La Lettre de l'EPA n°39

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Bandeau La Lettre 38

 
 
 
 

L'Editorial de Samuel Kidiba

 

Samuel KidibaUne entame d’année 2017 difficile, voire éprouvante. Nous en ressentons toujours les douleurs et les peines même s’il nous faut aller de l’avant. L’EPA a été durement frappée par la perte de l'un de ses valeureux et humbles serviteurs. En effet, le samedi 7 janvier, trois jours après notre retour des congés de fin d’année, notre collègue, notre frère, notre ami Firmin Nounagnon, a rejoint l’éternité après 57 années de vie sur cette terre. On ne finirait pas d’évoquer tous les aspects attachants de sa foisonnante personnalité. Humble, modeste, homme de dialogue et d’expérience, il se faisait le devoir d’aider les autres par ses conseils qui se nourrissaient de sa vaste culture et de sa pratique des choses de l’existence.

Je voudrais, avec l’ensemble des collègues, vous remercier pour vos différentes attentions. Sa famille, a encore besoin de notre soutien. C’est pourquoi, après concertation avec des collègues professionnels africains du patrimoine, nous avons décidé de constituer une caisse de solidarité dénommée « Caisse de solidarité Feu Firmin Nounagnon ». L’objectif est de mobiliser, sur une période de 3 ans, des ressources dans l’optique de soutenir les dépenses courantes et de scolarité de la famille du disparu. Cette caisse sera coordonnée par l’EPA mais seule la veuve de Firmin en sera signataire et autorisée à faire des retraits selon les besoins courants. Vos dons sont attendus sur le compte ouvert dans les livres de ECOBANK BENIN.

INTITULE : FACHESSI MARIE FOLAKE

CODE BANQUE : BJ062 CLERIBV3 : 59 CODE IBAN : BJ062 03009 81114 32 49 801 59 CODE SWIFT : ECOCBJBJ

Merci d’avance pour votre générosité.

Transcendant l’émotion et l’affliction ressenties, nous avons inexorablement poursuivi le processus de restructuration de notre institution pour la mettre davantage au service du continent africain et de son patrimoine. Notre ancrage au sein de l’Université d’Abomey-Calavi sera davantage affirmé avec l’organisation de formations académiques initiales et continues dans différents domaines du patrimoine au profit non seulement des professionnels africains mais aussi des nouveaux bacheliers, dès la rentrée académique 2017-2018. Un nouveau plan stratégique de l’EPA est en cours d’élaboration et de validation.

Dans ce numéro, vous avez les échos de quelques activités menées. Il s’agit de l’Atelier de réflexion « L’implication effective des communautés locales dans la gestion des biens du patrimoine culturel » du 02 au 03 mars 2017 à Abomey, en partenariat avec l’Unité Afrique du Centre du patrimoine mondial (Cpm) de l’UNESCO, l’ICCROM, I’ICOMOS, le Fonds pour le Patrimoine Mondial Africain – FPMA et le PNUD. Mais le dossier de ce numéro sera consacré au séminaire intensif de formation en recherches historiques, organisé au profit des doctorants et pré-doctorants de l’Afrique centrale. Il est organisé par l’EPA et le Musée Royal de l’Afrique Centrale (MRAC) sur un financement de la Coopération belge au développement. Nous finirons par la visite de quelques personnalités à l'EPA ces derniers mois et notre traditionnelle parole de sagesse.

Merci de continuer à nous soutenir.

 Samuel Kidiba

 

 
 

Dossier

 

Formation de doctorants et pré-doctorants d’Afrique Centrale en recherches historiques à l’EPA

Photo de familleFournir aux participants, des normes méthodologiques et pratiques, ainsi que des techniques de recherche en histoire, tout en valorisant les archives conservées au Musée Royal de l’Afrique Centrale (MRAC), tel est l’objectif général du séminaire intensif de formation en recherches historiques, organisé du 03 au 15 avril 2017 par l’Ecole du Patrimoine Africain – EPA en partenariat avec le Musée Royal de l’Afrique Centrale (MRAC) et sur un Financement de la Coopération belge au développement.

Destiné prioritairement aux doctorants et pré-doctorants en provenance du Burundi, de la République Démocratique du Congo et du Rwanda, le hasard de la sélection a fait que les 10 participants sont tous ressortissants de la RDC. Il a été question durant ce séminaire de leur donner des outils indispensables pour publier des articles dans des revues de rang A, articles qui respectent toutes les normes stylistiques et scientifiques ; de maîtriser l’histoire et ses enjeux et pouvoir utiliser les archives et documents historiques à bon escient ; d’acquérir la bonne technique et méthodologie de recherche en histoire, dans tous ses aspects (classique, orale, comparée) ; de comprendre l’historiographie du Congo et mieux connaître les archives conservées en Belgique. La méthodologie d’enseignement de cette formation assurée par des Maîtres de conférences de plusieurs universités du Bénin et du Togo, a été participative et interactive afin d’encourager les échanges d’expériences entre participants, d’une part, puis entre participants et enseignants présents, d’autre part. Elle a également consacré une part plus significative aux travaux pratiques. Il faut signaler que ce séminaire a été organisé pour apporter une solution partielle à des demandes de formation en méthodologie historique et en consultations d’archives adressées au Musée Royal de l’Afrique Centrale (MRAC) par des universitaires en provenance d’Afrique Centrale. Ces derniers, pour mieux maîtriser et développer leurs sujets de mémoire ou de thèse, se retrouvent parfois face à des difficultés liées au manque de moyens et de méthode pour organiser des recherches dans le cadre de leurs travaux. Il s’ensuit un accès limité à la documentation, aux sources historiques indispensables pour atteindre leurs objectifs. C’est ainsi que le programme IMMARCH est né et se déroulait dans sa phase initiale uniquement au MRAC. Ce séminaire, qui fait suite au succès de la première édition du programme FORMARCHIVES, permettra in fine, de procéder à la sélection des deux meilleurs participants pour bénéficier d’une bourse en Belgique afin de parachever leur formation.

Osséni Souberou

Impressions des participants au séminaire intensif

NGUINDANI Louise (économiste) Enseignante / Université de Kisangani

« Tout a été important durant ce séminaire. Le plus important en tant que scientifique, c’est la publication dans les revues de rang A. Je ne savais pas ce qu’était une revue de rang A. Après cette formation, je le sais. J’ai appris que même en économie, l’histoire a sa place. J’ai découvert les archives, les musées. Aujourd’hui, je peux dire un mot sur les musées. Ce séminaire m’a aidé à améliorer mon projet de recherche. D’une manière générale, tout s’est très bien passé. Mes suggestions ? Rendre l’internet disponible sur le lieu d’hébergement et prendre en compte les habitudes alimentaires des participants. »

YUMA BIN YUMA Joseph Médard Jimmy Chef de travaux / ISP de Buta

« Avant cette formation, j’utilisais certaines méthodes de manière abusive. Aujourd’hui, je suis en mesure d’utiliser chaque méthode suivant sa spécificité. Par exemple en archivistiques, tout au long de ma formation, je n’avais eu qu’un seul cours lié à l’exploitation des archives qui était d’ailleurs théorique. Maintenant, je suis en mesure d’identifier les archives, de les codifier et même de les exploiter. En archéologie, avant mes connaissances étaient sommaires. Maintenant, je suis en mesure d’identifier un site où on peut mener des fouilles, dans la mesure du possible interpréter les données issues d’une fouille. »

ASEANI PALIANA Jérôme Assistant d’enseignement, Chef de département / Université de l’Uele

« La formation à l’EPA m’a permis de faire un rapprochement entre l’histoire et les sciences économiques. Elle a permis de renforcer mes capacités sur le plan méthodologique et d’acquérir des connaissances interdisciplinaires. Comme vous le savez, les sciences économiques utilisent beaucoup les mathématiques, la modélisation, l’économétrie et les statistiques pour étudier les phénomènes. Ce séminaire m’a enseigné l’importance de recourir à d’autres méthodes comme les méthodes historiques. J’ai surtout appris qu’il faut s’ouvrir pour améliorer sa façon de réfléchir et réduire les clivages entre disciplines. Par rapport à l’organisation pratique et logistique, la formation s’est déroulée dans un cadre calme et adapté aux travaux intellectuels. Je salue l’accueil et l’hospitalité de l’équipe de l’EPA et des Béninois. Nous nous sommes facilement intégrés et on se sent chez soi. Présentement je n’ai pas mon passeport sur moi et je ne me sens nullement inquiété. Je voudrais seulement souhaiter que la prise en charge durant les premières 48 heures soit améliorée. Nous étions arrivés durant le weekend et il a manqué de l’accompagnement et de l’orientation. Il y a eu également comme difficulté la-non disponibilité de la connexion internet sur notre lieu de résidence. Mais globalement, tout s’est très bien passé. Et je voudrais en profiter pour demander à tout le monde, tous les Etats de soutenir et de financer l’EPA au regard de son rôle et de la qualité de ses prestations. »

ASIMWE MAKURU Lydie Conseillère en communication et presse du recteur / Université de Kisangani

« Je n’avais aucune notion des archives et mes connaissances dans ce domaine étaient d’ailleurs plus théoriques que pratiques. En dehors de ces points, deux choses ont retenu mon attention :

1- Personnellement, je n’accordais pas de place à l’histoire. Aujourd’hui, j’ai compris le rôle de l’histoire.

2- J’ai compris et j’ai pris la décision de mettre en application les méthodes de recherche orale et comparée. Par rapport à mon projet de recherche par exemple, je dois questionner l’histoire pour voir la place de la télévision dans l’histoire du Congo depuis son avènement dans les foyers. Comment les gens vivaient avant et comment les populations vivent aujourd’hui ? Quelles sont les influences subies par les valeurs congolaises du fait de la présence de la télévision dans les foyers? »

KAMUAMBA KAMBALA Jean-Claude Enseignant / Université de Kinshasa

«J’ai pu apprendre qu’il faut intégrer la dimension historique à toute recherche. Sans passé, pas de présent. C’est le passé qui éclaire le présent et permet de prévoir l’avenir. En archivistique, j’ai appris qu’il faut interroger les documents historiques dans toute recherche. Je tiens à saluer le professionnalisme de la coordination de l’EPA, l’hospitalité des Béninois. Je voudrais souhaiter qu’il n’ait pas trop d’écart entre les formations. Il faut en réduire la périodicité. »

Propos receuillis par Osséni Soubérou

 
 

Evènements

 

Atelier de réflexion « L’implication effective des communautés locales dans la gestion des biens du patrimoine culturel »

Photo atelier L’Unité Afrique du Centre du patrimoine mondial (Cpm), avec le soutien technique du Conseil International des Monuments et sites - ICOMOS, et du Centre International d’Etudes pour la Conservation, et la Restauration des Biens Culturels – ICCROM, en collaboration avec le Fonds pour le Patrimoine Mondial Africain (FPMA) et l’Ecole du Patrimoine Africain- EPA, a organisé l’atelier de réflexion « L’implication effective des communautés locales dans la gestion des biens du patrimoine culturel » du 02 au 03 mars 2017 à Abomey. Cet atelier s'appuie sur les objectifs stratégiques (les 5C : Crédibilité- Conservation- Capacités- Communication- Communautés) du Comité du patrimoine mondial, et principalement le 5ème C relatif aux Communautés « Valoriser le rôle des Communautés dans la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial”, d’une part, et d’autre part, la nécessité d’améliorer l’état de conservation des biens du patrimoine mondial par la gestion effective des risques, l’implication accrue des communautés et les bénéfices économiques directs aux communautés locales » et « de gérer efficacement les biens existants, en reconnaissant, documentant et formalisant les systèmes de gestion traditionnelle en les intégrant complètement dans les systèmes de gestion en place »,

13 participants dont 09 représentants du Centre du patrimoine mondial- Cpm, du Conseil International des Monuments et sites - ICOMOS, du Centre International d’Etudes pour la Conservation et la Restauration des Biens Culturels - ICCROM, du Fonds pour le Patrimoine Mondial Africain - FPMA, du Programme des Nations-Unies pour le Développement-PNUD (Sénégal), de l’Ecole du Patrimoine Africain - EPA, et 04 directeurs du patrimoine culturel, et personnes ressources du Bénin, du Mali, et du Sénégal, ont discuté des enjeux et défis spécifiques relatifs à la gestion des sites du patrimoine mondial en s’inspirant des résultats de la mise en œuvre de l’approche centrée sur le paysage historique urbain (HUL) et de l’initiative « Gestion communautaire de la conservation des aires protégées » (COMPACT). En guise de préfiguration d’implication effective de communautés, 24 représentants de parties prenantes à la gestion du site des palais royaux d’Abomey ont participé activement à une réunion d’échanges et de discussions avec les participants à l’atelier. A l’issue de la réunion, il est aisé de constater que les difficultés de gestion résultent fondamentalement du déficit d'information et de facto, l’exclusion des communautés dans la gestion du site. A cet effet, il est souhaité que les communautés locales bénéficient d’un programme de renforcement de capacités par les stratégies d’Information, d’Education et de Communication. Ainsi, des actions de mobilisation des communautés devront être initiées et fortement soutenues par les États parties, les collectivités territoriales, les commissions nationales, les organisations gouvernementales et non gouvernementales, les clubs UNESCO, etc. Il est par ailleurs recommandé que les communautés locales soient outillées à savoir exploiter les enjeux électoraux pour susciter et accroitre la sensibilité des acteurs politiques à la sauvegarde et à la valorisation de leur patrimoine. Le Centre du patrimoine mondial, en ce qui le concerne, est interpellé pour initier une publication sur l’action communautaire dans la gestion du patrimoine, en collaboration avec le Fonds pour la Patrimoine Mondial Africain, les institutions spécialisées et les experts africains. Les différents partenaires africains, les institutions multilatérales internationales et régionales sont encouragés à soutenir les efforts de protection du patrimoine culturel et naturel par l’implication effective des communautés locales. Cet atelier de réflexion a été financé par le Centre du patrimoine mondial.

Victoire Adégbidi

 
 

Ils nous ont rendu visite

 

Visite de la Smithsonian Institution à l'EPA

photo de familleUne délégation du Bureau des relations internationales et des programmes mondiaux de la Smithsonian Institution composée de Mme Rebecca Wall, spécialiste de la communication et de la recherche et de M. Mathhew Lutkenhouse, conseiller a visité l’Ecole du Patrimoine Africain- EPA dans le cadre des activités de l’Agence Nationale pour la Promotion des Patrimoines et du développement du Tourisme (ANPT). Les échanges entre le Directeur de l’EPA, M. Samuel Kidiba et ses hôtes ont porté sur des pistes de collaboration entre les deux institutions.

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Visite du Ministre de la Culture du Congo

M. Leonidas Carel Mottom Mamoni, Ministre de la Culture et des Arts du Congo a été reçu par le Professeur Brice Sinsin, Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) et Président du Conseil d’Administration de l’Ecole du Patrimoine Africain – EPA en présence du Directeur de l’EPA M. Samuel Kidiba. Cette séance avait pour objectif d’approfondir les discussions pour un soutien et une collaboration plus actifs entre la République du Congo et l’EPA

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Visite du groupe africain des Ambassadeurs à l'EPA

photo de famille Le groupe africain des Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques a visité l'EPA. Les 10 pays représentés étaient : le Niger, l'Afrique du Sud, la République Démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, l'Algérie, le Nigéria, la Libye, l'Egypte, et le Maroc. A l'issue de la séance de travail, la doyenne de la délégation, Madame Sandi Sahadi Abdou, Ambassadeur du Niger près le Bénin s'est exprimé : "Quel bel exemple d'intégration africaine à encourager et soutenir financièrement! Quelle fierté!

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Visite des représentants du Réseau Senghor du Bénin

M. Samuel Kidiba, Directeur de l'EPA a eu une séance de travail avec des représentants du Réseau Senghor du Bénin, creuset qui réunit les anciens étudiants de l'Université Senghor d'Alexandrie. Cette séance vise à créer un cadre de collaboration entre l'EPA et les professionnels de la culture, membres dudit réseau.

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Séance de travail avec une délégation de Wallonie Bruxelles à l'EPA

photo de famille Une délégation de Wallonie Bruxelles International composée de Joël Decharneux, Premier attaché, Chef de pupitre Afrique de l’Ouest et Calixte Somaha, Chargé de programme au Bureau de Cotonou a eu une séance de travail avec Mme Victoire Adégbidi, Coordinatrice du Pôle Territoires et Patrimoines représentant le Directeur de l'EPA, M. Osseni Soubérou, Assistant technique du Directeur et Mme Jeronime Zanmassou, Assistante du Pôle Territoires et Patrimoines . Les échanges ont porté sur la revue des projets en cours, les préalables et conditions de mise en place de nouveaux programmes.

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Visite de l'Ambassadrice de France à l'EPA

photo de famille Son Excellence Madame Véronique Brumeaux, Ambassadrice de France au Bénin et M. Jean-Michel Kasbarian, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle, Directeur de l’Institut Français du Bénin (IFB), ont été reçus en visite à l’EPA par M. Samuel kidiba, le Directeur de l’institution. A l’issue des échanges fructueux que ce dernier a eus avec ses hôtes, les axes de collaboration future entre l’Ambassade de France, l’Institut Français du Bénin et l’Ecole du Patrimoine Africain – EPA ont été explorés et certains retenus.

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Visite d'une délégation de l'Ambassade des Etats-Unis

photo de famille Une délégation de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Bénin, conduite par M. Kanishka Gangopadhyay, Directeur des Affaires Publiques de l'Ambassade, a rendu visite à l’EPA. L'historique, la mission, les objectifs, les activités et quelques résultats majeurs de l'Ecole ont été présentés à la délégation. Les possibilités de collaboration entre les institutions ont été également au cœur des échanges. « Vous, les travailleurs de l’EPA, avez un grand rôle dans le développement durable de l’Afrique et du Bénin. » a laissé M. Gangopadhyay dans notre livre d'or. Il a promis revenir très vite à l'EPA.

 

 

 
   
  

Paroles de sagesse

 
 « Si le cours d'eau change d'itinéraire, le caïman est obligé de le suivre. » Proverbe burkinabè
    
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Edition : Mariam Chitou, Osséni Soubérou.
Conception : avec la participation de Aude-Maïmouna Guyot-Mbodji et Anne Avaro.
© Ecole du Patrimoine Africain 2017 - ISSN 1840-5630
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