse car désacralisée
par la reproduction un peu en série. Cela signifie
que les petits enfants de cet ancêtre ne vont jamais
reconnaître la sacralité de ces objets parce
qu’ils les voient dans les petits marchés
ou dans les aéroports.
- Le deuxième danger, c’est
le tourisme sexuel.
Plusieurs fois la tradition a été utilisée
et réinventée pour donner aux Européens,
aux Américains et aux non Africains, l’image
de l’Africain toujours sauvage, de l’Africain
nu, de l’Africain, homme ou femme à l’état
nature et qui peut offrir le sexe librement sans règle.
C’est bien sûr du racisme ! C’est aussi
une idéologie sexiste qui permet de justifier
l’exploitation sauvage de réseaux de pédophilie,
de pornographie et de tourisme sexuel.
Ainsi, la pauvreté peut obliger une personne à se
prostituer ou à pratiquer la prostitution et s’il
y a des touristes qui en font la demande, il y aura bien
sûr l’offre.
- Le troisième danger découle du tourisme
qui bâtit des identités fausses, des mensonges
identitaires. Nous savons en Europe, en Afrique et dans
d’autres continents quels sont les dangers des
fausses identités. C’est par exemple la
guerre, la violence, le génocide…
Nous connaissons la situation du Rwanda où on
a bâti deux identités Hutu et Tutsi qui
n’existaient pas. Nous connaissons en Europe une
situation pareille dans l’ex-Yougoslavie avec la
Croatie et la Slovénie.
Et dans ce cas-là, le tourisme et même la
mise en valeur du patrimoine, s’ils sont faits
dans l’intention de créer des identités
fausses peuvent être aussi très dangereux.
Lorsqu’on agite ces fausses identités en
provoquant par exemple des conflits entre Yoruba et
Gun et entre musulmans et chrétiens à des
fins politiques, en organisant des festivals folkloriques
mensongers et en transmettant des messages mensongers
aux enfants, on sème la pomme de la discorde.
Après une génération, ces mensonges
vont devenir réalité. Et s’il n’existait
pas de rivalité entre groupe ethniques, des rivalités
vont apparaître. Et si les rivalités existaient
mais latentes, elles vont éclater et devenir ingérables.
Alors les politiciens, les forces économiques
et mêmes les puissances étrangères
vont s’en servir pour faire éclater un Etat.
C’est le troisième danger.
Merci.
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Silvio Marconi
Silvio
Marconi is an anthropologist and a civil engineer.
His work, in the area of cooperation for development
(Senegal, Palestine, El Salvador, Nicaragua, Tunisia,
Ghana, Uganda, Rwanda, Jordan, Ethiopia, Bangladesh),
in anthropological research (Cuba, Morocco, Egypt,
Spain, Tunisia, Italy, France, Jordan), and in the
area of Interculture (Italy and France) is mainly dedicated
to cultural relations between peoples and the enhancement
of tangible and intangible cultural heritage.
Silvio
Marconi has written various books, essays and articles.
1.
Mr. Marconi, African states today expect a lot from
cultural tourism in their development process.
In your opinion, what are the stakes and challenges
of this kind of tourism, on which they invest so
much hope?
Cultural tourism is one of the ways towards
development, not only for African countries but for all
the countries
of the world in the next 10 to 15 years [...] [So] in my
opinion, cultural tourism is a challenge [...] and particularly
for African countries. It is the result of a process which
involves the rehabilitation and enhancement of cultural
heritage. A cross boarder approach is necessary, as well
as international or even intercontinental one, because
over the next fifty years there will not be a real market
for cultural tourism within Africa itself. What I means
is, that there are unlikely to be many Africans with enough
money to engage in cultural tourism. So African cultural
tourism has to depend on tourism coming from Europe, America
and Asia.
And this foreign tourism has different ways
of operating. Because a journey to Africa means something
very different to an African-American, a Dutch person,
or a Japanese. [...]
2.
What about the dangers of tourism?
Every form of tourism has its risks, even in Europe
or the United States.
In my view, there are three sorts
of dangers.
- The first danger is when tourism becomes
the centre of attention of the community. At this point,
what that community used to produce for its own identity-related
consumption will be duplicated in one way or another
for tourists. Arts and crafts artefacts will become
souvenirs. And when arts and crafts becomes souvenirs,
its primary function disappears.
So if a 45-cm statue
representing an ancestor becomes a souvenir object,
it is no longer a sacred or religious object, because
it has been desacralized by mass reproduction. This
means that the grandchildren of this ancestor will
never recognise the sacredness of these objects, because
they only see them in markets or airports.
- The second danger is sexual tourism.
Many times tradition has been used or re-invented to give
Europeans, Americans and non-Africans in general an image
of an always "wild" African, the naked African,
the African, man or woman, in his/her natural state who
can provide sex freely, without rules.
This is racism of course! It is also a sexist ideology which enables the ruthless
network of paedophilia, pornography and sexual tourism to be justified.
Hence poverty can drive someone into prostitution or to prostitute themselves,
and if there are tourists with the demand, there will of course be a supply.
-
The third danger comes from tourism that can create
false ideas, and identity-related lies. We know in
Europe, Africa and other continents what the dangers
of false identities are. They lead to war, violence
and genocide...
We know the situation in Rwanda where separate Hutu and
Tutsi identities where created, which did not exist before.
In Europe the same situation exists in ex-Yugoslavia with
Croatia and Slovenia.
And here, tourism and even the enhancement of cultural
heritage, if they are done with the intention of creating
false identities, can also be very dangerous. When one
disseminates these false identities by provoking conflicts
between Yoruba
and Gun for example, and between Muslims and Christians
for political reasons, or by organising phony folk festivals
or by transmitting mendacious messages to children, discord
results. In a single generation, these falsehoods will
become a reality. And if there was no rivalry between ethnic
groups, rivalry will appear. And if concealed rivalry existed
it will explode and become unmanageable.
Then politicians, economic forces and even foreign powers
will use that rivalry to cause a state to disintegrate.
That is the third danger.
Thank
you.
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Le
MSD
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The
MSD
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De Ouagadougou à Libreville, les premiers
acquis
La
mise en œuvre du programme « Les musées
au service du développement »-Msd a
connu des avancées significatives avec deux
rencontres majeures à Ouagadougou
du 02 au 06 avril, puis à Libreville, du 4
au 8 juin 2007.
Les résultats déjà obtenus, conformes
aux objectifs fixés, sont assez encourageants.
A preuve, le renforcement de la coopération
recherchée
entre les professionnels des musées et les acteurs
clés du monde de l’éducation pour
une meilleure appropriation du patrimoine culturel
par les enfants africains est en marche. En témoignent
le niveau de la participation des acteurs de l’Ecole
(directeurs d'instituts pédagogiques nationaux,
inspecteurs d’enseignement, animateurs pédagogiques,
etc.) et la qualité de leur contribution à la
question de l’éducation culturelle en
Afrique. En particulier la réunion de Libreville
a proposé des outils concrets de travail :
- un plan relativement élaboré pour la
formation continue des enseignants à la maîtrise
des classes patrimoines ;
- deux cadres conceptuels pour les activités
visites de musée avec des approches du travail
sur les masques et sur les contes, deux composantes
constitutives et transversales du patrimoine africain
dont les qualités en tant que concentrés
de culture ont été soulignées.
Le fait que ces deux réunions aient chaque fois
bénéficié d’un double parrainage,
ministres en charge de la culture et de l’éducation,
est un signe annonciateur du partenariat actif et formel
qui a été suggéré entre
ces deux tutelles et pour lequel un document type a été élaboré, à charge
pour chaque pays de le décliner selon ses particularités.
Il faut ajouter qu’à ces rencontres
qui ont rassemblé près de 70 professionnels
de 12 pays, venus du monde des musées et de
celui de l’éducation, une place a toujours été faite
aux musées privés et/ou communautaires
qui exercent de fait une mission de service public.
Remerciements particuliers à :
- Mesdames Aline Koala, Ministre de la Culture, des
Arts et du Tourisme et Marie Odile Bonkoungou, Ministre
de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation,
Burkina Faso
- Madame Blandine Marundu, Ministre de la Culture
et des Arts et Monsieur Michel Menga, Ministre de
l’Education
Nationale, de l’Instruction Civique, chargé de
l’Education Populaire, Gabon
- Madame Marie-Hélène Mathey-Boo, DG
CICIBA et son équipe
- Mme Alimata Tanly Sawadogo, Directrice générale
du Musée national du Faso et son équipe
- M. Ludovic Obiang, directeur du Musée des
Arts et Traditions du Gabon et son équipe
- M. Christian Grégoire Epouma, Secrétaire
permanent de la FAPE (Fédération Africaine des Associations
des Parents d'Elèves et Etudiants).
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From
Ougadougou to Libreville, the first fruit
The
implementation of the "Museums at the service of
development" programme (Msd) has been extended by
two major meetings: one in Ouagadougou, from April
2 to 6, then one in Libreville, from June 4 to 8,
2007.
The results already achieved, in accordance with the objectives,
are very encouraging.For example, the necessary cooperation
between museum professionals and key actors of the educational
world in order to enable African children to better know
their cultural heritage is now under way. Testifying to
this is the high level of participation of actors from
the School sector (directors of national pedagogical institutes,
inspectors, teachers, etc.) and the quality of their contribution
to the question of cultural education in Africa.
The Libreville meeting in particular suggested concrete
working tools:
- a relatively elaborate training plan for teachers
for the mastery of heritage classes;
- two conceptual frameworks for visit activities
in museums with methodological approaches to masks and
stories, two constitutive and transversal components of
African cultural heritage, the qualities of which, as distillations
of culture, were underlined.
The fact that these meetings were both under the double
patronage of ministers in charge of culture and education
opens up the prospect of an active and formal partnership
between these two ministries. For this, a model document
has been drawn up, which each country will have to adapt
according to its particular requirements. In these meetings,
which brought together 70 museum and education professionals
from 12 countries, private and/or community museums have
always been represented, these institutions having de facto
a public service mission.
Our
particular thanks to:
- Ms Aline Koala, Minister of Culture,
Arts and Tourism and Ms Marie Odile Bonkoungou, Minister
of basic Education and
Alphabetisation,
Burkina Faso
- Ms Blandine Marundu, Minister of Culture and Arts,
and Mr Michel Menga, Minister of National Education,
Civic Instruction in charge of Popular Education,
Gabon
- Ms Marie-Hélène Mathey-Boo, DG CICIBA
and her team
- Ms Alimata Tanly Sawadogo, Director General
of the Musée national du Faso
and her team
-
Mr Ludovic Obiang, director of the Musée des Arts et Traditions du Gabon
and his team
- Mr Christian Grégoire Epouma, Permanent Secretary of the FAPE
(Fédération Africaine des Associations des Parents d'Elèves
et Etudiants).
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Territoires
et Patrimoines |
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Landscapes
and Heritage |
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Chantier-école à Porto-Novo
La
Municipalité de Porto-Novo a confié à l’EPA
la maîtrise d’œuvre de son programme de
sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine immobilier
du centre historique de la ville. Ce programme comporte
trois principaux aspects : la conception d’un modèle
juridique et économique pour la réhabilitation
des bâtiments anciens de la ville à propriété privée,
la mise en place d’une structure municipale de gestion
du patrimoine et du tourisme et la conduite d’une
opération pilote sous forme de chantier-école
pour lancer les opérations de réhabilitation.
Objet
de l’opération pilote de réhabilitation,
le bâtiment
Migan, qui doit abriter à terme
les services municipaux du patrimoine et du tourisme, est
soumis à un bail à réhabilitation
entre la famille Migan "propriétaire" et
la Mairie de Porto-Novo "preneur". La mise en œuvre
du chantier-école, du 29 mai au 31 août 2007,
repose sur une convention de partenariat entre l'EPA et
les lycées de Porto-Novo à filières
professionnelles du bâtiment, et sur des contrats
de prestations de services avec les maîtres artisans
spécialisés.
La
démarche de chantier-école de réhabilitation
a pour objectifs :
- identifier les principaux corps d'état indispensables
dans la mise en œuvre d'opérations de réhabilitation
et assurer l'encadrement général par les
enseignants des lycées techniques et professionnels
;
- mobiliser les savoir-faire locaux en matière de
matériaux traditionnels et de techniques de construction
;
- transmettre ces savoir-faire aux élèves
des lycées techniques et professionnels, ouvriers
et artisans de divers corps de métier du bâtiment
participant à l'opération ;
- élaborer un référentiel des activités
spécifiques aux réhabilitations du patrimoine
immobilier de Porto-Novo et le référentiel
des compétences qui lui sont associées.
L’ensemble
de ce programme est financé par
: Mairie de Porto-Novo, Ville de Lyon et Grand Lyon,
Culture 2000, Villes Unies contre la pauvreté.
Nous vous rendrons compte de cette expérience riche à tout
point de vue.
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Work in progress in Porto-Novo
The
municipality of Porto-Novo has named EPA head of works
for its safeguarding and rehabilitation programme of
the immovable heritage of the historic centre of the
city. This programme
has three main components: the drawing up of a juridical
and economic model for the rehabilitation of the old
private
buildings of the town, the setting up of a municipal structure
for the management of heritage and tourism, and the
implementation of a pilot operation which takes the form
of a "school-building site" (a building site used to
train people) to launch the rehabilitation process.
The
Migan building, selected for the pilot rehabilitation operation,
and which will be the headquarters of the municipal
services for heritage and tourism, is the subject of a rehabilitation
lease between the Migan family "owner" and the
town hall of Porto-Novo "leaseholder". The launch
of the "school-building site", from May 29 to August 31 2007,
is based on an agreement between EPA and Porto-Novo secondary
schools which offer professional teaching in building, and
on contracts with specialised artisans.
The
"school-building site" approach targets various
objectives:
- identify the major specialisation fields needed for
the implementation of rehabilitation campaigns and
ensure general supervision by teachers of technical
and professional secondary schools;
- mobilise local know-hows concerning traditional materials
and building techniques;
- transmit these know-hows to the pupils of technical
and professional secondary schools, workers and artisans
of various building specialties participating in the
operation;
- draw up a reference system of specific activities concerning the rehabilitation
of immovable cultural heritage of Porto-Novo and the reference system of competences
associated with it.
The
complete programme is financed by: Mairie de Porto-Novo,
Ville de Lyon et Grand Lyon, Culture 2000, Villes
Unies contre la pauvreté.
We
will keep you informed of developments in this enriching
experiment.
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Ils
nous ont rendu visite
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They visited us
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Visite du ROCARE
La
visite de la coordination du Réseau Ouest
et Centre Africain de Recherche en Education-ROCARE
conduite par Kathryn TOURE à l’EPA
du 10 au 12 avril 2007 a été l’occasion
de vérifier si besoin en est l’adage selon
lequel le savoir est un bien qui se multiplie quand
on le partage.
Nous ne nous connaissions pas, et nous avons été heureux
de constater que nous partagions beaucoup de choses depuis
nos débuts réciproques, à commencer
par ce souci fondateur du développement de l’Afrique
par l’intérieur. Nourrir les réflexions
sur le développement de l’éducation
(ROCARE) et de la culture (EPA) en Afrique, sont deux
ambitions qui forcément devraient se rencontrer un jour.
Dans le contexte difficile qui est celui de l’Afrique,
la question de la consolidation institutionnelle, du
développement durable, est un défi permanent
: l’EPA y a répondu par la mise en place
du Fonds EPA, qui inspire aujourd’hui le ROCARE
qui lui, a développé une approche et des
outils de partenariat qu’il a mis à la disposition
de l’EPA.
ROCARE et EPA ont convenu de se tenir réciproquement
au courant de leurs travaux et de joindre leurs efforts
pour des projets communs.
Pays dans lesquels le ROCARE est présent : BENIN
- BURKINA FASO - CAMEROUN - COTE D'IVOIRE - GAMBIE -
GHANA – GUINEE- MALI - MAURITANIE - NIGER - NIGERIA
- SENEGAL - SIERRA LEONE – TOGO
Visitez : http://www.rocare.org
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Visit
by ERNWACA
The
visit by the coordinating team of the Educational Research
Network for West and Central Africa (ERNWACA) led
by Kathryn TOURE from 10 to 12 April
2007 gave us the opportunity to confirm the truth
of the saying: "knowledge grows if you
share it".
We did not know each other previously and we were pleased
to find out that we shared many things from our beginnings,
starting with the wish for the development
of Africa from the inside. The enrichment of thinking
on the development
of both education (ERNWACA) and culture (EPA) in Africa,
are two ambitions which necessarily had to meet one
day.
In the difficult African context, the question of institutional consolidation
and sustainable development, is a permanent challenge. EPA has answered to
it with the creation of its endowment fund, which today inspires ERNWACA. ERNWACA
on the other hand has developed an approach and collaboration tools, which
it has put at EPA's disposition.
ERNWACA and EPA have promised to keep each other informed of their work and
to combine their efforts for common projects.
Countries
in which ERNWACA is represented: BENIN - BURKINA
FASO - CAMEROON - COTE D'IVOIRE - THE GAMBIA -
GHANA – GUINEA -
MALI - MAURITANIA - NIGER - NIGERIA - SENEGAL -
SIERRA LEONE - TOGO
Visit: http://www.rocare.org
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Hommage
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Homage |
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Hommage à Cesare Brandi
Une
série de manifestations programmée de décembre
2005 à la fin 2007 fait revivre l’apport
considérable de Cesare Brandi (1906-1988) à l’histoire
moderne de la conservation du patrimoine. Le colloque
international qui vient de se dérouler à Rome
du 30 mai au 1er juin 2007 fut un des moments clés
de la célébration du centenaire de cette
figure majeure envers qui les professionnels du patrimoine
culturel du monde entier ont une dette, qu’ils
en soient conscients ou non.
A l’EPA, nous revendiquons une filiation à l’esprit
de Cesare Brandi pour au moins trois raisons :
- Il était un penseur de la conservation-restauration
autour de laquelle il avait une réflexion historique,
philosophique et éthique.
- Il était aussi un homme d’action soucieux
d’inscrire le patrimoine dans la durée :
organisateur hors pair, il mit en place dans les années
40 l’ICR (Institut Central de Restauration de Rome),
devenu après la Seconde Guerre mondiale
et resté à ce
jour, le principal modèle d’organisation
des instituts du patrimoine culturel, avec ces deux caractéristiques
majeures, un lieu de formation intellectuelle élevée,
et un cadre d’apprentissage
pratique rigoureux.
- Brandi commença son oeuvre à une époque
difficile (la Seconde Guerre mondiale et ses destructions
physique, morale et économique), ce qui ne l’empêcha
pas de travailler et de se battre avec un grand optimisme.
Un
grand merci au professeur Giuseppe Basile et à l’ Association
des Amis de Cesare Brandi (AACB) pour avoir associer
l’EPA à ces manifestations.
Consultez : http://www.cesarebrandi.org
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Homage
to Cesare Brandi
A
series of events planned from December 2005 to the
end of 2007 draws attention to the considerable contribution
of Cesare Brandi (1906-1988) to the modern history
of conservation of cultural heritage. The international
colloquium which has just taken place in Rome, from
30 May to 1 June 2007, was one of the key moments
of the celebration of the centenary of this major personality
to whom cultural heritage professionals are greatly
indebted, whether they know it or not.
At EPA we claim a filiation with the spirit of Cesare
Brandi for at least three reasons:
- He was a thinker about conservation-restoration, towards
which he had a historical, philosophical and ethical approach.
- He was also a man of action careful to see heritage in the long term:
an unrivalled organiser, in the 1940s he set up the ICR (Instituto Central de
Restauro) in Rome, which after the Second World War became, and remains to this
day, the main model of organisation of cultural heritage institutes, with their
two main characteristics: a high level of intellectual training combined with
a rigorous framework for practical training.
- Brandi started his work at a difficult period (the Second
World War with its physical, moral and economic destruction),
which did not stop him working and struggling with great
optimism.
Our thanks to Professor Giuseppe Basile and to the
Association des Amis de Cesare Brandi (AACB) for having
included EPA in these events.
Please visit: http://www.cesarebrandi.org
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Rédaction
: Alain Godonou (AG), Anne Avaro (AA), Nayondjoua
Djanguenane (ND), Victoire Adegbidi (VA) et avec
la contribution de T. Mireille Massouka. Révision
anglais/English editing: Michael
Westlake. Photos : EPA, AACB.
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© EPA
2007 - ISSN 1840-5630
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