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Bonjour à tous ! Au sommaire de ce numéro :
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Hello to everyone! In this issue:
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Chers lecteurs,
A la lecture de ce nouveau numéro de notre revue, le deuxième de l'année, vous vous rendrez compte que nous sommes déjà bien avancé dans le programme que nous vous avons annoncé. Oui, cette année encore nous tenons la route, à une cadence jugée parfois d'infernale. Mais notre équipe très sollicitée, commence à donner des signes de fatigue. C'est pourquoi, j'en appelle encore à votre soutien pour la renforcer, l'étoffer, afin que nous puissions continuer ensemble avec vous, la construction de cet outil que nous voulons exemplaire et dont vous devez être fiers : l'EPA.
L'invité de ce numéro est un professionnel africain, plus précisément une africaine, Mme Hortense Zagbayou Bekouan, Hortense pour la plupart des collègues, qui a été nommée à la tête du Musée des civilisations de Côte d'Ivoire au moment où ce pays entrait dans la zone de turbulences. Vous pouvez apprécier ce qu'elle a déjà réussi à faire.
Le mois d'avril a vu l'EPA prendre définitivement pied aux USA. Le travail qu'y font les musées et ceux qu'on appelle les africanistes américains est impressionnant et souvent novateur. Les membres de notre réseau bénéficieront désormais d’un accueil mieux adapté à leur demande.
Côté formation, le partenariat avec l'Institut national du patrimoine (France) porte déjà des fruits et nous vous rendons compte ici du premier séminaire-atelier autour du Projet scientifique et culturel des musées organisé conjointement avec cette institution.
L'EPA a décidé de participer au projet du Musée panafricain de la musique au Congo ; projet ambitieux et difficile ; mais nous y croyons ; et puis, ce continent de rythmes en a besoin.
Le Comité d'Honneur du fonds EPA s'est enrichi de deux autres membres, M. Abdou Diouf, ancien Président du Sénégal et actuel Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie, et M. Alpha Oumar Konaré, ancien président de la République du Mali et actuel Président de la Commission de l'Union Africaine.
Entre le passé où sont nos souvenirs et l'avenir où sont nos espoirs, il y a le présent où sont nos devoirs, tel est le mot que nous voulons partager dans ce numéro avec les collègues, qui comme Hortense, se battent dans des conditions difficiles. Puissent-ils continuer à nous donner l'exemple de la persévérance.
Dear Readers,
As you read this new issue of our newsletter, the second of the year, you will see we are well advanced in our scheduled programme. This year once again we are hard at work, and our team is very busy - in fact it is currently showing signs of being overstretched. For this reason I am appealing to you again for your support, so that we can improve and strengthen our team. In this way we can keep building EPA, an organization we would like to be exemplary and one we want you to be able to take pride in.
This issue's guest is an African professional, Mrs Hortense Zagbayou Bekouan - known as Hortense to her colleagues - who was appointed director of the Musée des civilisations de Côte d'Ivoire at a time when the country was entering a period of conflict. You will be able to appreciate what she has already succeeded in achieving.
In April this year, EPA established a permanent foothold in the USA. The work carried out there by museums and those working in African studies is impressive and often innovative.
In relation to training, our partnership with the Institut national du patrimoine (France) has already yielded results. In this issue you can read about the first workshop on the museums' Scientific and Cultural Project, organised jointly with Inp.
EPA has decided to participate in the Musée Panafricain de la Musique (Pan-African Museum of Music) project in Congo. It is an ambitious and demanding project, but we believe in it - and besides, this continent of rhythms needs it.
The Honorary Committee of the EPA Endowment Fund has two new members: Mr. Abdou Diouf, former President of Senegal and current Secretary-General of the Organisation Internationale de la Francophonie, and Mr. Alpha Oumar Konaré, former President of Mali and current President of the African Union Commission.
Between the past where our memories lie and the future which contains our hopes, there is the present with its demands and obligations. This is the message of this current issue, which we would like to share with our colleagues, who, like Hortense, are struggling in difficult conditions. Long may they continue to set an example with their perseverance.
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Hortense Zagbayou Bekouan, Directrice du Musée des civilisations de Côte d'Ivoire depuis 1999. Diplômée de l'Institut national supérieur des arts et de l'action culturelle (INSAAC) de la Côte d'Ivoire, spécialiste de conservation préventive, promotion PREMA 92 ; élue en 2003 au Conseil exécutif de l'ICCROM.
EPA : Madame la directrice, comment est née l'idée d'organiser la semaine du Musée des civilisations ?
HZB : Disons que quand j'ai été nommée à la tête du musée, mon premier souci a été de procéder à l'inventaire des collections et à l'amélioration des conditions de conservation, en particulier dans la réserve. Un chiffre de 12.000 objets nous avait été annoncé ; nous sommes aujourd'hui quasiment à la fin de ce travail qui a produit un inventaire détaillé comprenant la documentation et l'informatisation complètes des collections et je puis affirmer que les collections du Musée des civilisations de Côte d'Ivoire tournent autour de 10.300 pièces. Je voudrais profiter de l'occasion pour remercier l'ambassade des USA qui nous a donné les moyens de conduire cette opération dans de bonnes conditions.
C'est une fois ce travail sur les collections bien lancé que nous avons décidé d'ouvrir un second chantier, celui des publics pour rapprocher le musée des populations et vice versa ;
d'où l'idée de célébrer chaque année une semaine du Musée des civilisations autour de thèmes mobilisateurs. C'est la deuxième édition cette année du 18 au 24 mai et vous remarquerez que nous nous inscrivons dans la célébration du 18 mai, Journée internationale des musées, promue par l'ICOM. Le thème, c'est l'apport des cultures ivoiriennes à la réconciliation nationale.
EPA : Vous êtes bien audacieuse ; n'avez-vous pas eu des difficultés pour organiser cette manifestation surtout autour d'un thème aussi sensible en Côte d'Ivoire ? Le Musée des civilisations ferait-il de la politique ?
HZB : Non ! Nous ne faisons pas de la politique, mais nous traitons de thèmes qui ont rapport avec la situation socio-politique de notre pays, avec ce que les gens vivent actuellement. Le musée est au service de la société et de son développement, croyons-nous ; il ne peut rester en marge. En fait les difficultés que nous avons rencontrées ne sont pas d'ordre politique, mais plutôt d'ordre matériel, pour mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation de l'ensemble des activités prévues.
EPA : Parlez-nous du contenu concret de cette semaine.
HZB : Il y a quatre grands volets : expositions, conférences-débats, journées découverte des communautés et activités éducatives.
Deux expositions relativement simples ont été organisées comme attractions : une exposition d'art contemporain, avec 12 artistes peintres de la nouvelle génération et une exposition des œuvres majeures des quatre principaux musées de la Côte d'Ivoire, le Musée des civilisations, le Musée des costumes de Grand Bassam, le Musée Zaranou d'Ambengourou, le Musée Combs de Bingerville.
Au nombre des conférences-débats, il faut mentionner : " Musée et réconciliation nationale, Quel patrimoine après la crise ? ", " Le musée, creuset de l'identité nationale et de la cohésion sociale " ; " Les alliances interethniques comme facteur de rapprochement des peuples ". Ce dernier sujet par exemple présente le fruit de recherches très intéressantes d'un anthropologue ivoirien sur les mécanismes de fraternisation et de gestion des conflits entre groupes ethniques différents en Côte d'Ivoire.
Pour les journées de découverte des communautés, chaque jour de la semaine est réservé à deux ou trois communautés. Le public est alors invité à déguster la cuisine des communautés à l'honneur, à écouter leur musique et à découvrir les objets leur appartenant dans les collections du musée.
Enfin des activités éducatives ont été menées à l'attention des cycles préscolaire, primaire et secondaire. Elles ont été essentiellement constituées de visites guidées de la salle d'exposition et de séances de contes en rapport avec le thème de la semaine.
EPA : Etes-vous satisfaite des résultats de cette semaine ? Quel bilan en faites-vous ?
HZB : Disons que les journées de découverte des communautés qui étaient quelque chose de nouveau ici ont connu un grand succès et j'en suis particulièrement satisfaite et fière. Les communautés ont été positivement marquées ; il y avait foule, les médias ont relayé l'évènement. Nous avons observé que les parents venaient avec leurs enfants pour leur montrer les objets de leurs ancêtres. Il y a eu pas mal de personnalités nationales qui sont passées au musée qu'elles découvraient pour la première fois. Nous avons noté aussi que les chefs traditionnels se sont sentis honorés ; quand une communauté passait son chef invitait les autres chefs qui venaient l'assister. Au cours des conférences-débats, les chefs traditionnels ont posé des questions et apporté des éclairages très intéressants sur la perte de racines des Ivoiriens, l'abandon des règles de vie communautaire. Tout ceci me conforte dans l'idée que le patrimoine culturel est un potentiel éducatif encore insuffisamment exploré et exploité.
EPA : Comment comptez-vous continuer maintenant sur le chantier des publics, après l'engouement de cette semaine ? Quels sont vos projets ?
HZB : Notre priorité, c'est de travailler sur les programmes destinés aux publics et sur la rénovation de la salle d'exposition permanente du musée. L'exposition actuelle a presque 10 ans et ne suscite plus d'intérêt ; la salle de 840m2 est trop exiguë et vétuste par rapport aux besoins du musée et à la demande d'une ville comme Abidjan qui compte presque 3.000.000 d'habitants. C'est quand même, de par sa mission, l'espace privilégié à travers lequel les Ivoiriens et les visiteurs peuvent s'approprier et apprécier le patrimoine culturel de la Côte d'Ivoire dans sa richesse et sa diversité. Je lance donc un appel à toutes les bonnes volontés pour nous aider à relever ce défi.
J'espère aussi que les décideurs politiques et les autorités de tutelle du musée trouveront le temps pour clarifier et renforcer le statut juridique du Musée des civilisations, comme cela a été déjà fait dans d'autres pays de la sous région et que plus de ressources lui seront affectées pour que nous puissions travailler efficacement.
EPA : Félicitations Madame la Directrice, et Bonne chance !
Hortense Zagbayou Bekouan has been Director of the Musée des civilisations de Côte d'Ivoire since 1999. A graduate of the Institut national supérieur des arts et de l'action culturelle (INSAAC) of Côte d'Ivoire, trained in preventive conservation in the PREMA 92 course, Mrs Bekouan was elected to ICCROM's Executive Board in 2003.
EPA: Madam Director, how did the idea of a Musée des civilisations Week arise?
HZB : When I was appointed director of the museum, my first concern was to carry out an inventory of our collection and to improve conservation conditions, particularly in the stores. The collections were then thought to contain some 12,000 items. We have now almost completed the inventory process, which includes a detailed documentation of the collections and computerisation of this documentation. We can now say that the collections contain approximately 10,300 items. I would like to take the opportunity to thank the US embassy for giving us the means to carry out this operation successfully.
Once the inventory was well under way, we decided to launch a new project. This is focussed on the public, with the aim of bringing the museum to the people and vice versa. From it there arose the idea of celebrating an annual Musée des Civilisations Week around specific themes. The second such event takes place during the week May 18 to 24. The beginning of the week coincides with the International Day for Museums, promoted by ICOM. The theme concerns the contribution of the various cultures of Ivory Coast to national reconciliation.
EPA: You are very daring. Did you have any problems organising this event, especially around such a sensitive theme in Côte d'Ivoire? Does this mean that the Musée des civilisations is engaged in politics?
HZB : No! We don't engage in politics but we do talk about themes which concern the socio-political situation in our country and what the people are going through at the moment. We think that museums are meant to serve society and its development. They can't stand aloof. In fact the problems we have had in organising this event were material, not political. We needed to gather enough resources to carry out the activities that we had planned.
EPA: Tell us something about what took place during this week.
HZB : There are four main activities: exhibitions, lectures/discussions, presentations of communities, and educational activities.
We put on two simple exhibitions. One was on contemporary art which brought together twelve painters from the younger generation. The other showed masterpieces from the four main museums in Côte d'Ivoire: the Musée des civilisations, the Musée des costumes of Grand Bassam, the Musée Zaranou of Ambengourou, the Musée Combs of Bingerville.
Among the various lectures/discussions, mention should be made in particular of "The museum and national reconciliation: what heritage after the conflict?", "The museum, melting pot of national identity and social cohesion" and "Inter-ethnic alliances as factors in friendship between peoples". This last topic presented the results of very interesting research carried out by an anthropologist from Côte d'Ivoire on the mechanisms of fraternization and the management of conflicts between different ethnic groups in Côte d'Ivoire.
For the days given over to the presentation of communities, each day of the week focussed to two or three different communities. The public was then invited to try out their food, to listen to their music and to look at typical artefacts of these groups which are to be found in the museum collections.
Educational activities were devised for children at infant, primary and secondary school levels. They were mainly devoted to guided visits around the museum and to traditional story-telling sessions centered on the theme of the week.
EPA: Are you satisfied with the results of this week?
HZB : Let's say that the days dedicated to the discovery of communities, which is something new here, were a great success which I am particularly satisfied with and proud of. The communities were positively impressed; many people attended and the media covered the event. We noticed that parents came with their children to show them artefacts made by their ancestors. Many personalities visited the museum for the first time. Traditional chiefs felt honoured; when a community was the subject of the day, its chief invited other chiefs who came to support him. During the lectures/discussions, traditional chiefs asked questions and provided interesting information on how the people of Côte d'Ivoire were losing their roots and how the community way of life was gradually disappearing. All this shows that cultural heritage has an educational potential which is still insufficiently used.
EPA: How are you going to continue working for audiences, after the success of this week? What are your projects?
HZB : Our priority is to work on programmes for our audiences and on the renovation of the museum's permanent exhibition. The current exhibition is more than ten years old and doesn't arouse much interest now. The 840 sq. metre exhibition space is too cramped and shabby for the needs of the museum and of a large city like Abidjan, which has almost three million inhabitants. It is after all the place where the people of Côte d'Ivoire and visitors can come and learn and appreciate the diversity of the cultural heritage of Côte d'Ivoire. I therefore appeal to anyone who can do so to help us meet this challenge.
I also hope that our politicians will find the time to clarify and reinforce the museum's legal status, as has already occurred in other countries of the sub-region. Finally I hope that more financial resources will be allocated to the museum so that we will be able to work more effectively.
EPA: Congratulations, Madam Director, and the very best of luck!
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| Signature accord EPA/Rutgers |
A Dartmouth, la délégation discuta des possibilités de stages et d'échanges d'étudiants entre cette université et l'EPA, ainsi que de collaboration autour de la mise en place d'un projet sur l'histoire orale de la communauté afro-brésilienne du Bénin.
A Boston, furent présentés les travaux de l'EPA sur le centre historique de Porto-Novo, au séminaire organisé par l'Université de Harvard sur le thème : "African Architecture: Design, Theory, Preservation". Ce séminaire réunissait, sous la direction du Professeur Suzanne Blier, des étudiants en thèse, des historiens, des architectes et des urbanistes.
A New York, la délégation rencontra les officiels du World Monuments Fund, et les équipes du Metropolitan Museum of Art et du Museum d'histoire naturelle, puis assista à la première réunion statutaire du FAH (Friends of African Heritage).
Dans le New Jersey, furent organisées des discussions avec l'équipe du Newark Museum, plus particulièrement sur la médiation culturelle dans les musées, domaine de grand intérêt à l'EPA et dans lequel ce musée excelle. A l'Université d'Etat de Rutgers, l'EPA fit plusieurs présentations en particulier à l'African Studies Center, à l'Urban Planning School (Ecole d'Urbanisme) et au département de Muséologie. C'est au terme de ces échanges qu'un accord-cadre de coopération fut signé entre l'EPA et l'Université d'Etat de Rutgers.
Enfin, à Washington DC la délégation présenta les travaux de l'EPA à la réunion annuelle de l'AASP (Association of African Studies Programmes : Association des programmes d'études africaines). Après cette présentation fortement appréciée, de nombreux contacts furent établis avec des chercheurs et des représentants des institutions travaillant sur l'Afrique. Dans la foulée, l'EPA adhéra au WARA (West African Research Association) qui regroupe les universités des USA ayant des départements travaillant sur l'Afrique de l'Ouest. L'EPA est la première institution non américaine à adhérer à cette association.
A Washington, la délégation se rendit au Smithsonian National Museum of African Art et fut reçue au Bureau des Affaires Africaines du Département d'Etat pour y présenter le Fonds EPA et les activités de l'EPA
Plusieurs autres discussions furent organisées. M. Keïta, en plus de ses fonctions à l'EPA, fut souvent invité à présenter ses travaux en tant que peintre et directeur artistique de nombreux films africains prestigieux.
Nous avons été agréablement surpris par l’esprit d’écoute et de solidarité manifesté à l’EPA, dans ce pays où tout et tout le monde sont soumis à une rude concurrence. Les chemins d’une coopération réciproquement bénéfique et d’un soutien plus actif des institutions américaines sont désormais balisés. Une première réunion de travail est envisagée pour mars 2005 à Porto-Novo entre les universités de Dartmouth, Harvard, Rutgers et l'EPA.
Les très chaleureux remerciements de l'EPA vont à Judith Byfield (Dartmouth), Carolyn Brown (Rutgers), Suzanne Blier (Harvard), Michael Turner (Hunter College) et à Kevin Gray, Président du FAH pour la parfaite organisation de ce séjour si dense et riche. Nous remercions pour leur accueil chaleureux : Michael Beahan, Paul Beelitz, Christa Clarke, Mary Donin, Katherine Hart, Veronika Jenke, Barbara Krieger, Alisa LaGamma, Enid Schildkrout, John Stubbs, Mary Sue Sweeney Price, Lindamarie Wald Koengeter, Mimi Wolford.
The universities of Dartmouth and Rutgers financed the visit of the EPA delegation in the US from April 7 to 24, 2004. The delegation included Alain Godonou, Managing Director of EPA, Anne Avaro, IT specialist and web-developer, Baba Keïta, Head of Professional Training, Elisée Soumonni, Professor of History, National University of Benin, and associate researcher at EPA. The visit started at Dartmouth and continued in Boston, New York, New Brunswick and Washington DC.
At Dartmouth, the delegation discussed possible internships and exchange of students between Dartmouth College and EPA, as well as possible collaboration in the setting up of a project on the oral history of the Afro-Brazilian community of Benin.
In Boston, EPA presented its research on the historic centre of the town of Porto-Novo, at a seminar entitled "African Architecture: Design, Theory, Preservation", organised by the University of Harvard. The workshop included Ph.D. students as well as art historians, historians and professionals in urban design and architecture.
In New York, the delegation met officials from the World Monuments Fund, and the teams of the Metropolitan Museum of Art and the American Museum of Natural History, and also took part in the first meeting of the trustees of FAH (Friends of African Heritage).
In New Jersey, a meeting was organised with the team of the Newark Museum, more particularly on education in museums, an area of great interest to EPA, and in which the Newark Museum is a specialist. At Rutgers State University of New Jersey, EPA put on a series of presentations, in particular at the African Studies Center, Urban Planning School and Museum Studies Program. At the conclusion of their visit EPA signed an agreement of cooperation with Rutgers.
In Washington DC the EPA delegation spoke at the meeting of the Association of African Studies Programmes (AASP). After their presentation, which was greatly appreciated, many contacts were established with researchers and representatives of institutions working on Africa. In the process, EPA signed a membership with WARA (West African Research Association) which groups American universities with departments working in the area of West Africa. EPA is the first non-American institution to become member of this association.
In addition to speaking at the AASP meeting, the EPA delegation went to the Smithsonian National Museum of African Art and were able to interact with officials of the Bureau for African Affairs of the Department of State where they presented the EPA Endowment Fund and EPA's activities.
Many more discussions were organised. In addition, Mr. Keïta was often invited to present his work as artist and artistic director of many famous African films.
We were impressed by the interest and solidarity shown to EPA in a country where everyone is submitted to intense competition. This American trip opened new perspectives of collaboration between EPA and American institutions. A first meeting is scheduled in March 2005 in Porto-Novo between the universities of Dartmouth, Harvard, Rutgers and EPA.
EPA's thanks go to Judith Byfield (Dartmouth), Carolyn Brown (Rutgers), Suzanne Blier (Harvard), Michael Turner (Hunter College) and Kevin Gray, President of FAH, for the perfect organisation of this packed and fruitful visit. We also thank for their warm welcome: Michael Beahan, Paul Beelitz, Christa Clarke, Mary Donin, Katherine Hart, Veronika Jenke, Barbara Krieger, Alisa LaGamma, Enid Schildkrout, John Stubbs, Mary Sue Sweeney Price, Lindamarie Wald Koengeter, Mimi Wolford.
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Du 3 au 7 mai 2004, s'est tenu à Porto-Novo dans les locaux de l'EPA un séminaire-atelier sur le Projet scientifique et culturel (PSC) des musées ou établissements assimilés. C'était la première activité prévue par la convention-cadre de coopération qui lie depuis 2003, l'Institut national du patrimoine-Inp et l'EPA.
Dix-neuf chefs d'établissements et cadres de musées venus de onze pays d'Afrique francophone et lusophone (Angola, Bénin, Burkina Faso, Congo-Brazzaville, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo) y ont participé.
Cette formation avait pour objectif principal de proposer aux professionnels africains des outils nécessaires à l'élaboration d'un PSC pour le développement de leurs institutions. Elle a été animée par une équipe de sept spécialistes africains et français choisis par les deux institutions partenaires.
Le programme comportait quatre volets : état des lieux des musées en Afrique, démarche de projet, méthode d'élaboration du PSC, programmation architecturale pour la création ou la rénovation d'un établissement. La visite du musée historique d'Abomey, la présentation du projet de rénovation du Musée national du Mali par son directeur, M. Samuel Sidibé, de même que la densité des échanges sur la situation des musées présents ont considérablement enrichi cet atelier.
Après le débat " Quels musées pour l'Afrique ? " lancé dans les années 90, le PSC est l'un des outils fondamentaux qui permettront d'apporter une réponse à la question de l'efficacité sociale de l'institution muséale sur le continent.
Avec ce séminaire-atelier, l'EPA se définit une nouvelle orientation : considérer comme cible de formation, l'établissement muséal en tant que tel et non seulement les professionnels individuels qui y travaillent. L'atelier PSC a ouvert de nouvelles perspectives de collaboration entre les institutions patrimoniales, l'EPA et leurs partenaires. La participation de deux observateurs très attentifs, M. Germain Viatte du musée du Quai Branly et M. Michel Berthaud, de la Coopération française, témoigne de cette nouvelle dynamique.
Dans son mot de clôture, le directeur de l'EPA a tenu à remercier l'ICCROM, les ministères italien et français des Affaires étrangères qui ont appuyé financièrement cette rencontre. L'EPA remercie très chaleureusement les animateurs de ce séminaire : Anouk Bassier (Inp), Marie-Hélène Joly (Inspection générale des musées de France), François Gruson (Direction des musées de France), Mathieu Pinette (Musées d’Amiens), Alexis Adandé (Université d'Abomey Calavi-Bénin), et Samuel Sidibé (Musée national du Mali).
From May 3 to 7, 2004, a workshop took place at EPA headquarters in Porto-Novo on the Scientific and Cultural Project (SCP) of museums and related institutions. This was the first activity planned in the framework of the collaborative agreement signed in 2003 between EPA and Inp-Institut national du patrimoine.
Nineteen directors and senior executives of museums from eleven French- and Portuguese-speaking African countries (Angola, Benin, Burkina Faso, Congo-Brazzaville, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Central African Republic, Senegal, Chad, Togo) participated.
The main objective of the workshop was to provide African professionals with tools for the elaboration of a SCP for the development of their institution. A team of seven French and African specialists chosen by the two partner institutions facilitated the workshop. The programme was divided into four parts: assessment of the situation in African museums, strategic interest of the SCP, mode of elaboration of the SCP, and architectural programming for the creation or the renovation of an institution. The visit to the Abomey Historical Museum and the presentation of the renovation project of the National Museum of Mali by its Director, Mr. Samuel Sidibé, as well as extensive exchanges on the situation of the museums represented, enriched this workshop considerably.
Following the debate "What museums for Africa?" launched in the 1990s, the SCP is one of the fundamental tools which will help provide an answer to the question of the social use of museums on the continent.
With this workshop, EPA defines a new orientation for itself: to consider as a training target the museum institution as such, and not only the individual professionals who work there. The SCP workshop has opened new collaboration perspectives between heritage institutions, EPA and their partners. The participation of two very attentive observers, Mr. Germain Viatte from the Musée du Quai Branly and Mr. Michel Berthaud, from the French Ministry of Foreign Affairs, testifies to this new dynamic.
In his closing speech, the Managing Director of EPA thanked ICCROM, the French and Italian Ministries of Foreign Affairs for their financial support for this workshop. Our thanks to the facilitators of the workshop: Anouk Bassier (Inp), Marie-Hélène Joly (Inspection générale des musées de France), François Gruson (Direction des musées de France), Mathieu Pinette (Musées d’Amiens), Alexis Adandé (Université d'Abomey Calavi-Bénin), and Samuel Sidibé (Musée national du Mali).
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M. Gassackys, Commissaire général du FESPAM (Festival Panafricain de Musique) s'est rendu à l'EPA le 7 mai 2004. Sa visite a abouti à la signature d'un protocole d'accord entre l'EPA et le FESPAM, dans le cadre du projet de création du Musée Panafricain de la Musique à Brazzaville, au Congo. L'EPA sera également associée à la partie scientifique du colloque à organiser pour la prochaine édition du festival.
Cette cinquième édition du FESPAM est prévue du 30 juillet au 06 août 2005 sur le thème " Héritage de la musique africaine dans les Amériques et les Caraïbes " et inaugurera le Musée Panafricain de la Musique. De nombreuses activités sont prévues à Brazzaville, Pointe-Noire et Kinshasa.
Selon M. Gassackys, " 2004 étant l'Année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition, mais aussi celle du bicentenaire de l'indépendance d'Haïti, pays où, selon Aimé Césaire, " la Négritude se mit debout pour la première fois ", il était normal que cette édition du FESPAM s'associe à cette double célébration en offrant aux communautés noires, notamment à celles des Amériques et des Caraïbes, l'opportunité de remonter aux sources de leur histoire. "
Nous vous tiendrons informés de l'évolution du projet du Musée Panafricain de la Musique et des préparatifs de cette cinquième édition du FESPAM.
Mr. Gassackys, General-Commissioner of the FESPAM (Festival Panafricain de Musique - Pan-African Music Festival) visited EPA on May 7th 2004. His visit was concluded by the signing of a collaborative agreement between EPA and FESPAM, within the framework of the creation of the Pan-African Museum of Music in Brazzaville, Congo. EPA will also collaborate in the scientific part of the colloquium organised for the coming festival.
The fifth occasion the festival will be held is scheduled from July 30 to August 6, 2005 on the theme "Legacy of African music in the Americas and Caribbean" and will launch the Pan-African Museum of Music. A variety of activities are scheduled in Brazzaville, Pointe-Noire and Kinshasa.
Mr. Gassackys comments, "As 2004 is the International Year for the commemoration of the slave trade and its abolition, but also the bicentenary of the independence of Haiti, where, according to Aimé Césaire, 'Negritude arose for the first time', it is appropriate that this particular FESPAM should take into account this double celebration by giving Black communities, particularly those of the Americas and Caribbean, the opportunity to return to their historical roots."
We will keep you informed of the development of the Pan-African Museum of Music project and on preparations for the fifth FESPAM.
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Le Comité d'Honneur du fonds EPA s'est enrichi de deux nouveaux membres : Son Excellence M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et ancien président de la République du Sénégal, et Son Excellence M. Alpha Oumar Konaré, Président de la Commission de l'Union Africaine et ancien président de la République du Mali.
Ce Comité d'Honneur fut créé par l'ICCROM en 2000 pour soutenir le travail pilote que fait l'EPA pour assurer de manière durable la conservation du patrimoine culturel africain.
Convaincu par les acquis de l'EPA, M. Abdou Diouf a justifié son adhésion en ces termes : " [...] Le travail accompli par cette Ecole, ses efforts pour gagner son autonomie et son indépendance, sa contribution à la conservation du patrimoine culturel de l'Afrique, sont à tous égards admirables. Je forme des vœux de plein succès à cette entreprise et je suivrai avec attention son évolution ".
M. Alpha Oumar Konaré, persuadé que l'EPA " joue un rôle fondamental dans la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine africain, la plus belle contribution de l'Afrique à la civilisation universelle " a exprimé sa " totale disponibilité à servir une cause aussi noble ".
Dans le même temps se tenait à New York, le 17 avril 2004, le 1er Conseil d'Administration du FAH (Friends of African Heritage), l'association 501c3, de droit américain, créée en 2002 pour soutenir l'EPA dans sa recherche de fonds aux Etats-Unis. Ce premier Conseil d'administration s'est penché sur les stratégies de promotion et de présence de l'EPA aux USA.
Pour de plus amples renseignements, contactez :
- A l'ICCROM : Jérôme Nhan ou Gaël de Guichen, Conseiller spécial du Fonds EPA, fonds.epa@iccrom.org
- A l'EPA : Alain Godonou, Directeur,
- Au FAH : Kevin Gray ou Anne Avaro,
Two new members have joined the Honorary Committee of the EPA Endowment Fund: His Excellency Mr. Abdou Diouf, Secretary-General of the Organisation internationale de la Francophonie (OIF) and former President of the Republic of Senegal, and His Excellency Mr. Alpha Oumar Konaré, President of the African Union Commission and former President of the Republic of Mali.
This Honorary Committee was created by ICCROM in 2000 to support EPA's pioneering work of ensuring the sustainable conservation of African cultural heritage.
Impressed by EPA's achievements, Mr. Abdou Diouf explained his involvement in the following terms: "[...] The work carried out by this School, its efforts to be autonomous and independent, and its contribution to the conservation of the cultural heritage of Africa, are admirable. I wish it complete success and will closely follow its development".
Mr. Alpha Oumar Konaré is convinced that EPA "plays a fundamental role in the safeguarding and enhancement of African cultural heritage, Africa's finest contribution to universal civilisation", and has expressed his "readiness to serve such a worthy cause".
At the same time the first meeting of the Board of Trustees of FAH (Friends of African Heritage), a 501c3 organisation registered in the State of New York, took place in New York on April 17, 2004. FAH was created in 2002 to support EPA in its fund-raising activities in the USA. This first meeting examined strategies for the promotion and presence of EPA in the US.
For more information please contact:
- At ICCROM: Jérôme Nhan or Gaël de Guichen, Adviser for the EPA Endowment fund, epa.fund@iccrom.org
- At EPA: Alain Godonou, Managing Director,
- At the FAH (Friends of African Heritage, USA): Kevin Gray,
Ce numéro vous est offert par la Coopération italienne.