Bonjour à tous ! Au sommaire de ce numéro :

Editorial
L'EPA en 2004
Questions à M. Mbassi
Africités 2003 : villes africaines et patrimoine
Il nous a rendu visite
Le Fonds EPA
Courrier des lecteurs

 Hello to everyone! In this edition:

Editorial
EPA in 2004
Interview with Mr. Mbassi
Africities 2003: African Cities and Heritage
He visited us
The EPA Endowment Fund
Letters to the Editor

  

L'éditorial de Alain Godonou, Directeur de l'EPA

Ce 8ème numéro de notre chronique est le premier de l'année 2004 : une nouvelle année folle à l'EPA ; vous vous en rendrez compte à travers notre programme d'activités. Nos ambitions restent élevées, et les difficultés considérables. Mais on aurait tort de penser que les vents actuels sont défavorables. C'est ce qu'a fait remarquer Alpha Oumar Konaré, Président de la Commission de l'Union Africaine dans son allocution introductive à la réunion du groupe d'experts sur le patrimoine qu'il vient d'organiser à Addis Abeba au siège de ce qui était l'OUA ; la première réunion de ce type depuis bien longtemps, dans cette enceinte hautement symbolique. Nous vous en rendrons compte prochainement. Les rencontres des villes africaines Africités 3ème édition qui se sont déroulées à Yaoundé en décembre ont accueilli, à l'initiative du PDM (Partenariat pour le Développement Municipal), une session spéciale "villes africaines et patrimoine", organisée par l'UNESCO, au cours de laquelle a été posée, dans les principes, l'implication plus grande des villes et communes africaines, de plus en plus autonomes, dans la gestion du patrimoine culturel. Signe des temps, la visite à l'EPA de M. de Bonnecorse, Conseiller Afrique à l'Elysée, souligne l'importance des questions du patrimoine dans la coopération internationale.

Quelle que soit la direction des vents aujourd'hui, à l'EPA, nous veillons ; mais nos forces sont limitées : nous avons besoin de votre soutien.
Bonne lecture !


Alain Godonou's Editorial - Words from the Director of EPA

This 8th issue of our newsletter is the first of the year 2004: another hectic year at EPA - you will realise this when you read our programme of activities.

Our ambitions remain high, and the difficulties considerable. But we would be wrong in thinking that the odds are against us, as Mr Alpha Oumar Konaré, President of the African Union Commission, pointed out in his introductory speech at the heritage experts' meeting he organised in Addis Ababa, at the ex-AUO headquarters. This was the first meeting of its kind to be held for many years in this very symbolic place; we will tell you more about it soon. The third edition of the Africities summit that took place in Yaoundé in December hosted, at the request of MDP (Municipal Development Partnership), a special session on "African Cities and Heritage", organised by UNESCO. The objective of this session was to discuss the increasing role of African local authorities in the management of cultural heritage. The visit of Mr de Bonnecorse, Advisor on Africa at the Elysée, underlines the importance of heritage issues in international cooperation.

Whatever the tendencies of our times, at EPA we remain watchful. But our strength is limited: we need your support.
Enjoy!

  

L'EPA en 2004

2004 est l'année de la consolidation des acquis. Nous ouvrirons peu de nouveaux chantiers.
Notre mission fondamentale, la formation à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel s'exprimera dans des projets majeurs, en partenariat avec les institutions qui nous soutiennent.
Avec l'ICCROM et grâce au soutien du Getty Grant Programme, dans le cadre du programme Génération 2, nous avons déjà regroupé nos formateurs pour une session de formation de formateurs en deux temps : à Rome au siège de l'ICCROM, puis à Porto-Novo, dans nos locaux.
Avec le CNED, les partenaires du campus numérique Cultura et la convention de coopération France UNESCO nous lancerons pour 2004-2005, le programme de formation à distance de notre première promotion de patrimoniteurs diplômés en médiation culturelle.

Avec l'Inp (Institut national du patrimoine - France), nous organiserons en mai et en décembre deux séminaires fondateurs, à l'intention des hauts cadres africains du patrimoine et de l'aménagement du territoire ; le premier sur le projet culturel et scientifique des musées et institutions assimilées, le second sur les problématiques Territoires et patrimoines.

Avec CRATerre et l'ICCROM, nous organiserons le 6ème cours régional suivi du 6ème séminaire des directeurs Africa 2009.

Avec nos différents partenaires académiques et techniques (Universités de Paris 1, de Calavi - Bénin, ICCROM), nous organiserons le recrutement de la prochaine promotion de conservateurs africains, après avoir travaillé sur l'ajustement du cursus aux besoins des archivistes et des documentalistes.

Cette année encore, l'EPA sera présente dans beaucoup de pays. Au Bénin, évidemment, notre pays d'accueil, le laboratoire de nos projets. Cependant notre nouvelle antenne de Libreville au Gabon s'emploiera particulièrement à tonifier la région Afrique centrale.

Paris, Rome et Turin, avec la présence de nos partenaires et soutiens les plus importants, continueront d'être des étapes clés sur notre chemin. New York où nous avons maintenant une association d'amis qui nous soutient, le FAH (Friends of African Heritage), devrait devenir, dès le mois d'avril, un lieu majeur pour le développement de nouveaux partenariats.

2004 a déjà vu l'EPA en Asie, au Laos, pour apprendre de Luang Prabang, site modèle du Patrimoine mondial ; nous vous rendrons prochainement compte de cette expérience.

Consultez notre programme en ligne et n'hésitez pas à nous poser des questions et à revenir souvent sur notre site pour suivre le développement de nos activités.


EPA in 2004

Our ambition for 2004 is to consolidate our achievements. Very few new activities will be initiated.
Our fundamental mission, training in conservation and enhancement of cultural heritage, will mainly be completed through major projects, in partnership with the institutions that support us.

With ICCROM and thanks to the Getty Grant Programme in the framework of the Generation 2 programme, we have already brought together our trainers for a teachers training course which took place in two stages: in Rome at ICCROM's headquarters, and then in our headquarters in Porto-Novo.
With the CNED (National Centre for Distance Training, France), partners of Campus Cultura and the France-UNESCO Cooperation agreement, we will launch for 2004-2005, the distance training programme of our first promotion of professionals in museum enlivenment.

With Inp - Institut national du patrimoine (National Heritage Institute, Paris, France) we will organise in May and in December two seminars of major importance for African senior executives working in the field of heritage and urban planning. The first seminar will be on the Scientific and cultural project of museums and related institutions, the second on issues concerning Territories and heritage.

With CRATerre and ICCROM, we will organise Africa 2009's 6th Regional course and 6th Seminar of directors.

With our various academic and technical partners (University of Paris 1, University of Abomey-Calavi, Benin, ICCROM) we plan to organise the recruiting of the next promotion of African curators, after amending the course so that it fits the needs of archivists and documentation specialists.

This year again EPA will be involved in many countries. In Benin of course, our host and the laboratory for our projects. However, our new office in Libreville, Gabon, will help to revitalise the central African area.

Paris, Rome and Turin, with our most important partners and supporters, will continue to be key stages in our progress. New York where we now have a 501c3 organisation, FAH - Friends of African Heritage, should become, as from April, an important location for the development of new partnerships.

In 2004 EPA has already been to Asia, in Laos, to learn from the experience of Luang Prabang, World Heritage Site. We will soon give you details of this experience.

See our planning for 2004 on our web site and don't hesitate to contact us and to come back often to our site to follow up the development of our activities.

  

Questions à M. Mbassi, coordinateur régional du PDM

M. Jean-Pierre Elong Mbassi assure actuellement la fonction de coordinateur régional du PDM ainsi que de secrétaire général de la Coordination des Associations Mondiales des Villes et Autorités Locales (Genève). Urbaniste de formation, il est l'un des artisans de la mise en oeuvre du Programme de Développement Municipal en Afrique.

M. le coordinateur, pourriez-vous présenter brièvement le Programme que vous dirigez à nos lecteurs ?

Le Programme pour le Développement Municipal (PDM) a été mis en place en 1991 à l'initiative de la Banque mondiale, suivie par un certain nombre de coopérations bilatérales et multilatérales dont les principales sont le Canada, la France, l'Italie, les Pays Bas, l'Union européenne et ONU Habitat. L'objectif était d'accompagner les gouvernements dans leur volonté politique de décentralisation et de renforcer les capacités des collectivités locales à maîtriser les compétences qui leur sont dévolues par les lois de décentralisation. Pour plus d'efficacité dans cet accompagnement on a mis en place deux bureaux régionaux : le bureau régional de l'Afrique de l'Est et Australe, basé à Harare au Zimbabwe (PDM-Est) ; et le bureau de l'Afrique de l'Ouest et Centrale basé à Cotonou au Bénin (PDM-Ouest). En 1997, le PDM-Ouest s'est transformé en association regroupant les associations nationales de collectivités locales de sa région de compétence, et en 1999, cette association a choisi de se dénommer Partenariat pour le Développement Municipal.

La troisième édition d'Africités (Yaoundé, décembre 2003) placée sous le thème des "services de base", a comporté des sessions spécialisées sur la culture. C'est une démarche de pionnier en Afrique de traiter de la culture comme d'un service de base. Quels constats vous ont amené à ceci et êtes-vous satisfait des résultats ?

La culture est un élément essentiel de la vie des gens. Toute socialisation passe par un ensemble de codes, rites, coutumes, habitudes de vie, qui forment en quelque sorte le logiciel à travers lequel nous allons à la rencontre du monde. Si ce logiciel est détraqué, c'est nous-mêmes qui sommes détraqués. Ce logiciel c'est notre culture. Elle est en quelque sorte l'embase de notre vie en société et de notre capacité à aller à la rencontre de l'autre. Il est étonnant qu'on ait prêté aussi peu d'attention à la culture dans la gestion de nos sociétés, alors qu'elle nous baigne manifestement tous. C'est véritablement le plus basique des services de base. Sa prise en compte dans les politiques locales me semble tout à fait essentielle.
Ce que j'ai constaté lors du sommet Africités, c'est que les deux sessions consacrées à la culture et au patrimoine ont été parmi les plus courues. C'est donc signe qu'il y a un besoin de culture et que les autorités locales sont à la recherche de stratégies pour promouvoir les politiques culturelles locales. Bien évidemment la démarche est nouvelle et l'engouement suscité montre qu'elle accroche. C'est un motif de satisfaction. Maintenant, il faut donner corps à cette attente, proposer des méthodes d'intervention, se fixer des objectifs, se donner les moyens d'action. Mais on ne part pas de rien. Tout le monde se rend compte que les biens culturels peuvent être un levier pour le développement. Qu'on songe au FESPACO à Ouagadougou ou au FITHEB à Cotonou. Mais il n'y a pas que les biens culturels ou le patrimoine. Il y a aussi tout ce que nous pouvons tirer de nos cultures dans la gestion des conflits, la protection de l'environnement, la promotion de la concorde entre les communautés (a-t-on mesuré la portée du cousinage de plaisanterie dans le maintien de la paix entre communautés dans certains pays ?), etc.

Le nouveau président du PDM, M. Simon Compaoré, Maire de Ouagadougou, a souligné la nécessité de recruter et de former des cadres pour gérer dans les villes africaines les questions culturelles et de gestion du patrimoine. Qu'en pensez-vous ?

Je crois que de plus en plus de leaders municipaux se rendent compte que leurs villes ne font pas assez pour se promouvoir sur le front culturel. Lorsque je visite une ville, j'aimerais avant tout aller à la rencontre de ce qui fait sa personnalité, son identité culturelle. J'aimerais aller à la rencontre de son histoire à travers ses musées, regarder ce qui lui confère une personnalité à travers son patrimoine architectural ou urbanistique, voir comment les gens y vivent et s'y distraient à travers sa cuisine, sa musique, ses danses, ses arts plastiques, ses coutumes. Tout cela n'est guère mis en valeur dans les villes africaines dont les richesses culturelles ne sont même pas connues de leurs propres habitants. Il faut répertorier ces richesses, les promouvoir, les entretenir. Ceci ne peut pas se faire sans professionnels. Mais cela ne se fera pas non plus en un jour. Il convient sans doute de se donner une ligne de conduite à cet égard. Et là aussi, c'est une affaire de professionnels. Je pense pour ma part que c'est aux professionnels de la culture de proposer comment cette volonté politique exprimée par le Maire de Ouagadougou peut trouver à se réaliser.

Qu'attend votre programme d'une structure comme l'Ecole du Patrimoine Africain - EPA qui a joué un rôle actif à Yaoundé et que vous connaissez relativement bien maintenant ?

L'Unesco a annoncé à Yaoundé le lancement d'une initiative " villes africaines et patrimoine ". Je vois un partenariat se développer entre le PDM et l'Ecole du Patrimoine Africain pour opérationnaliser cette initiative. Il faut en effet conduire des inventaires de patrimoines matériels et immatériels en relation avec le Centre du patrimoine mondial. J'imagine une proposition en direction des collectivités locales africaines pour lancer ces inventaires, former les professionnels correspondants, promouvoir des musées et des manifestations culturelles qui affirment l'identité des différentes collectivités. J'imagine aussi une action d'appui aux municipalités pour la structuration des acteurs culturels et leur plus grande insertion dans la gestion de l'image de la ville. Je dis j'imagine, car il s'agit que l'imagination ait effectivement droit de cité, et que l'émotion et la créativité aient enfin leur juste place dans la gestion de nos collectivités locales.


Interview with Mr. Mbassi, regional coordinator of the MDP

Mr Jean-Pierre Elong Mbassi is currently coordinator of the MDP and Secretary General of the Coordination of World Towns and Local Authorities Associations (Geneva). Urban planner by training, he is one of the founders of the Municipal Development Programme in Africa.

Mr Mbassi, could you please tell us briefly about the Programme you are coordinating?

The Municipal Development Programme (MDP) was created in 1991 on the initiative of the World Bank, followed by some bilateral and multilateral cooperation agreements with Canada, France, Italy, Netherlands, European Union and UN Habitat, to name a few. The objective was to help governments in their political wish to decentralise and to reinforce the capacities of local collectivities to master the competencies which are left to their care according to decentralisation laws. For more effectiveness in this help, two regional offices were set up: the regional office for East and Southern Africa, based in Harare, Zimbabwe, (MDP-East); and the regional office for West and Central Africa, based in Cotonou, Benin (MDP-West). In 1997, MDP-West changed into an association grouping together national associations of local collectivities of its areas of activity, and in 1999, this association chose to be called the Municipal Development Partnership.

The third edition of Africities (Yaoundé, December 2003) whose theme was "basic services", included sessions specialised in culture. It is a pioneer idea in Africa, to talk of culture as a basic service. What observations brought you to this and are you satisfied with the results?

Culture is an essential part of people's lives. Any socialisation goes through a series of codes, rites, customs, ways of life, which form, as one might say, the software through which we go to encounter the world. If this software is out of order, we are out of order. This software is our culture. It is the base of our life in society and of our capacity to go to encounter others. It is surprising that one payed so little attention to culture in the management of our societies, when in fact, culture is all around us. It is really the most basic of basic services. Taking it into account in local policies seems to me essential.
What I noticed during the Africities summit is that the two sessions devoted to culture and to cultural heritage were among the most attended. It's therefore a sign that there is a need for culture and that local authorities are looking for strategies to promote local cultural policies. Of course the approach is new and the interest that it gave rise to shows its success. That is a motive for satisfaction. Now we must meet this expectancy, suggest methods of intervention, set objectives, find means to act. But we don't start from nothing. Everyone realises that cultural goods can be a lever for development. Think about the FESPACO in Ouagadougou or the FITHEB in Cotonou. But there aren't only cultural goods or cultural heritage. There is also all the things we can extract from our cultures to manage conflicts, to protect the environment, to promote peace between communities (does one realise the importance of the joke relationship that exists in some cultures as a tool to maintain peace?), etc.

MDP's new president, Mr Simon Compaoré, Mayor of Ouagadougou, stressed the necessity to recruit and train senior executives to manage issues relating to culture and heritage management in African towns. What do you think about this?

I think that more and more municipal leaders realise that their towns don't do enough to promote themselves on the cultural level. When I visit a town, I above all like to see what makes its personality, its cultural identity. I would like to discover its history through its museums, see what gives it its personality through its architectural or urban heritage, see how people live and divert themselves through its cooking, its music, its dances, its arts and its customs. All this is little enhanced in African towns whose cultural richness is unknown to even their inhabitants. One must take stock of these riches, promote them, take care of them. This cannot be achieved without professionals. But this will not be done either in one day. We must no doubt give ourselves a line of conduct in this respect. And there also, we need professionals. I think that it is up to professionals in the field of culture to suggest how we can best make this political wish expressed by the mayor of Ouagadougou become a reality.

What does your programme expect of a structure like the Ecole du Patrimoine Africain - EPA, which played an active role at the Yaoundé summit and that you know relatively well by now?

Unesco announced at the Yaoundé summit the launching of the "African Cities and Heritage" initiative. I can see the development of a partnership between MDP and EPA to carry out this initiative. It is necessary to carry out inventories of tangible and intangible heritage in relation with the World Heritage Center. I imagine a proposition towards African local collectivities to launch inventories, to train relevant professionals, to promote museums and cultural venues which enhance the cultural identity of the different collectivities. I also imagine help towards municipalities for the structuring of cultural practitioners and their wider insertion in the management of the town's image. I say 'I imagine', because imagination must have a right to express itself, and emotion and creativity must at last have their place within the management of our local collectivities.

  

Africités 2003 : villes africaines et patrimoine

Dans le cadre du sommet Africités 2003 à Yaoundé, le Centre du Patrimoine Mondial de l'UNESCO a organisé le 4 décembre 2003 une session spéciale " Villes africaines et patrimoine ". Rassemblant des élus africains et européens, des universitaires, des techniciens, des experts et des représentants d'organisations de coopération internationale, cette session visait à ouvrir un débat sur la place du patrimoine dans les villes africaines et à démontrer que la valorisation du patrimoine peut être un vecteur de développement pour les villes africaines. Elle a permis également de présenter les outils réglementaires et techniques que les municipalités peuvent mettre en place pour remplir cette nouvelle mission.

L'objectif pour l'UNESCO était d'encourager l'engagement de chacun, au niveau municipal, national et international. Le Centre du Patrimoine Mondial a donc lancé " l'initiative de Yaoundé pour la protection et la mise en valeur du patrimoine urbain et de la diversité culturelle des villes africaines ". Un comité de suivi a été mis en place en liaison avec le Partenariat pour le Développement Municipal (PDM) pour assurer le suivi des résolutions.

La présence et le travail de l'EPA ont été appréciés aussi bien dans les débats officiels qu'informels. Ceci devrait avoir un effet positif sur la coopération décentralisée entre la ville de Porto-Novo et ses partenaires (Lyon, Cergy-Pontoise) pour le développement de véritables chantiers de valorisation du patrimoine.


Africities 2003: African Cities and Heritage

In the framework of the Africities 2003 summit in Yaoundé, Cameroon, UNESCO's World Heritage Centre organised on December 4th 2003 a special session entitled "African Cities and Heritage". The session brought together African and European town representatives, academics, technicians, experts and representatives of international cooperation organisations. The objective was to open a discussion on the importance of heritage in African cities and to demonstrate that the enhancement of cultural heritage can be a driver for development in African towns. The session also provided the occasion to describe the various legal and planning tools that municipal authorities can develop to preserve their heritage.

UNESCO's objective was to encourage the commitment of each and everyone, at the municipal, national and international levels. That is why the World Heritage Centre launched "the Yaoundé initiative for the protection and enhancement of the urban heritage and cultural diversity of African towns". A follow-up committee was created in close collaboration with the Municipal Development Partnership - MDP to ensure the follow-up of the resolutions.

The presence and achievements of EPA were very much appreciated during official and informal debates. This should provide impetus to the city-to-city partnership between Porto-Novo and its partners (Lyon, Cergy-Pontoise) and encourage them to develop new larger-scaled heritage enhancement projects.

  

Il nous a rendu visite

M. Michel de Bonnecorse, Conseiller pour l'Afrique à l'Elysée, accompagné de leurs Excellences M. Christian Daziano, ambassadeur de France près le Bénin, et M. Edgar Yves Monnou, ambassadeur du Bénin près la France, s'est rendu à l'EPA le 12 mars 2004. Il a échangé des propos avec M. Godonou, directeur de l'EPA, concernant l'appui de la France à l'EPA depuis sa création, tant pour son renforcement que pour son développement (mise à disposition de personnel (volontaires internationaux), contributions spéciales...), et concernant le Fonds EPA et les activités futures de l'EPA.

Il a ensuite visité le palais Agboton, demeure de l'un des principaux dignitaires de l'ancien royaume de Porto-Novo.

M. de Bonnecorse a exprimé sa satisfaction vis-à-vis des activités réalisées par l'EPA : " J'ai l'honneur de saluer, au coeur du Bénin, la réussite de l'EPA. Une très jeune institution - mais déjà une très grande réputation ! "

Diplomate, M. de Bonnecorse a servi au Sénégal de 1978 à 1982 et à Madagascar de 1982 à 1985. Il a été directeur général adjoint de l'UNESCO en 1987, puis ambassadeur au Kenya de 1990 à 1993, et ambassadeur au Maroc de 1995 à 2001.


He visited us

Mr Michel de Bonnecorse, Advisor on Africa at the Elysée, accompanied by their Excellencies Mr Christian Daziano, Ambassador of France in Benin, and Mr Edgar Yves Monnou, Ambassador of Benin in France, was at EPA on March 12th 2004. He had a meeting with Mr Godonou, Director of EPA, concerning the support of France to EPA since its creation, not only for its reinforcement but for its development (staff (voluntary service), special contributions...), and concerning the EPA Endowment Fund and EPA's future activities.

He then visited the Agboton palace, dwelling of one of the main dignitaries of the ancient Kingdom of Porto-Novo.

Mr de Bonnecorse expressed his satisfaction concerning EPA's activities: "I have the honour of greeting, in Benin, the success of EPA. A very young institution - but already a very large reputation!"

Mr de Bonnecorse held diplomatic posts in Senegal from 1978 to 1982 and in Madagascar from 1982 to 1985. He was Deputy Director-General of UNESCO in 1987, then Ambassador in Kenya from 1990 to 1993, and Ambassador in Morocco from 1995 to 2001.

  

Le Fonds EPA

A ce jour, 800 000 EUR ont été réunis pour le Fonds EPA au cours de la première campagne de recueil de fonds, soit près de 34% du total espéré. Pour la seconde campagne en cours, des promesses de contributions nous ont été faites, nous attendons donc impatiemment de vous annoncer la bonne nouvelle ! Ce fonds est vital pour la survie de l'EPA. Continuez à nous soutenir en y souscrivant.

Vous pouvez aussi aider l'EPA en faisant appel à nous pour des prestations de services dans nos domaines de compétence : formations au patrimoine, conduite de projets de réhabilitation et de mise en valeur du patrimoine, sites internet culturels, expositions, études et enquêtes, etc.

Pour de plus amples renseignements, contactez :
- A l'ICCROM : Jérôme Nhan ou Gaël de Guichen, Conseiller spécial du Fonds EPA, fonds.epa@iccrom.org
- A l'EPA : Alain Godonou, Directeur,


News of the EPA Endowment Fund

To date, EUR 800,000 has been collected for the EPA Endowment fund, a third of our target. For the second campaign currently under way, contributions have been promised us. We are therefore waiting impatiently to announce good news! The Fund is vital for EPA's survival. Please continue to help us by contributing.

You can also help EPA by contracting services in our area of competence: training in heritage, heritage rehabilitation and enhancement projects, cultural web sites, exhibitions, studies and surveys, etc.

For more information please contact:
- At ICCROM: Jérôme Nhan or Gaël de Guichen, Adviser for the EPA Endowment fund, epa.fund@iccrom.org
- At EPA: Alain Godonou, Managing Director,
- At the FAH (Friends of African Heritage, our 501c3 in the USA): Kevin Gray,

  

Courrier des lecteurs

  • " Je vous présente, ainsi qu'à tous ceux que vous aimez, mes meilleurs voeux pour cette année nouvelle. Et comme Kingsley Ward écrivait à son fils, je voudrais vous dire: " Osez rêver, osez essayer, osez vous tromper, osez avoir du succès, allez-y, je vous lance un défi ! " "
    Louis Michel, Vice premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères, Belgique

  • " Chers collègues,
    En tant que bibliothécaire, je suis très impressionnée par la qualité de l'information et des discussions présentées dans les Newsletters. L'information y est pertinente et éducative et dans le pur esprit du patrimoine africain. Cher éditeur, bravo à vous et à votre équipe, et faites en sorte que la flamme que vous avez allumée continue de brûler. J'espère que vous aurez les fonds nécessaires pour créer d'autres avenues par lesquelles l'information que vous avez rendu disponible puisse atteindre de plus en plus de personnes intéressées, en Afrique et au-delà. "
    Agnes Adjabeng, Accra, Ghana

  • " Quelle " fenêtre " extraordinaire sur la conservation en Afrique. Merci pour ce rôle vital que vous jouez ! "
    May Cassar, UCL Centre for Sustainable Heritage, Londres, Royaume-Uni

  • " Chers amis et collègues,
    Déjà cinq ans ! Que cela passe vite ! Qui ne se souvient de la transition de PREMA à l'EPA ? C'était hier ! Félicitations pour le chemin accompli et si vous le pouvez, gardez le cap. On commence - enfin - à penser que la culture peut développer. Mais, puisqu'il reste du chemin à faire, merci de nous y aider. "
    Joseph Adandé, Université d'Abomey-Calavi, Bénin


    Letters to the Editor

  • "My best wishes to you all for the New Year. And as Kingsley Ward wrote to his son, I would like to tell you: 'Dare to dream, dare to try, dare to make mistakes, dare to succeed, go on, I challenge you!'"
    Louis Michel, Vice Prime Minister, Minister of Foreign Affairs, Belgium

  • "Dear Colleagues,
    As a librarian I am so impressed about the quality of information and discussions presented in the Newsletters. The information available is very relevant and educative and in the true spirit of African Heritage. I say Dear Editor, kudos to you and your team and keep the flame you have lighted burning. I hope that with funds available you may create more avenues through which the information you have made available may reach more and more interested people in Africa and beyond."
    Agnes Adjabeng, Accra, Ghana

  • "What a fantastic 'window' on conservation in Africa. Thank you for this vital role you are playing!"
    May Cassar, UCL Centre for Sustainable Heritage, London, England

  • "Dear Friends and Colleagues,
    Five years already! How time flies! Who has forgotten the transition from PREMA to EPA? It was only yesterday! Congratulations for the work carried out and if you can, keep going. At last people are starting to think that culture can help development. But since there is so much to be done yet, please continue to help us."
    Joseph Adandé, Université d'Abomey-Calavi, Benin


    BP 2205 - Porto-Novo - BENIN - Tel. : (229) 21 48 38 - Fax. : (229) 21 21 09  - E-Mail :  -  Web : http://www.epa-prema.net

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    Nos partenaires/Our partners : Africa 2009, Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF), Architecture et développement, Banque mondiale, Centre national d'enseignement à distance (CNED), Centro Piemontese di Studi Africani, Ecole africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme (EAMAU), Fondation Bettencourt-Schueller, Fondation Leventis, Ford Foundation, ICCROM, Institut national du patrimoine (Inp), Ministère de la Culture (France), Ministère des Affaires étrangères (France), Ministero degli Affari Esteri (Italia), Radio France Internationale, Société d'Etudes Régionales d'Habitat et d'Aménagement Urbain-Société Anonyme (SERHAU-SA), UNESCO, Università di Torino, Università di Vercelli, Université d'Abomey-Calavi, Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne.
    Rédaction : Anne Avaro, Alain Godonou, Sophie Lacroix, Gérard Tognimassou.